C'était il y a deux ans, ça a duré un peu plus de quatre ans, ça aurait pu durer cinq ans, et même toute notre vie. Il était question d'enfant, on était fiancés, et ça sentait le bonheur à plein nez.Et pis comme par hasard, c'est quand tout va bien, qu'on ne voit rien arriver, et le vent à fortement soufflé, d'un seul coup, et touts'est écroulé. Il a fallu se reconstruire comme on dit, chacun de son côté, expliquer aux curieux que ce sont des choses qui arrivent, personne ne connaît son destin, même si tout le monde pense l'avoir entre ses mains. Je vais pas mentir et dire qu'à aucun moment je n'ai ressenti de manque envers toi. J'étais remontée,vraiment, mais ton absence pesait lourdement sur mon moral. Pis le temps passe, la neige tombe sur les toits parisiens, puis l'air chaud de l'été arrive, je te voyais changer, évoluer, pendant que moi je restais bloquer dans mon train-train quotidien. Je me suis stupidement renseignée sur la blonde aux courbes parfaites qui m'avait remplacée, on m'a dit qu'elle posait pour des marques de vêtement, qu'elle était sympa, drôle et intelligente. Et affalée sur mon canapé, je souhaitais méchamment que vous vous sépariez,qu'on se recroise, et qu'on finisse ensemble comme on se l'était dit pendant notre idylle. Mais au fur et à mesure, la vie fait qu'on oublie les absents, qu'on passe à autre chose, avec des marques, des souvenirs, un petit vécu, un lourd passé, mais on passe tout de même à autre chose. Alors j'ai rencontré de nouvelles personnes,comme Elijah ou bien Rose, de chouettes filles avec qui je ris bien.Puis quelques débuts de relation qui n'ont jamais durées. Ils paraissaient tous si confiants au départ, me pensant petite et toute fragile, puis par la suite, s'écrasaient quand un de mes coup de sang les piquait. Ou bien certains donnaient tout dès les premiers jours, mais ensuite, c'était ma lassitude qui l'emportait.J'aurai bien aimé que tu leurs donnes des conseils à ces types là,comment toi tu faisais pour que je m'accroche à toi comme un aimant sur du métal. Des fois, le soir quand les insomnies se faisaient voir, je repensais à avant. T'étais le seul, et c'est tellement cliché et barbant de dire ça, mais c'est tellement vrai. J'aurai du te le murmurer quand on s'est quittés. Peut-être qu'on serait encore à se remonter vers le haut aujourd'hui. Peut-être qu'on aurait eu un enfant, et qu'on aurait avancé vers l'autel. Mais avec des ''peut-être'' on peut refaire le monde. Alors même si à certains moments je repensais un peu à toi, j'avais réussi à t'oublier et à vivre comme si ces quatre ans n'avaient jamais existé.
Puis,on s'est recroisés. Le destin, j'en sais rien, le hasard, sûrement.On s'était dit adieu, et nous revoilà yeux dans les yeux.
NDA: la suite, peut-être un jour, peut-être pas.
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Stone cold (2017)
PoetryComme l'a dit Cesare Pavese : « Seul l'hiver est la saison de l'âme » Alors ces bout de pierres froides résisteront au vent vilain Recueil datant, mais fini
