Sur l'eau

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Le doux balancement paresseux et salé
De ce pont velouteux aux ciels élégiaques,
Les volutes venteuses à l'âcreté hâlé
M'élèvent au-dessus des lueurs de ce lac.

Lac immense, infini, aux frontières irréelles,
Lac immobile et vierge, freinant l'imaginaire
Présentant aux esprits ses mystères éternels,
Beau lac mélancolique, un océan amer.

Et de ce vide humain, même vertigineux,
Je sens mon âme emplir, avide et conquérante,
Ce rien abandonné aux allures géantes,
Bercé rêveusement par les moutons laineux.

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C'est rare que je m'ennuie en prépa, mais ça arrive... Alors voilà un petit poème rescapé de cette masse énorme de boulot.

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