La bataille était terminée.
La cour, vidée de son tumulte, ne vibrait plus que des pas hésitants des survivants.
Ava avançait lentement à travers les décombres, le cœur lourd, les bras tremblants, couverts de sang séché et de poussière.
Chaque pas semblait la ramener vers la réalité — vers la douleur.
La grande porte de la Grande Salle était entrebâillée.
Derrière, on entendait des pleurs, des murmures, des cris étouffés.
Ava poussa la porte du bout des doigts.
Le grincement du bois résonna dans le silence comme un coup de tonnerre.
La salle, immense, baignait dans une lumière grise.
Des tables avaient été renversées, d'autres servaient de lits de fortune.
Les blessés gémissaient, les professeurs couraient d'un élève à l'autre.
McGonagall, le visage défait mais digne, donnait des ordres d'une voix brisée.
Filius Flitwick soignait un élève évanoui, le visage couvert de cendres.
Pomfresh courait, épuisée, sa baguette tremblante.
Et les élèves...
Certains priaient. D'autres pleuraient.
La guerre avait un goût de cendres et de fin du monde.
Quand Ava entra, tous les regards se tournèrent vers elle.
Des murmures s'élevèrent :
— « C'est Ava. »
Puis des applaudissement se firent entendre, les survivants acclamaient celle qui c'était battu seule et qui avait sauver bon nombre d'entre eux.
Mais elle n'entendait rien.
Son regard cherchait désespérément une seule chose.
Une seule personne.
Le coin gauche de la Grande Salle — là où les Weasley s'étaient rassemblés.
Elle avança, le souffle coupé, le cœur battant à s'en déchirer la poitrine.
Le sol semblait s'effondrer sous ses pas.
Et puis...
Elle s'arrêta net.
Le drap blanc.
Là où reposait Fred.
Le drap blanc était vide.
Ses jambes vacillèrent.
Tout son corps se figea.
Un froid terrible lui remonta le long de l'échine.
— « Non... non, non, non... » murmura-t-elle, la gorge serrée.
Elle s'agenouilla, passa une main tremblante sur le sol, là où quelques taches de sang demeuraient.
Ses yeux s'emplirent de larmes brûlantes.
— « Merlin... dis-moi pas que j'ai échoué... dis-moi pas que... »
Elle resta là, immobile, à genoux, la respiration hachée.
Le monde semblait à nouveau s'écrouler.
Jusqu'à ce qu'une voix douce et familière traverse le brouillard.
— « Ava ? »
Son cœur s'arrêta.
Elle leva lentement la tête.
À l'autre bout de la salle, près d'un groupe de blessés, un jeune homme au pull déchiré, la joue en sang, bandait la main d'un élève.
Ses cheveux roux brillaient sous la lumière filtrant des vitraux.
Son sourire — un peu fatigué, mais bien vivant — éclairait son visage.
Fred.
Le souffle d'Ava se bloqua.
Elle resta figée quelques secondes, incapable d'y croire.
Puis ses jambes se mirent à bouger toutes seules.
Elle courut.
Elle courut à travers la salle, bousculant les bancs, les chaises, ignorant les regards étonnés.
Ses larmes brouillaient sa vision, mais elle courait, toujours plus vite.
— « Fred !!! » cria-t-elle d'une voix brisée.
Il leva la tête, la vit, et à son tour, laissa tomber les bandages qu'il tenait.
Un éclat de rire tremblé lui échappa — un rire plein d'incrédulité et de joie pure.
Et quand elle atteignit sa hauteur, elle se jeta dans ses bras.
Le choc fut presque brutal — un mélange de force, de désespoir et d'amour contenu trop longtemps.
Ses bras l'enlacèrent aussitôt, fort, si fort qu'elle en eut le souffle coupé.
— « Tu... tu es vivant... » sanglota-t-elle contre son cou.
— « Grâce à toi, mon amour... » répondit-il d'une voix rauque.
Elle releva la tête, les yeux rougis, les joues mouillées.
Et elle ne réfléchit plus, ce qu'elle voulait c'était le sentir vivant, elle l'embrassa.
Fougueusement.
Avec tout ce qu'elle avait retenu depuis des mois : la peur, la colère, la passion, la vie retrouvée.
Le monde autour d'eux disparut.
Plus de guerre, plus de sang, plus de ruines.
Seulement deux âmes brisées qui se retrouvaient au milieu du chaos.
Quand leurs lèvres se séparèrent, Fred lui caressa la joue, un sourire tremblant aux lèvres.
— « J'te l'avais promis... je t'abandonnerai pas. Même Merlin ne pouvait pas me retenir. »
Elle rit, un rire étranglé entre deux sanglots, et le serra encore plus fort, les doigts agrippés à son dos, comme pour s'assurer qu'il ne s'effacerait pas.
Autour d'eux, la Grande Salle entière semblait retenir son souffle.
Même McGonagall avait cessé de donner des ordres.
Les élèves souriaient à travers leurs larmes.
George, à quelques mètres, essuya une larme en silence, un sourire ému aux lèvres.
Ava se recula juste assez pour plonger son regard dans celui de Fred.
— « On a gagné... » murmura-t-elle.
— « Oui. Et cette fois, on va vivre. » répondit-il doucement.
Le soleil filtrait à travers les vitraux brisés, faisant danser des éclats dorés sur leurs visages.
La guerre était finie.
Et, au milieu des ruines, la vie recommençait
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~Ava Potter~
FanfictionSalut moi c'est Ava Potter je suis la jumelle d'Harry Potter. Nous sommes tout autant différent physiquement que mentalement.... Les noms des personnages appartiennent a J.K Rowling, mais l'histoire est a moi !!!!!! Je sauterai certains détaille de...
