La vie Post Bataille

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Point de Vue Externe

Le soleil se levait doucement sur le Chemin de Traverse, baignant les pavés d'une lumière dorée qui n'avait pas brillé depuis longtemps.
Les vitrines éventrées étaient réparées, les enseignes redressées, les baguettes levées à nouveau pour reconstruire plutôt que pour détruire.

Ava avançait main dans la main avec Fred, suivie de près par George et Lee.
L'air sentait la poussière, la magie et la vie.
Fred riait à une remarque de George, ce rire qui avait manqué au monde entier — un rire franc, un peu rauque, mais toujours contagieux.
Ava le regardait, incapable de s'empêcher de sourire.
Il était vivant. Et rien ne valait plus que cela.

Ils passèrent devant la devanture rafistolée de Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux.
Les vitres portaient encore les stigmates de la guerre, mais à l'intérieur, la couleur revenait — les boîtes de bonbons ensorcelés, les feux d'artifices miniatures, les rires étouffés de la vie qui reprenait.

Lee s'étira, posant une main sur l'épaule de George.
— « On dirait qu'on va pouvoir rouvrir d'ici peu. »
George hocha la tête, un sourire triste mais sincère.
— « Oui... et cette fois, pas de bataille pour tout réduire en cendres. »

Ava regarda autour d'elle, songeuse.
Chaque pierre semblait chargée d'histoire, de souvenirs.
Elle sentit la main de Fred serrer la sienne — ferme, rassurante.
Il se pencha vers elle et murmura avant de l'embrasser, à voix basse :
— « Tu vois, on y est arrivé. Tu m'as ramené. »

Elle ferma les yeux un instant.
Son cœur battait fort, mais c'était un battement calme, régulier, presque paisible.
Pour la première fois depuis des mois, elle se sentait entière.

Il l'embrassa sur le front comme pour la rassurer, elle glissa sa main sur sa nuque pour l'inciter à l'embrasser réellement.

Elle avait besoin de contact avec lui, elle avait besoin d'être rassurer sur sa présence.

Quelques heures plus tard.

La boutique avait retrouvé un semblant d'ordre.

Les étagères réparées, les fioles replacées, la poussière balayée.
George et Lee étaient partis se reposer dans la pièce d'à côté, laissant Ava et Fred seuls, dans le salon.

Le silence était doux.
Pas ce silence lourd d'autrefois — non, un silence d'après-tempête.
Celui où l'on respire enfin.

Fred, assis sur le canapé, la regardait avec ce regard franc et lumineux qu'il n'avait pour personne d'autre.
— « On a survécu à une guerre... mais j'te jure, ranger cette boutique, c'est pire que d'affronter un Mangemort. »
Ava rit doucement.
— « Je confirme. Au moins, eux, ils s'évaporaient quand on les frappait d'un sort. »
Ils éclatèrent de rire ensemble, un rire simple, libérateur.

Le rouquin contempla la jeune fille, sous toute les coutures comme pour ce rappeler de son visage, de chaque trait.
Il passa ses doigts sur sa joue, effleurant une cicatrice laissée par la bataille.
Avant que Fred n'ouvre la bouche, Ava le coupa :

— «J'en ai beaucoup, partout même. »

— «Si tu savais comme cela m'est égal, tu m'es revenu entière, c'est tout ce qui m'importe. »

— «Même avec toute ces cicatrices ? »

— «Je t'aime Ava, j'aime tout de toi, si il le faut je les aimerai pour nous 2. Elle te représente entièrement, chaque cicatrice ne sont que le reflet de ton combat et de la personne que tu es devenue aujourd'hui. »

Il prit sa main et la guida doucement jusqu'à la salle de bain.

La pièce était assez grande pour pouvoir bouger même à 2. La baignoire était immense prenant tout un pan du mur, elle devait mesurer plus d'1m60, mais il fallait qu'elle puisse contenir les jambes des rouquins.

Ava s'assit sur les toilettes, elle regarda l'homme qu'elle aimait faire couler de l'eau dans la baignoire.

— « J'ai envie de prendre un bain avec toi. »

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Fred fit glisser les boutons de sa chemise, un à un, sans jamais rompre le contact visuel avec Ava. Lorsqu'il s'attaqua à son pantalon, ses yeux ancrés dans les siens, elle esquissa un sourire malicieux.

— « Et si, moi aussi, j'ai envie de te regarder ? » provoqua-t-elle doucement.

Un éclat de complicité illumina le visage du rouquin. Il s'apprêtait à répliquer, mais la jeune Potter le devança. D'un geste fluide, elle retira son pull, puis son pantalon, avant de sceller leurs lèvres dans un baiser ardent. La timidité initiale d'Ava s'effaça rapidement lorsque Fred, porté par un désir grandissant, répondit à l'exploration de sa langue par une caresse profonde et passionnée. Ses mains glissèrent avec précaution le long de son dos, s'attardant sur les bretelles de sa lingerie. Là, il marqua une pause, ses yeux cherchant dans les siens un consentement muet.

Pour toute réponse, Ava lui offrit un sourire radieux. Elle acheva de le déshabiller, laissant ses mains voyager sur ses flancs, son torse et ses épaules. Elle prit un instant pour contempler ce corps qu'elle aimait tant, admirant chaque parcelle de sa peau avec une fascination sincère.

— « Tu es absolument parfaite », murmura-t-il le souffle court, avant de l'aider à se libérer de ses derniers vêtements.

Ava se glissa la première dans la baignoire, s'installant à l'avant pour l'inviter d'un regard à la rejoindre. Fred ne se fit pas prier. Il la rejoignit dans la chaleur de l'eau et l'attira contre lui. Blottie contre son torse, Ava savourait cette intimité brute et sans artifice. C'est alors que, contre toute attente, Fred rompit le silence.

— « Est-ce que tu accepterais d'emménager avec moi ? » lança-t-il, comme une évidence.

Stupéfaite, la jeune sorcière se retourna pour se mettre à califourchon sur lui, le fixant avec des yeux ronds. — « On est en train de partager un moment d'amour et tu me lances ça comme ça ? » — « Je ne t'ai pas demandé de m'épouser non plus ! » plaisanta-t-il en déposant un baiser sur son épaule. — « Frédéric Weasley ! Encore heureux ! Te supporter toute une vie... ce serait bien au-dessus de mes forces ! »

Fred feignit le choc, mais son regard débordait de tendresse. Il resserra son étreinte, ses mains remontant lentement de ses hanches vers ses épaules pour l'attirer plus près encore, transformant ses taquineries en un souffle de désir.

L'union des âmes

Le rire d'Ava s'éteignit doucement pour laisser place à un silence vibrant. Elle plongea ses doigts dans les cheveux roux et humides de Fred, cadrant son visage entre ses paumes.

— « Évidemment que je le veux, idiot », souffla-t-elle enfin, le regard brillant d'une émotion nouvelle. « Je te suivrais n'importe où. »

Le soulagement de Fred se transforma en une onde de chaleur qui sembla irradier dans toute la pièce. Il n'y avait plus de place pour les mots, ni pour les doutes. Dans la tiédeur de l'eau et la vapeur qui les enveloppait comme un cocon, leurs corps s'unirent dans un mouvement lent et harmonieux. Ce n'était plus seulement du désir, c'était une promesse murmurée à même la peau.

Leurs cœurs battaient désormais au même rythme, scellant leur accord dans une étreinte où Fred et Ava ne formèrent plus qu'un, oubliant le monde extérieur pour ne laisser place qu'à l'éclat de leur amour retrouvé.

~Ava Potter~Où les histoires vivent. Découvrez maintenant