La semaine passe sans encombre, nous nous comportons comme deux amis ou deux colocataires. Il ne m'approche plus et je ne vais pas le chercher non plus. Il a eu ce qu'il voulait maintenant je fais partie de son tableau de chasse, je ne pouvais pas m'attendre à plus. Je me contente de sa présence, notre complicité est toujours là et nous rigolons souvent ensemble mais cela se cantonne à ça.
Lucas s'est proposé de tenir seul le magasin ce samedi, c'est gentil de sa part, il est vrai que je dors peu ces derniers temps. Je lui ai proposé de passer à l'appartement de Thomas après la fermeture ainsi que lui présenterai Valentin qui doit passer nous voir.
Thomas lui n'a pas pris sa journée, je le comprends la salle de sport c'est comme pour moi avec le magasin, le samedi est un jour d'affluence. J'en profite pour me reposer car à ce rythme-là je ne vais pas faire long feu. Vers dix-huit heures quelqu'un sonne à la porte, je vais ouvrir, c'est Valentin qui arrive en avance.
- Hey ! Comment vas-tu beauté fatale ! s'écrie-t-il
- En pleine forme et toi ?
- Ça va, ça va... J'avoue que j'ai le trac de rencontrer ton copain
- Mais non il ne faut pas, tu verras il est super génial !
- Et comment ça se passe avec Thomas ?
- Ben bien pourquoi ?
- C'est ça ! Tu ne me la fait pas à moi, j'ai vu comment vous vous regardez tous les deux, quand ce n'est pas l'un c'est l'autre qui cherche l'autre du regard, dit-il avec plein de grands gestes
- Mais non, tu fabules complet toi !
- Ecoute si ça peut te rassurer cela restera entre nous, dit-il en me prenant par les épaules
- Ben ouais j'avoue ça à un peu déraper entre nous
- Déraper comment ?
- Comment dire, on est allé plus loin que la simple amitié quoi
- Vous couchez ensemble quoi ! Ben dis-le !
- C'est toi qui l'as dit ! dis-je en souriant
- Tu étais prévenue, Thomas est un chasseur
- Ouais je sais mais j'ai aimé jouer le rôle du gibier, dis-je en riant
- Toi alors, t'en perds pas une ! Fais quand même attention qu'il ne te brise pas le cœur
- T'inquiète pas c'est juste charnel entre nous, y'a pas de sentiments
- Tant mieux car je vous aime tous les deux et ne veux pas vous perdre
- Oh t'es trop chou ! Je t'adore ! dis-je en le prenant dans mes bras
Thomas arrive à ce moment-là, il marque un temps d'arrêt puis se dirige vers nous avec un grand sourire.
- Dis donc tous les deux cela pourrait porter à confusion de vous voir dans les bras l'un de l'autre !
- Mon dieu quel humour ! s'écrie Valentin
Lui : Je connais Valentin mais pourtant quand je l'ai vu tenir Fanny dans ses bras j'ai eu une pointe de jalousie. Je sais qu'il ne tentera rien avec elle mais quand même je n'ai pas aimé ce sentiment soudain. Elle est tellement sereine, tellement heureuse, tellement... belle. Putain ça recommence, j'ai réussi à l'éviter toute la semaine pour me faire à l'idée qu'elle va repartir chez elle et voilà qu'en une fraction de seconde j'ai envie d'elle, envie de la posséder, envie de lui faire crier sa jouissance. Je ne pourrais jamais me passer d'elle.
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Voisin, et plus si affinités
RomanceJe suis un peu triste aujourd'hui, enfin triste et heureuse à la fois, je vous explique ma meilleure amie Margaux vivait, j'ai bien dit vivait, dans le même immeuble que moi mais voilà elle a déménagé, elle m'a quitté, m'a abandonné, bon c'est vrai...
