Cameron
NDA : Pensez à swiper vers la droite pour actionner la chanson ajoutée à ce chapitre ! Aussi, ce chapitre contient une scène légèrement explicite.
Le lycée est désert, je ne suis jamais arrivé si tôt auparavant. Seuls les pions circulent dans l'établissement silencieux.
Il n'est que huit heure cinq. Je me dirige vers la sortie, frustré d'être arrivé à cette heure.
Des lycéens fument à l'entrée. J'ai froid et je les envie, chanceux qu'ils ont d'être réchauffés par une simple clope.
— Tu veux tirer ? me demande une fille en remarquant mes coups d'oeil insistants.
— Merci.
La chaleur émane dans ma trachée, c'est agréable. Je souffle, rejetant la fumée présente dans mes poumons. Ça faisait longtemps que j'avais pas tiré une taffe.
Il doit bien faire six degrés, nous ne sommes pourtant qu'en Novembre. Chacun s'est revêtu chaudement. Les moins frileux ont sorti le tee-shirt manche courte. J'ai essayé moi aussi et c'était... comment dire... autre chose. Je n'ai pas tenu une minute sans geler sur place. C'était ma virilité qui en avait prit un coup... Et ce chameau de Nate ne s'était pas retenu de me le rappeler.
M'évitera t-il aujourd'hui ? Me fuira t-il éternellement ?
Je porte une dernière fois la cigarette à mes lèvres, avant de la rendre à la fille. Mains dans les poches, je sors du lycée.
— T'as du feu ?
Cette voix...
Je me retourne vivement, avant d'apercevoir Jordan, face à moi.
Qu'est-ce qu'il fait ici ? Devant moi ? C'est... si inattendu...
— Donc ?
Je cligne des yeux.
— Je, oui.
— Vraiment ?
— Non... c'était... pas ce que je voulais dire.
— Que voulais-tu dire, alors ? croise t-il les bras.
— Rien, rien du tout.
— Ah bon ?
Il me trouble et c'est très déstabilisant.
Un sourire amusé se forme sur ses lèvres.
— Réellement ?
Son corps se rapproche du mien. Je ne veux pas sentir son parfum, son souffle contre ma peau, non. C'est impossible, impensable. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit. Pas après ce que j'ai vu avec cette brune.
Et pourtant, il continue d'avancer, le sourire arrogant aux lèvres. Il est détestable. Je le haïs, lui et sa désinvolture, son insolence. Et bordel qu'est-ce que c'est bandant. Il m'attire, tout comme il m'horripile, c'est si contradictoire.
Sa silhouette bute contre la mienne. Je tressaute. Mes yeux se lèvent vers les siens, l'implorant d'arrêter. Il ne fait rien de tout cela. Sa respiration tape toujours contre ma nuque, je recule, mais est bien vite bloqué contre le portail. Un rire s'échappe de sa gorge. Je ne l'ai jamais vu rire. Il est si communicatif.
Des faucettes se dessinent sur ses joues. Il se met alors à parler, mes yeux se contentent de loucher sur ses lèvres. Elles sont fines et pâles. J'ai une folle envie de les embrasser, de pouvoir enfin goûter leur saveur restée jusqu'à maintenant inconnue.
Cette tension entre nous, devenue excitante, ne me laisse pas indifférent. Mes lèvres s'entrouvrent. Ses iris ne cessent de m'observer, guettant attentivement chaque réaction de ma part. Sa main vient se loger contre mon flanc, ce qui me fait frémir. De ses doigts, il vient caresser mes hanches. Ses gestes sont hésitants et maladroits, bien qu'il essaye de paraître confiant.
VOUS LISEZ
Nobody Except You
RomanceVoilà plus de 3 ans que je joue ce rôle, sortir avec des filles est devenu une habitude. Sans aucune partie de plaisir, c'est si monotone pour moi que je n'en fait plus attention. Dans notre société la différence fait peur, l'homosexualité en faisa...
