chapitre trente-quatre

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Liv-Helen

Ce soir-là, nous allions au restaurant Mathieu et moi. Nous avons besoin de nous retrouver car avec les enchaînements de dispute, et tout le reste, nous ne nous voyions plus beaucoup.

Comme d'habitude, je prenais la même entrée, le même plat que lui, mais je changeais au dessert.

Nous discutions de beaucoup de chose, de sa famille, du travail et il me faisait rire. Il payait et nous allions à la Tour Eiffel.

- Bé' ?
- Oui ?

Je me tournais vers lui. Il passait son bras autour de mes hanches, me rapprochait de lui, je le regardais et il prenait une photo. Il me montrait le résultat et je souriais.

- Elle est super belle.

Il souriait à son tour et claquait un bisou sur ma joue. Il saisissait ma main et nous retournions à sa voiture car la pluie commençait à tomber. Il roulait jusqu'à chez lui et nous montions dans son immeuble, à peine étions-nous restés une minute dehors, nous étions trempés.

- Tu veux aller prendre un bain ?
- Oh trop, disais-je.

Il ricanait et après avoir ôté son manteau et ses chaussures il allait dans la salle de bain. Je retirais mes affaires et allais dans sa chambre. J'ouvrais mon sac et prenais mon pyjama et je soufflais, après m'être rendu compte que j'avais oublié son pull chez moi. J'ouvrais son armoire et prenait le premier que je trouvais.

- Bébé, c'est bon.

J'entrais alors dans la salle de bain. Je posais mes affaires dans un coin de la pièce. Je me coiffais et retirais mes vêtements non sans-gêne, il faisait de même et j'entrais après lui. Je mettais mon dos contre son torse. Il enroulait ses bras autour de ma taille et il déposait un baiser sur mon épaule. La mousse nous recouvrait et c'était très agréable. Nous restions dans le silence durant un instant.

- J'suis désolé, j'ten fais baver en ce moment.

Je me retournais, face à lui, surprise de ses excuses.

- Quoi ? Demandait-il.
- Ça me surprend c'est tout.
- Pourquoi ? C'est pas la première fois que je m'excuse.
- Non, c'est vrai.

Il caressait mon épaule du bout de ses doigts.

- Je ne t'en veux pas, avouais-je, je suis trop sensible, susceptible. Je prends trop à cœur tes mots.
- J'veux pas qu'tu crois qu'c'est de ta faute.
- Tu te disputes pas tout seul. Il y a des choses dans mon comportement qui te déplaise et c'est normal. Et si nos disputes partent loin, c'est parce que je prends trop à cœur tes mots.
- Je les pèses pas non plus.
- C'est vrai.

Il embrassait mon front.

- Ça fait sept mois que nous sommes ensemble, disais-je, et pourtant on arrive toujours pas à ne pas blesser l'autre.
- Ouais. Mais c'est pas grave, ça viendra plus tard. Je vais fais des efforts.
- Moi aussi.

Il souriait et je déposais un baiser sur son front.

- Merci d'être dans ma vie.

Il esquissait un sourire et déposait un baiser sur mes lèvres. Sa main tatouée allait se mettre sur ma cuisse et à l'aide de son pouce il caressait cette dernière. Il me portait de façon à ce que je sois à califourchon sur lui.

Il allait certainement vouloir me faire danser mais je reculais.

- Y a un problème ?
- Je... je ne veux pas.
- J'ai fais un truc de mal ?
- Non, non. C'est juste que je n'en n'ai pas envie.
- D'accord.

Il ne se vexait pas et ça me soulageait. En vérité, ce n'était pas parce qu'il n'y avait pas l'envie mais parce que ces derniers temps notre relation était plus charnelle qu'autre chose.

Lorsque l'eau commençait à devenir froide, nous vidions le bain et nous nous douchions.  Je me séchais et m'habiller.

- C'est mon pull ça.
- Oui.

Je souriais et il claquait un baiser dans mon cou. Il finissait de s'habiller, nous nous brossions les dents et allait dans son lit.

Nous discutions énormément, et il me faisait rire. Mais je n'étais plus la cause de son rire.
C'était le début de la fin.

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