Éloge paradoxal

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Je préfère prévenir que ce texte tient un éloge paradoxal du suicide (et une bonne dose d'humour bien noir). A lire en fonction de sa sensibilité donc.

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- Pourquoi ? Lily ?

- Parce-que.

- Il n'y a pas une seule personne sur cette terre qui aime cette réponse...

- Il n'y a pas une personne sur cette terre qui mérite qu'on la contente.

- Faisons semblant.

- Je te retourne la question, pourquoi ? Pourquoi faire semblant ?

- Pour vivre heureux, tout le monde veut vivre heureux.

- Je crois t'avoir prouvé que pour moi la vie n'a aucun intérêt.

- Parce-que la mort en a un peut-être ? Tu es bornée j'ai l'impression de me battre contre du vent.

- Aucun intérêt dans la mort. Mais aucun moyen de se rendre compte qu'il n'y en a pas. Ma vie est une lutte constante contre du vent, autant faire preuve d'humilité, la brise gagne toujours.

- Mais pourquoi les autres ?

- Les autres ?

- Tu sais très bien ce dont je parle...

- Je l'ai dis il y a à peine moins d'une minute. Ils ne méritent pas qu'on les contente.

- ...

- C'est vrai, ils ne méritaient peut-être pas ça, mais quoi ? J'ai toujours aimé les sorties théâtrales, ma mort n'y échappait pas. Et s'ils en avaient le moyens ils me remercieraient, ils allaient au travail, ça leur a donné une bonne excuse pour être absents.

- Ils sont MORTS.

- Je préfère dire qu'ils nourrissent les asticots. Quoique de nos jours les cercueils sont faits de façon à être impénétrables. Parfaitement stupide, c'était le seul cas d'utilité humaine.

- Tu me fais peur.

- Et tu me fais chier. Je crois que nous sommes quittes.

- Lily je ne te reconnais plus.

- Exact. Maintenant tu me connais simplement. Combien de temps qu'on était amies, sept ans ? Je t'aimais bien c'est dommage. Peut-être que j'aurai dû te tuer toi aussi, tu serais partie avec une belle image de moi. Au lieu de ça tu souffres inutilement.

- ...

- Tu es sûre que tu ne veux pas mettre fin à tes jours ? Tu en as encore le pouvoir toi.

- LILY !

- J'essaie de t'aider et tu ne me renvoies que de la colère. Quelle ingratitude ! File moi au moins de quoi partir de ce monde de merde.

- Jamais Lily, jamais.

- Casse toi alors.

- Au revoir.

- Je t'en prie, soi honnête, dis moi adieu.

- ...

Dans les corps souffle le ventDes histoires addictives. Découvrez maintenant