La réunion commence à peine que les sourires accueillants et réconfortants de tout à l'heure ont disparu. Ils ont laissé place à des regards sérieux et des mots tranchants.
Nous sommes installés dans l'un des salons. Tout le monde a sa place et pourtant, la pièce semble soudain beaucoup trop petite. Je me sens oppressée. L'idée de rejoindre la mère d'Angelo, dans le deuxième salon, me tente particulièrement.
Je suis seule dans cette pièce. Du moins, mentalement, je le suis.
Nous ne sommes plus que cinq : Angelo, Arturo, Lucia Bianchi Santini, Andrea et moi.
Je peux vous assurer que l'ambiance est macabre.
Alessandro, le père d'Andrea, et Lucia, la mère d'Angelo, sont restés ensemble dans le deuxième salon pour nous attendre avant le repas. Si je comprends bien, aucun des deux ne se mêle des affaires de leurs conjoints respectifs.
Je devrais certainement les rejoindre. C'est clairement ce que j'ai envie de faire, d'ailleurs.
Mais ça voudrait dire m'exposer à une discussion sur Angelo et moi, et nous n'avons pas mis nos versions en commun.
Si je sors un bobard sur notre relation et qu'il en sort un autre, ça risque d'être un peu compliqué de conserver la confiance des Bianchi Santini.
Un silence pesant s'est installé lorsque les portes se sont refermé tout à l'heure et personne n'as l'air de vouloir commencer à parler des choses facheuses.
C'est finalement Angelo qui prend la parole. En tant qu'hôte c'est le moins qu'il puisse faire je pense.
Angelo : Bien. Je pense que nous pouvons commencer.
Sa voix est calme. Posée. J'ai affaire à un nouvel Angelo.
Il pose son regard sur chacun d'entre nous avant de poursuivre.
Angelo : Ce qui s'est passé hier ne peut pas être considéré comme une simple attaque isolée. Quelqu'un a voulu profiter de ce gala pour atteindre plusieurs personnes présentes dans cette pièce.
Mon estomac se noue.
Plusieurs personnes.
Je pense immédiatement aux deux hommes que j'ai laissés derrière moi.
Celui qui m'a appelée Stella.
Et l'homme aux yeux vairons.
Le même qui est littéralement assis face à moi : Andrea.
Au moins maintenant je connais son identité. Le retrouver s'est avéré beaucoup plus simple que je ne l'avais imaginé. Tant mieux. Il aura des informations sur celui que je suppose être mon père, le même qui m'a appelé stella et qui était à ses côtés avant l'incident.
Flashback du chapitre 42
Une main sur mon poignet me sort de cette espèce de transe. C'est celle d'Angelo. Mais mes yeux n'ont toujours pas quitté ceux de cet homme. Lui aussi est figé, comme s'il m'avait reconnue, mais d'où ?
Il est grand, comme Angelo, et encore une fois, c'est mon portrait craché. C'est qui ce mec ?
Une grande main se pose sur son épaule, une main ornée d'une bague, une bague en or. La même que celle de mon grand-père, je la reconnaîtrais entre mille. Un mètre nous sépare, mais sa présence me fait littéralement frissonner, j'ai la chair de poule.
Son épaule se secoue sous le mouvement que la main posée sur elle inflige. L'homme essaie de lui parler, et je crois qu'Angelo fait de même avec moi, mais on ne bouge pas. J'ai envie de lui sourire, à cet homme, mais je ne maîtrise rien. Et c'est lui qui sourit, et le bonheur que je ressens est immense. Je lui ai souri, je n'arrive pas à faire quoi que ce soit d'autre.
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MEXICO
ActionQui choisir ? Que choisir ? Thaïs est perdu mais elle n'hésiteras pas à prendre les armes. Et eux non plus !
