Et entre nous ça pétait la forme putain. C'était le feu, c'était la tempête, puis on se prenait dans les bras, on se serrait, et rien, non rien de ce monde pouvait nous toucher. Le ciel et les étoiles nous jalousaient, le tonnerre se taisait, les insomnies étouffaient sous la chaleur de nos rires et de nos sauvageries. Ils étaient tous à nous regarder de leurs yeux envieux, rageux, méprisants, mais putain qu'est-ce qu'on s'en foutait. T'avais l'air d'un dur à cuir, personne sauf moi savait que tu dévorais des livres en n'en plus finir, qu'on se promenait aux expos, qu'on aimait apprendre des choses à ne plus réfléchir. C'était de la bombe, ça ne cessait pas d'exploser, de rires en cris, et bordel qu'est-ce que c'était beau, c'était beau d'aimer un être comme toi. On voulait explorer le monde, le retourner dans tout les sens et tout savoir de lui, voyager, partir loin de cet espace beaucoup trop citadin, qui polluait nos poumons et nous empêchait de respirer. Le soleil rayonnait, ça tapait, notre peaux brûlait, il y avait le désir, la lune et les nuits féroces, la fusion, comme une fusée on a décollé, pour se décollait et se séparait.
Réveil qui sonne, un chat qui attend patiemment mon levé, la pluie et une journée qui ne fait que commencer. Encore un de ces foutus cauchemars, qui paraissent rêveurs, mais qui te font détester l'espoir. Ah la belle insomnie, elle s'est pointée pis s'est barrée pour me laisser dans les bras de Morphée. Elle s'est barrée, comme lui.
Partis, partis avec une fille aux jeans levis et aux sweets Abercrombie. Partis avec une fille qui fume, qui paraît heureuse et que lui seul savait triste. Partis avec une fille à l'argent débordant, une petite reine mais que lui voyait blessée et perdue. Partis, partis avec une séductrice qui peut lui arracher l'âme en une seconde. Partis avec une petite parisienne au caractère lunatique, à qui le monde lui cri « oui ». Partis avec une fille qui boit du vin, rouge ou blanc, qui laisse partout des traînées de son rouge à lèvres. Partis avec une fille populaire, que tout le monde aime, l'insaisissable. Partis avec le genre de fille qui lui a déjà ruiner le cœur. Et c'est repartit pour un tour. Moi dans la jalousie, lui dans son lit. Lui qui ni, et moi pleine de mépris. Et il me disait que les mecs biens ne plaisent pas aux filles, j'aurais pu sauter d'un toit pour qu'il me dise « c'est toi, il n'y a que toi ». Foutu cauchemar, il a préféré se barrer avec une assassine des cœurs. Le pire c'est que peut-être qu'il m'oubliera, qu'eux deux ça marchera, ça sera du tonnerre, ça pétera comme les éclairs en été. Foutu cauchemar, pourvu que lui aussi se barre. Foutu espoir, foutu cauchemar.
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Stone cold (2017)
PoesiaComme l'a dit Cesare Pavese : « Seul l'hiver est la saison de l'âme » Alors ces bout de pierres froides résisteront au vent vilain Recueil datant, mais fini
