La petite fille sans nom
Dans un endroit perdu, dont l'emplacement n'était connu que des services secrets, une petite fille vivait là. Isolée de toute chose. Elle n'avait ni vu la lumière du jour, ni quoi que ce soit se trouvant dehors.
Elle n'était pas humaine.
Pas tout à fait.
En vérité, cette petite fille était prise pour une expérience. On l'avait trouvé près de la carcasse d'un vieux vaisseau, laissée pour morte. Et elle avait été soignée.
Les scientifiques la contemple, l'étudie, depuis maintenant onze ans.
Mais la bête en a assez.
La bête va se réveiller...
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Là,à l'endroit précis où on l'avait laissé, la petite fille attend,patiente. La tête entre ses bras, ses cheveux blond platine coiffés en bataille, elle ne faisait rien, ne dormait même pas. Ses lèvres remuaient, mais aucun son n'en sortait. Du moin, pensent-ils. Mais la petite fille sans nom parlait, et non pas avec elle-même, mais avec une mouche. Une minuscule mouche, enfermée là par hasard. Là, dans cette pièce trop blanche, où les mur étaient trop rapprochés les uns des autres, ne comportant ni porte ni fenêtre et dont la luminosité sortait d'on ne savait où, elle patientait. Attendant l'heure. Et l'heure approchait.
«-Nous somme pareil, entonne la petite fille, toi et moi, mouche, nous sommes enfermées là contre notre gré. Moi, ça va faire onze longues années que je suis ici. Je m'en souviens, comme si c'était hier. Mais toi, toi tu ne devrais pas être ici. Tu ne devrais pas...Répéta l'enfant. »
La pièce, silencieuse et sans vie, les écoutait, les regardait, dans la plus totale discrétion. Par le biais de microcaméras et de micros dissimulés çà et là. Derrière cette pièce, des scientifiques patientaient, eux aussi, se relayant, discutant entre eux, riant parfois pour faire passer le temps, ne sachant pas pourquoi ils continuaient à surveiller cette gamine étrange. Cela faisait onze ans. Onze ans qu'ils la surveillaient, et rien ne s'était encore produit. Mais tout cela allait bientôt changer, et ça, les scientifiques n'en savent rien.
«-Tu vois mouche, nous sommes égales en bien des manières, poursuivis la petite fille. Je pourrai t'apprendre à parler ou même à chanter, mais à quoi bon ? Entent tu corrêctement ? Me comprends-tu? Mouche, écoute moi bien, je ne resterai pas là éternellement, à attendre. Ça changera. Bientôt. Mais d'abord, je vais te libérer...»
C'est alors que, dans cette pièce trop blanche ou rien ne se passait jamais, la petite fille leva les yeux. Fixa la mouche, se leva... Et soudain la l'insecte cessa tout mouvement et parti en poussière. Les scientifiques arrêtèrent de rirent et de bavarder presque instantanément. Ils se levèrent et se penchèrent vers les écrans,observant la petite fille avec inquiétude. Celle-ci ouvrit alors brusquement les yeux, ce qu'elle n'avait jamais fait. Les savants sursautèrent et reculèrent de peur, car les iris de l'enfant étaient rouge sang.
La petite fille tendit soudainement sa main gauche, au bout de laquelle apparurent du fils et une aiguille. Avec ce matériel, l'enfant se mit à coudre ses lèvres, avec précision et simplicité. Pendant ce temps, les scientifiques, paniqués, ne cessaient d'appeler de l'aide.
C'est à ce moment précis que la fillette en eu assez et passa à l'action. Elle marcha en direction d'un des murs de la pièce -cette horrible pièce - et posa délicatement sa main droite contre celui-ci, tout en penchant la tête. Les fils qui retenaient sa bouche étaient imbibés de sang... Violet. Le mur explosa alors en milles morceaux. Celui-ci, se trouvant, quelques secondes auparavant,d'une propreté et d'une blancheur parfaite, laissait maintenant place à un énorme trou, lequel débouchait sur la grande salle dans laquelle les scientifiques l'avaient observé depuis onze longues années. L'enfant sourit. D'un simple mouvement, rapide et précit,elle leur brisa la nuque, à tous. Et elle aima ça.
Elle continua tout droit, marchant dans un vaste couloir derrière la salle où se trouvait à présent une dizaine de savants, morts.Chaque nouveau scientifique rencontré faisait l'objet d'une nouvelle mort violente. Et à chaque nouvelle victime, le désir de meurtre de la petite fille augmentait.
Mais,soudain, l'enfant en eu assez, et elle voulait faire vite. Alors, ses cheveux d'une longueur impressionnante, se mirent à voler avec fureur au dessus de sa tête. Elle tendit ensuite son bras droit, paume bien ouverte, et une hache se matérialisa à l'intérieur de celle-ci.
Les renfors déboulèrent alors en nombre, bien plus nombreux que la ce à quoi s'attendait l'enfant. Mais elle sourit. Cela voulait dire plus de meurtres. Et encore plus d'amusement.
Elle se remit à marcher, gaiement, traînant sa hache sur le sol si parfait. Son bruit de l'instrument contre le carrelage, sourd et métallique, avait comme des échos de mort, et faisait pâlir les hommes et les femmes devant.
La petite fille sans nom sourit de plus belle.
Elle souleva sa hache.
Les balles fusèrent.
Un coup.
Pas un seul cri. Juste un rire.
Et tout fut fini.
Un seul coup pour trancher les têtes d'une vingtaine d'humains. Ce que cela pouvait être excitant !
Elle continua. Tua plus. Ria plus.
Elle prenait sa revanche sur les onze années passées enfermée dans cette horrible pièce.
C'est alors que, dans cet endroit secret, elle se réveilla.
Là, dans ces couloirs, elle massacra.
Là, dans ces mêmes couloirs, elle vit des visages déformés par la peur.
Là, dans cet endroit inconnu, la petite fille sans nom fit son apparition.
Elle fini par ne plus avoir d'hommes et de femmes à massacrer. Alors,l'enfant continua sa route, traînant sa hache. Elle arriva devant une porte. Dehors.
Enfin,l'enfant qui n'avait pas de nom, allait pouvoir rugir, exprimer sa pleine colère et se venger. Là, dans ce monde de brutes, elle tuera, chaque humains, chaque personne, jusqu'à la dernière.
C'est alors qu'un bruit retentit derrière elle.
L'enfant se retourna...
Trop tard.
VOUS LISEZ
Recueil de Nouvelles
NouvellesRésumer d'une nouvelle : International L'écran s'allume, le son, strident et entre-couper, arrive aux oreilles des citoyens, gentiment assis dans les canapés, à cuisiner une bonne tarte, au travail ou encore aux toilettes, aux aguets « B...
