Il était beau, il avait les traits fins.
Il avait un visage masculin et le sourire enfantin.
J'aurai pu le regarder pendants millénaires,
Et ça me prend aux tripes, j'ai le bide qui se serre.
Buvant ces paroles à soif d'amour et de connaissance,
C'était dangereux, un peu comme le feu et l'essence.
A travers les nuits, on marchait pour se sentir en liberté,
Triste cliché, on ne devait être que des gosses complètement niais.
Comme dans un labyrinthe, il y avait plusieurs chemins,
Mais j'ai loupé celui qui rejoignait le sien.
Et maintenant, on dit de moi que j'ai l'air maussade.
Ils ne savent rien de cette longue et lente glissade.
Eux ont tous quelqu'un, une épaule sur laquelle ils posent leur tête,
Moi,j'ai que l'espoir, j'ai surtout moins l'air maussade que bête.
Et lui, il paraît qu'il est parti ailleurs,
Loin du brouhaha de Paris, des parisiens et de leur sale humeur.
Je donnerai assez pour retrouver ses pas,
Et dans la nuit, lui dire « ne dit pas adieu, on se reverra »,
Regarder la lune, les étoiles, leurs scintillements,
Entendre les cris, les rires, la joie de ces enfants,
Le feu, l'essence, et l'explosion,
Courrons sous des arbres nus, et rions.
Je veux prendre ce foutu manque et en faire une force,
Qu'elle coule dans mon sang comme la sève dans une écorce.
J'ai envie de me planter dans la veine,
Une dose de ton sourire pour apaiser ma haine.
Il était beau, il avait l'air heureux,
J'aurai du me méfier, et ne faire qu'un pas au lieu de deux,
Parce qu'il est parti et je suis restée,
Il a quitté nos nuits, et depuis mon jour ne veut plus se lever.
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Stone cold (2017)
PoesíaComme l'a dit Cesare Pavese : « Seul l'hiver est la saison de l'âme » Alors ces bout de pierres froides résisteront au vent vilain Recueil datant, mais fini
