Instable

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C'est un être instable. Un peu comme un oiseau qu'on ne peut mettre en cage. On peut l'aimer, l'aimer à en mourir, à s'en détruire le cœur, à se tirer une balle en pleine tête, mais on peut l'aimer. Et il est si volatile qu'on a envie de lui accrocher les ailes à coup de marteau. Mais il revient un beau matin, des pains au chocolat dans les mains, et un sourire en coin. Pendant que la nuit l'esprit s'est torturé, les étoiles n'ont même pas brillé, ce n'était pas terrible, plutôt sauvage. Et la solitude nous pèse à tous les deux. Lui comme moi faisons semblant. Parfois il me déclare sa flamme comme si c'était la dernière fois qu'on se voyait. Ensuite il va avaler des verres et des verres d'alcool. Il boit pour oublier, et je le vois faire le malin avec des filles. Elles se pavanent devant lui, lui regarde leurs jolis fessiers. Je l'ai dit, il est si volatile. C'est un phénix qui renaît de ses cendres. Jamais abattu, toujours debout. Le verre en main, la clope au bec, il cri comme un demeuré dans ma direction « viens, viens, viens danser ». Et moi je lui souris timidement et dit non de la tête. Je ne peux m'accrocher à lui. C'est trop dangereux, ça n'aurait pas de sens. Il est irrécupérable. Personne ne pourrait le changer, c'est beaucoup trop tard. Les gens entrent et sortent de sa vie comme dans un magasin. Personne ne compte réellement pour lui. Ni même moi. J'aurai beau danser avec lui, de la nuit des temps jusqu'à l'infini, écrire dans le ciel que je l'aimerai à en crever, il est volatile. Un phénix qui renaît de ses cendres. La tête en l'air et l'esprit jamais concentré. Qu'une fille parmi d'autres. Mais c'est dur. Parce qu'il m'importe beaucoup plus dans ma vie que moi dans la sienne. Alors je vais moi aussi décoller ce soir. Il reviendra demain matin avec dans les mains ses cendres, et il n'y aura personne cette fois-ci. On peut l'aimer cet oiseau, on peut l'aimer à en torturé son esprit, mais lui n'aime plus. Il brûle tout sur son passage et patauge dans sa vie. Ça m'a touché, ça m'a trop touché. Et tout ça m'a éclaté à la figure, je n'en pouvais plus. Ce le bordel dans ma tête, j'ai fui. Pour pas que mon cœur prenne un coup. Que la tristesse ne soit trop violente, et que mes nuits ne soient trop sauvages. J'ai fui. Et je prie comme une tarée pour qu'il me rejoigne. Mon petit phénix.  

Stone cold (2017)Des histoires addictives. Découvrez maintenant