Les secondes avaient été d'une aide précieuse. Ne voulant pas mêler les jumeaux et Max à cette histoire, Lucas avait dû se replier sur une aide extérieure qui serait toujours son deuxième choix en cas de besoin urgent. Et apparemment, il avait pris une très bonne décision.
Non seulement Judith, Céleste et Gaël ne reculaient jamais devant un défi de taille, mais quelle chance avait-il eu en tombant sur la soeur de sa cible. Qui de mieux placé qu'un membre de sa famille pour lui donner toutes les informations dont il avait besoin pour accomplir sa mission et en faire un grand succès ? En plus, ce n'est pas comme s'il avait dû convaincre Clara de l'aider puisqu'elle s'était proposée d'elle-même.
L'avantage avec ce groupe était qu'ils savaient travailler en équipe et même si leurs opinions et manières de faire divergeaient toujours dans des directions différentes, le résultat était le même. Efficace, fonctionnel et dans les temps. Gaël se chargeait de tout ce qui touchait de près ou de loin à de la nouvelle technologie, ce qui faisait que sur ce point là il ressemblait beaucoup à Lucas. Céleste, elle, n'avait pas peur de prendre des risques et sautait sur toutes les occasions qui lui permettaient d'enfreindre le règlement. Quant à Judith, elle s'occupait de toute l'organisation qui gravitait autour, telle une véritable femme d'affaire.
Maintenant, Lucas allait pouvoir observer le travail qu'ils avaient fourni et il ne doutait pas une seule seconde que ça allait être un véritable succès.
Il attendait que sa cible daigne enfin montrer le bout de son nez, non loin de la salle où le piège était installée et qui attendait lui aussi qu'on le déclenche. Il ne savait pas depuis combien de temps il se trouvait ici, mais la détermination coulait dans ses veines et il était prêt à tout pour que le plan fonctionne à merveille, même si cela signifiait sacrifier plus qu'il ne l'aurait voulu.
Après un certain temps, Jules fit enfin son apparition dans le couloir en compagnie de Lucie. Lucas détestait les voir tous les deux ensemble, non seulement parce qu'il les trouvaient bien trop proche, mais aussi parce que ça lui rappelait à quel point il avait tout foutu en l'air. C'était lui qui était censé se trouver là-bas, pas Jules. Lui.
Malheureusement pour lui, il ne pouvait pas penser à autre chose puisqu'à chaque fois qu'il voyait l'un ou l'autre, ils étaient ensemble. Tout le temps. Les seules fois où il avait eu la chance de croiser Lucie quand elle était seule, elle n'avait fait que l'ignorer. Il avait bien essayé de lui parler à plusieurs reprises, mais rien n'y faisait. Elle regardait droit devant elle et le dépassait comme s'il n'existait pas.
Il savait qu'il le méritait, qu'il l'avait bien cherché, mais il aurait quand même aimé qu'elle fasse un petit effort et qu'elle accepte de l'écouter même si elle ne disait rien par la suite. Cette situation commençait à lui peser sur le moral et il fallait absolument qu'il fasse quelque chose.
Et c'était exactement ce qu'il était en train de faire.
Quand ils s'approchèrent un peu plus, Lucas démarra la première phase de son plan, l'appât, et de la musique de cirque commença à raisonner doucement, comme un murmure qui traversait les murs et venait bercer les élèves avec des souvenirs d'enfance.
L'effet fut immédiat, Jules s'arrêta et tourna la tête dans tous les sens avec les sourcils froncés. « Elle vient d'où cette musique ? »
Lucie en fit de même, mais elle devait avoir l'oreille un peu plus fine puisqu'elle montra directement la salle du doigt. « Ici. Ça ne m'étonnerait pas que ce soit encore le prof de littérature qui s'amuse à jouer avec ce qu'il ne connait pas. »
Mais Jules ne l'écoutait déjà plus. Il semblait plus perturbé par la musique en elle-même plutôt que par la raison pour laquelle cette musique se trouvait justement dans le lycée. Son teint avait pâli et ses yeux transcrivaient une inquiétude grandissante. Parfait, c'était exactement la réaction que Clara avait décrite et celle qui était attendue.
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Private Highschool - Tome 1
Ficção Adolescente[TERMINÉE] [TOME 1] « Oh allez Lucie, » il s'approcha d'un pas sans la lâcher des yeux, observant chaque détails qui constituaient les traits de son visage, « tu sais très bien que tu adores m'avoir proche de toi. » Cette dernière refusait de céder...
