Le chat noir

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Dans un endroit lugubre, où des marres de sang laissaient apparaître le reflets des morts, un jeune homme et son chat avait élu domicile. Un lourd secret pesant sur leur épaules...

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La porte grinça lorsque le jeune homme la poussa. A l'intérieur se trouvait un simple bureau et une chaise. La pièce, dépourvue de fenêtre, était très sombre.

Le jeune homme referma la porte et lâcha quelques jurons - depuis le temps qu'il fallait la huiler ! Un chat noir aux yeux vert perçants miaula et sauta de la chaise où il était couché, accourant gaiement aux pieds de son maitre.

Cette pièce, aussi étrange que petite, contenait un secret que seul l'homme connaissait...

Accrochant sa veste et son chapeau, il s'approcha de son bureau, lequel dissimulait un bouton, caché en dessous. Le jeune homme appuya sur celui-ci. Un bruit de métal rouillé se fit entendre. Les murs s'écartèrent, le bureau et la chaise disparurent dans un gouffre. Le noir se fit bien plus pesant que d'ordinaire. Une lampe, au plafond, s'alluma alors, éclaira faiblement les lieus. Le jeune homme sourit : son antre était reconstituée. Le chat miaula de nouveau, trottinant vers quelques chose de sinistre : un corps fraichement découpé, qui pendait par des crochets sur l'un des murs. Son sang dégoulinait lentement, les gouttes s'écrasant au sol dans un bruit morbide.

Plic, plic, plic...

« -Je sais, je sais... Soupira le jeune homme avec un mouvement désabusé du poignet, un jour, j'enlèverai tout ça. »

Il soupira une nouvelle fois, puis s'avança vers une table métallique, où était soigneusement aligné une panoplie d'instruments chirurgicale. Le chat miaula encore une fois. Son maitre, agacé, ce retourna et lui lança un rein. Celui-là même que l'animal s'empressa de dévorer.

Cela faisait des années que le jeune homme habitée cette pièce, qui était une simple copies de la plupart d'une grande maison, se situant dans un endroit perdu. L'endroit, bien que totalement isolé, voyait de temps en temps de rares personnes s'aventuraient en ses lieus. Dans ces cas là, ces malheureux découvraient toujours l'étrange maison, l'ensorcelante demeure, qui les avalait en son sein. Le chat noir s'avançait alors, aussi hypnotisant que l'habitacle, et conduisait les étrangers près de la fameuse porte grinçante... Laquelle accueillait elle-même la mort. Une fois qu'on avait pénétré cette pièce, on ne pouvait en ressortir.

Aussi loin que remonte sa construction, la maison avait, à de nombreuses fois, été le théâtre de terribles évènements, violents et sanglants. La ville voisine avait annoncée des disparitions étranges, des morts indéterminées.

Le jeune homme, lui, connaissait la véritable histoire, mais personne ne le savait. Personne ne le connaissait.

Il avait commencé à tuer dès son plus jeune âge, commençant par sa propre famille qui habitait les lieus. Mais une fois sa famille décimée, il n'avait plus eu personne sur qui tester son merveilleux étalage de chirurgie. Il s'ennuyait, tout seul. Alors, il avait rencontrait le chat noir, bête mystérieuse avec laquelle il se plaisait à vivre, laquelle lui ramenait cà et là des touristes imprudents, ou des randonneurs suicidaires. Quelques fois, il arrivait que des habitants de la ville voisine eurent vent qu'un jeune homme étrange habitait la maison abandonnée. Ces personnes, déterminées à savoir si ce que l'on racontait était un mythe ou bien la réalité, s'enfonçaient au cœur de la grande demeure... A leurs risques et périls.

Le jeune homme s'était habitué à ne manger presque uniquement de la chaire humaine, qu'il partageait avec son chat noir. Mais ça allait bientôt changer. Car il avait décider de s'installer en ville.

Le chat miaula et s'en n'alla par la porte entrouverte, laissant son maitre seul.

« -Ne t'avise pas de tuer quelqu'un, d'accord ? Cria celui-ci »

Pour seul réponse le chat miaula de nouveau, au grand agacement de son maitre. Tant pis pour lui, s'il avait mal au ventre ! Le jeune homme se dirigea alors vers un coin plus sombre de la pièce. Comme à chaque fois où ils se retrouvait seul, il alla voir les corps de ses parents. Il les gardait depuis toutes ces années... D'habitude, il finissait par jeter les dépouilles de ses victimes, devenues trop odorantes ou encombrantes, ou alors parce qu'il n'y avait tout bonnement plus rien à en tirer. Ses parents étaient cependant une exception. On ne les reconnaissaient plus vraiment, mais c'étaient tout de même des membres de sa famille, aussi le jeune homme décidait de les garder encore un temps. Mais, autre que ses parents, un autre corps présentait une exception : celui de sa toute première véritable victime.

C'était lui qui l'avait guidée vers la pièce maudite, l'encourageant à le suivre, encore plus proche, toujours plus proche. Et elle avait suivi. Après tout, qu'elle sœur ne faisait pas confiance à son petit frère ?

A l'époque, cela l'avait effrayé de tuer sa propre grande sœur, mais dès qu'il avait porté le premier coup de couteau, il n'avait pas pu s'arrêter. Le jeune homme avait ensuite tuée son autre sœur, la grande avec laquelle il était beaucoup moins proche, puis ses parents. Quand il s'était retrouvé tout seul dans la grande maison, les vêtements maculés du sang de sa famille, il avait pu entendre des miaulements. C'est là qu'il avait découvert le fameux chat noir, tout chaton à l'époque. Bien qu'il fut déjà un grand psychopathe à l'époque, le jeune homme n'avait pas pu le tuer, se sentant connecté à l'animal qu'il avait alors décidé d'adopter.


Le jeune homme en eut assez. Il laissa là les corps torturés et éventrés de sa famille, et courut vers son ancienne chambre. A l'intérieur de celle-ci, il trouva ce qu'il cherchait : une valise, qu'il rempli avec la plupart de ses vêtements et affaires. Il avait décidé de quitter le manoir pour toujours, laissant les cadavres.

Lorsqu'il eut finit de boucler ses bagages, il passa une dernière fois dans les chambres désolées et froides, qui avaient jadis appartenue aux membres de sa famille. Il tourna les talons. Il n'éprouvait aucun remords.

Il retourna dans la pièce lugubre, remettant le petit bureau à sa place, cachant les corps méconnaissables de sa famille, et celui, toujours sanglant, de sa dernière victime.

Plic, plic, plic...

Il prit le peu de choses qui avait une importance, pour lui, puis laissa la porte grande ouverte : il allait recommencer une vie.

C'est alors que son chat réapparu soudainement, planté au beau milieu du couloir, toutes dents et griffes dehors, le poil hérissé. Quelque chose clochait. Mais avant que son maitre n'ai pu savoir quoi, le chat bondit sur lui.

Le jeune homme restera dans la grande demeure encore longtemps...

Plic, plic, plic...

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