International

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L'écran s'allume, le son, strident et entre-couper, arrive aux oreilles des citoyens,gentiment assis dans les canapés, à cuisiner une bonne tarte, au travail ou encore aux toilettes, aux aguets

« Bonjour...[grésillement] Bonjour, Mesdames et Messieurs... [grésillement] Je suis votre... [grésillement] ici pour... pardon, la ligne n'est pas très bonne. Je recommence. Bonjour, Messieurs, Mesdames, je suis votre président Mondial, élu en ce mois par vous, citoyens du peuple. Je suis ici pour vous informer de ma première règle établie. N'ayez craintes, cette règle est simple mais absolu et vital pour la survit de notre espèce en cet an 2666. [grésillement]... Les rues seront désormais surveillées en permanence, vos téléphones portables et autres gadgets connectés, quelle que soit l'endroit ou la forme que prend cet appareil, vous seront totalement interdit en public et minutieusement contrôlé. Les détails vous seront envoyés demain à la première heure. [grésillement]

Toute personne transcendant les lois se verra exécutée sur-le-champ, sans possibilités de rédemption ou d'explication.[sourire du Président]

Bonne journée à vous. Que cette année et celles à venir soient prospères et bénéfiques. »


***

2699– 33 ans plus tard – 6 juin à 14h43


L'appartement, petit mais confortable et habitable, contenait deux fauteuils rembourrés usés jusqu'aux ressorts à force de supporter le jeune homme de 33 ans, née une mauvaise année, « l'année de ce fils de pute »proclama une petite voix dans sa tête dégarnie. Femmes et hommes,la boule à zéro, proclamé, pas dans ces mots, l'acte I du nouveau règlement International. Le soleil brillait haut dans le ciel découvert, bleu tirant sur le gris, les oiseaux chantaient gaiement à l'extérieur. Les bâtiments en face étaient identiques à celui qu'habitait l'homme.

L'adulte soupira, se leva et prit une pièce de la taille de son œil et aussi plate que la table basse de son salon. Le plastique été étrangement lourd et chaud au contact.

Il alluma ses intra-écouteurs.

La douce et apaisante musique International emplit son cerveau. Le piano jouait ses notes à la perfection.

« 'tain d'hypnose »lui dit la petite voix.

Interdiction d'écouter d'autres musiques que l'International, disait l'autre Couillon. L'homme, sourire forcé aux lèvres, tête relevée et mains en évidence sortie de son habitation, descendit les 675 marches de son immeuble, passa le réceptionniste sans lui adresser un seul regard. Toute personne cachant ses mains où observant une tierce personne sera abattue, disait Satan.

Ses chaussures International, sa chemise International, son pantalon International,couleur rouge pour son cadre d'appartenance détonnait avec les couleurs bleu des autres, rares, passant. Toutes personne, en public,portant des habits autre que les International se les verront confisqués et crèvera sur-le-champ, disait-il.

L'homme marcha sur les pavés de béton installés pendant une ère révolue. Le ciel était d'un beau bleu, se dit l'homme. La musique commença son petit aire de flûte. Les gardes étaient un peut partout dans les rues identiques et ordonnées, gris et verts. Un chat, ronronnant dans son arbre, leva la tête à son passage, toute personne possédant un quelconque animal de compagnie se verra mettre une balle entre les deux yeux, jubilait l'autre Con.

L'homme arriva là où il voulait aller. Magnifique marchand de glaces, camion aussi blanc que la peau de tous. Avec seul possibilité de choix : Chocolat,Vanille ou fraise ? Vanille, s'il vous plaît. Pas plus pas moins. Toute personne parlant plus que le strict minimum aura la langue coupée, puis sera forcée de la gober, pauvre débile. Une personne passa derrière lui, le bouscula légèrement, s'excusa,puis se figea, courut puis Bam ! L'homme vit le sang ruisseler sur ses chaussures. Les oiseaux gazouillaient, entament une nouvelle chanson à eux seuls. Le chat sauta de son arbre. Un nuage passa devant le soleil.

Le marchand de glaces lui tendis son cornet de glace à la vanille. L'homme lui tendit son crédit. « Voici. Merci, au revoir. Bonne journée, qu'elle soit bénéfique et prospère. »

L'homme marcha dans le sang. Des jambes blanches d'une petite fille entra dans son champ de vision. Une dame arriva, s'agenouilla prés de la dépouille de sa fille et s'écroula à son tour sur le cadavre de son enfant. Le sang macula de plus belle les pavés.

L'homme fut interrompu par un costaud. Il le regarda, les larmes aux yeux, demandant de tuer ce tarer au pouvoir. L'homme a la coupe de glace vanille lui sourit gentiment avant que Bam ! Sa cervelle vint lui maculer ses habits et sa glace. L'homme continua son chemin jusqu'à son appart', musique douce et docile dans les oreilles, sourire aux lèvres et regard vide. Les vêtements en sang. Sans un regard, sans une pensée, sans un sentiment pour ces gens décédés.


 Les oiseaux chantonnaient doucement pour les massacres débiles.

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