Épilogue

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Point de vue de Léna :

Mon sac sur le dos, je longe un couloir du grand bâtiment en direction de l'amphithéâtre. Je regarde ma montre. En retard ! J'accélère alors le pas dans l'espoir vain d'arriver à temps.

Je bouscule quelqu'un, murmure de vagues excuses et poursuis mon chemin.

- Toi ! m'appelle une voix grave.

Je soupire et le retourne. La poisse. Je venais de bousculer une grosse brute.

- Tu vas faire attention où tu poses tes pieds, pétasse !

- Connard, murmuré-je en me retournant et poursuivant mon chemin.

- Qu'est-ce que t'as dit ? Répète un peu ?! dit le gars en me plaquant contre le mur derrière moi.

Une rage folle me rongeait l'âme et j'étais sur les gonds.

- Connard !

Enragé, le gros balourd lève son poing en ma direction.

Nos positions, ma situation, tout ceci le rappelle ce qui est arrivé un an plus tôt.

Je suis coincée entre le mur et le corps de cette brute, Rufus. Il me saisit par le col et me donne un coup dans la côte droite. J'essaie de me débattre or son emprise sur moi est trop forte.

Mais au moment où il allait me donner un deuxième coup de poing dans le visage... Rien. Il ne se passe absolument rien.

Zach était là...

Mais là, Zach n'est plus là. Je dois me débrouiller toute seule.

Tout à coup, le poing de l'homme s'abat sur ma mâchoire.

Ah ça, tu vas le regretter salaud !

Les yeux emplis de haine, je fais diversion en le poussant vainement loin de moi pour pouvoir lui mordre le bras. Ensuite, j'enchaîne les coups de poing dans ses côtes et son abdomen.

Une foule se rassemble peu à peu autour de la bagarre mais je m'en fiche.

Soudain, une voix surgit des haut-parleurs me hélant :

- Mademoiselle Léna Parker est convoquée àu bureau du directeur.

Moi ? C'est tout ? Pourquoi le gros balourd n'est pas convoqué, lui aussi ?

Puis, une deuxième voix surgit :

- Je suis de retour, Léna.

Cette voix grave que je reconnaîtrai entre mille me fait frissoner. Mon coeur manque un battement et j'ai la chair de poule.

Sans plus attendre, je me mets à courir vers le bureau du directeur, des larmes aux yeux, le coeur battant la chamade, le visage blême.

Je suis devant le bureau.

Zach.

Il est là, debout en face de moi, plus beau que jamais.

Je marche hâtivement en sa direction.

Il n'est plus qu'à quelques centimètres de moi.

Et là, sans plus attendre, je lui donne la claque de sa vie.

Slap !

- Aieuh ! C'est comme ça que tu m'accueilles ?

Je souris en m'approchant davantage de lui. Nos visages ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et nos souffles sont saccadés.

- Léna, qu'est-ce qui est arrivé à ton visage ?

- C'est rien. Juste une bagarre.

- Au fait, je suis désolé, je regrette à chaque instant tout ce...

- Je sais, je l'interrompt.

Je ne peux plus attendre. Zach non plus puisque ses lèvres se plaquent brusquement sur les miennes.

Et je sais que cette fois, je vais totalement me perdre dans ce baiser.



Ses lèvres jouent avec les miennes d'abord doucement, puis il les presse plus fort. Mes doigts jouent avec ses cheveux et s'amusent à les tirer, arrachant des gémissements rauques à Zach.

Son souffle chaud se perd dans le mien. Ses lèvres humidifient les miennes. La chaleur qui m'enveloppe est étouffante et pourtant j'agrippe fermement mes bras autour de son cou. Ses dents mordillent le bord de ma lèvre.

Le baiser est humide, et malgré le léger goût salé apporté par mes larmes de joie, il reste agréable.

Les battements de mon coeur s'affolent à tout rompre. Mes yeux sont fermés. Le bon parfum d'eau de Cologne de Zach envahit mes narines. Le bout de son nez chatouille doucement le mien.

À bout de souffle, nous décollons nos lèvres l'une de l'autre.

- Tu ne croyais tout de même pas que j'allais me laisser battre par une fille ! nous interrompt quelqu'un.

Pas encore lui...

Je me retourne et lui donne un coup dans ses bijoux de famille, le mettant à terre, une fois pour toute.

Victoire !

Soudain, la main chaude de Zach se pose sur mon épaule.

Je tourne la tête et me perd dans son beau regard brun. Un regard que je n'ai jamais vu avant, plus profond que jamais.

- Je t'aime Léna Parker, murmure-t'il.

- Je t'aime Zachary Miller.

Finalement, j'ai découvert, que ma timidité et ma vie de fille renfermée sur elle même et sans sentiments pouvait être guérie, et l'antidote, c'est lui, c'est Zackary Miller.

|THE END|

Heal meOù les histoires vivent. Découvrez maintenant