Chapitre 32

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Carlos

— Lonnie m'a raconté que Jane était inconsolable depuis votre rupture. Tu es sûr d'avoir pris la bonne décision ? Me demande mon meilleur ami.

— Pour moi aussi c'est difficile Jay, mais je ne regrette pas du tout ce qui s'est passé. Elle en aime un autre. Réponds-je, allongé sur mon lit comme depuis notre dispute, soit une semaine.

— Si tu ne veux pas régler les choses, d'accord. Je te soutiens. Mais tu es sûr de ne pas vouloir sortir prendre l'air ?

Jay n'a pas tord : on est déjà bientôt au milieu du mois de juillet et je n'ai pas commencé à profiter des vacances d'été. Au lieu de ça, je dois supporter et accepter la rupture même si c'est moi qui aie mis fin à notre histoire.

— Tu as raison. Il faut que je sorte au lieu de rester enfermé ici à ne rien faire.

— Enfin je retrouve mon meilleur ami ! Ce n'est pas trop tôt. Se réjouit mon colocataire, bondissant de la chaise qu'il avait retiré de son bureau pour la coller à mon lit.

Pour la première fois depuis ce qui me semble être une éternité, je vois la lumière du Soleil qui aveugle mes yeux devenus habitués à l'obscurité de ma chambre.

— Oh regarde Mal. C'est Carlos ! Hurle Evie en me voyant sortir du bâtiment avec Jay.

Nos deux amies courent vers nous et Evie saute même dans mes bras. En relâchant son étreinte, la bleue me regarde droit dans les yeux, un sourire étirant les siens. Pendant que Mal me prenait à son tour dans ses bras, Evie s'écrie :

— Contente que tu aies la force de sortir Carlos. Ça me rendait malheureuse de te voir renfermé comme ça. Tu veux te joindre à nous ce soir pour la soirée camping ?

La première pensée qui me vient était la même que ces derniers jours : Jane. Est ce qu'elle sera là ?

Lorsque je sors enfin de mes pensées et que tous les souvenirs que j'ai des moments passés avec mon ancienne copine s'estompent, je me rends compte que les deux filles ont été emportées par Lyna et que Jay murmure à mon oreille :

— Il faut que tu sortes et que tu vois du monde. Tu ne peux pas continuer à te renfermer sur toi-même. Alors ce soir, c'est décidé, on va à cette soirée camping.

A ces mots, le bras du sportif entoure mes épaules et celui-ci mène la balade que nous entreprenons.

— D'accord, si t'y tiens. Mais s'il y a Lyna en plus de Jane alors qu'elle m'en veut encore depuis l'après-midi au lac, je ne vais pas vraiment pouvoir profiter d'une tranquille soirée camping entre amis, tu comprends ?

— Carlos, Carlos, Carlos. Il faut vraiment que je t'apprenne à comprendre les femmes, pas vrai ?

— Non. Ce n'est pas vrai.

M'apprendre à me comporter avec les femmes, et puis quoi encore ? Je suis déjà un expert dans le domaine.

Son bras relâche enfin sa prise sur mon épaule quand il poursuit :

— Bon, pour commencer cher ami, tu ne t'es pas excusé pour ce qui s'est passé après votre sortie au lac justement. Commence par là et je t'aiderais mieux après.

Peut-être pas si expert que ça finalement. Parce que je n'ai pas commencé par les bases : de sincères excuses pour mon acte irréfléchi et qui me fait honte.

Notre balade terminée, je cherche Lyna à travers la foule d'élèves. Sa chevelure brune bouclée et sa peau mate attirent mon regard. Mon pas se fait plus hâtif et quelques secondes seulement, je me retrouve face à son dos. Ma main se dirige avec hésitation vers son épaule tandis que je murmure :

— Je peux te parler s'il te plaît Lyna ?

Ses yeux me fuyaient, Lyna hésitait. Après d'interminables secondes, elle hoche timidement la tête. Sa main s'enroule autour de mon poignet comme elle l'a déjà fait et me tire dans un coin plus tranquille. Même si Lyna n'a pas l'air de m'en vouloir, j'appréhende cette conversation. Je ne lui ai pas adressé la parole pendant une semaine malgré ce qui s'est passé. Et je m'en veux.

— Tout d'abord, ce que j'ai fait était irréfléchi et stupide. Tu n'y étais pour rien dans ma dispute avec Jane. Je n'étais pas vraiment dans mon état normal même si ça ne pardonne pas. En plus je t'ai fais longuement attendre avant de te présenter des excuses que tu mérites largement. Je te promets que je ne serais plus aussi impulsif à l'avenir.

— Je suis heureuse d'entendre ça. Tu es pardonné ne t'inquiète pas. A une seule condition.

Une condition ? Laquelle ? Je recommence à angoisser jusqu'à ce que la brune lâche en riant :

— Qu'on s'organise des sorties pendant les vacances d'été.

Sérieusement ?

— C'est tout ? Tu me fais peur juste pour ça ? Cours avant que je ne t'attrape.

Heureux que notre relation n'ait pas été affectée, je poursuis mon amie en riant aux éclats. Le sourire était revenu.

— Tu rayonnes Carlos. Tu rayonnes. 



Bon... Pas trop fan de ce chapitre comme beaucoup d'autres. Heureusement, quand je termine de l'écrire et que je trouve le temps, je démarre la réécriture. Merci aux lecteurs qui sont arrivés jusque là malgré la longue attente. 

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⏰ Dernière mise à jour : Oct 19, 2025 ⏰

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