La Bouchère

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LaBouchère



De jour comme de nuit, elle rôde. Cherchant une proie à déchiqueter,à goûter.

Gare à vous qui êtes seul.

Jamais,ô grand jamais, ne laissez quelqu'un seul. Elle attire homme, femme et enfant dans son piège sans fin.

On la surnomme La Bouchère. Toutes ses victimes se sont retrouvées boualliaux à l'aire libre, le cœur arraché, et, de temps en temps, le cerveau broyé...

Gare à vous ! La Bouchère est là....

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Aujourd'hui,c'était l'anniversaire de Calie. Dix-neuf ans déjà ! Pour fêter ça, ces amis l'avaient invité dans une boîte de nuit. Et,évidemment, la jeune fille avait tout de suite accepté.

Sur la piste de danse, Calie se laissait aller, tournant, virevoltant t'elle une ballerine au rythme de la musique. Avec son petit copain,Brayan, ils bougeaient en symbiose. Mais voilà que Calie avait trop bus et le fait de bouger dans tous les sens lui retournait l'estomac.En s'excusant, la jeune femme alla s'asseoir sur un canapé, le quel se trouvait non loin de la porte menant à l'extérieur. Elle bu une grande goulée d'eau, celle-ci ne cassant pourtant pas, hélas, son état nauséeux. La jeune femme été saoul et cela se voyait.

Calie senti qu'elle aller vomir. Elle se précipita donc dehors. Elle déboucha sur une ruelle sombre, mal éclairée, où l'odeur des ordures envahissait le nez. Calie aller vers le mur le plus proche et vomi tout ce qu'elle avait dans l'estomac - l'eau comprise. Elle toussa et cracha.

Soudain,des bruits de pas firent se retourner Calie. Celle-ci vit alors une jeune femme à la peau pâle, aux yeux d'un bleu perçant et aux cheveux noir de jet s'aprocher lentement d'elle. Elle arborait un magnifique sourire. Un sourire tellement sincère qu'il en paraissait terrifiant. Ses habits, parfaitement lisses et soignés,faisaient ressortir sa forme.

La femme s'avança doucement vers Calie, et lui posa une main sur l'épaule. De la bouche au sourire angoissant de la mystérieuse inconnue, sortit une voix douce et chaleureuse, qui donna à Calie des frissons partout sur tout le corps :

«-Tout va bien, Calie ? »

Pour toute réponse, la jeune femme régurgita ses entrailles de nouveau.Le doux sourire de la femme se fit alors plus monstrueux. Ses cheveux noirs se irisèrent sur sa tête, tâchés d'une couleur de sang aux bouts. Ses yeux bleus devinrent rouge écarlate, et de ses canaux lacrymaux, une substence rougâtre coula. Son sourire se déforma en une horrible grimace. Ses ongle parfaits devinrent des lames assérées et sa peau pâle laissa apparaître des veine noires.

Calie en fut terrifiée. La Bouchère était là pour elle ! Cela ne servirai plus à rien de s'enfuir, ou de chercher à lui échapper,car la Bouchère la rattraperai, elle le savait. Pourquoi était-elle partie seule ? Aucun de ses amis ne l'avaient donc vu ? Personne n'avait essayé de l'arrêter, ou de l'accompagner ? Ils ne lavaient pas vu, tout simplement. Dans cette ville, se retrouver seul équivalait à signer son arrêt de mort. Tout le monde savait cela.Et aujourd'hui, c'était au tour de Calie de mourir.

Celle-ci essaya tant bien que mal de se plaquer contre un mur, mais la Bouchère s'approcha d'elle trop rapidement. D'un geste simple mais précis, elle entailla la chaire de la clavicule, jusque dans le bas du ventre. Ses lames affûtées redevinrent soudain douces et pâles.Des mains d'humains. De ces mêmes mains, elle écarta la plais avec une force remarquable, laissant apparaître la totalité des boyaux de Calie. La jeune fille, dans un premier temps, ne ressenti rien,mais la douleur qui s'ensuivit se fit infâme, sans fin. Elle laissas'échapper des cris, mélange de désespoir et d'horreur, mais personne ne vint... Personne.


Du sang coulait le long de la plais, faisant sourie deux fois plus la Bouchère ! Elle sourit d'un abominable sourire malsain, laissant apparaître des dents blanches, pointues et acérées. Calie se senti partir, et se dit que bientôt, la souffrance allait quitter son corps, tout comme son âme. Et elle l'acceptait. De toute manière, c'était fini, il n'y avait plus rien à faire. Avant que tout ne devienne noir, Calie senti qu'on lui arrachait quelque chose,mais ne pu dire quoi. Elle perdi alors connaissance, et pour toujours...

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