chapitre quinze

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Liv-Helen

Ce soir-là, Omarz faisait une grosse soirée chez lui, presque tout son entourage était présent. Pour l'occasion, j'avais revêtue ma robe rouge, et je m'étais maquillée plus que d'habitude, et j'avais fait une coiffure sophistiquée.

Je quittais mon appartement et je me rendais à ma voiture, je roulais jusqu'à chez lui, je me garais sur le parking et rejoignais l'appartement de mon ami. Je sonnais, Omarz venait m'ouvrir, je lui faisais la bise et entrait. Immédiatement, je remarquais Mathieu assit à côté d'une fille très jolie, celle-ci avait l'air tactile avec lui, mais il ne faisait rien pour l'en empêcher. Je saluais mes amis, prenais sur moi afin de mettre ma timidité de côté et faisais la bise à ceux que je ne connaissais pas mais qu'Omar me présentait. J'allais ensuite voir mon copain, il me souriait, saisissait ma main et embrassait ma joue. La fille me souriait.

- Lisa, disait-elle.
- Liv-Helen.

Elle me souriait et je lui rendais. Mais je sentais que je dérangeais, alors j'inventais une excuse et allais me servir un verre dans la cuisine.

Je n'avais pas le droit d'être jalouse, ni de douter de lui, je devais lui faire confiance. Alors, je me retrouvais seule, dans un coin, à observer mon copain faire des regards et sourire à cette fille. J'avais envie d'aller les voirs mais je ne voulais pas faire une scène devant tous le monde. Je regrettais d'être venue. Anna dansait avec Elie sans se préoccuper de quoi que ce soit, et je la comprenais, Omarz et les garçons s'amusaient avec les amis de celui-ci et mon copain était toujours occupé avec la jolie blonde. Je soupirais, finissais mon verre.

- J'y vais, annonçais à Omarz.
- Mais tu viens d'arriver, disait-il.
- Je me sens pas très bien.

Il hochait la tête, semblant comprendre et me faisais la bise.

- Tu préviendras les autres pour moi s'ils te posent des questions.
- Pas de soucis. Rentre bien.

Je le remerciais et me frayais un chemin parmi les invités et quittais la soirée. Je rentrais chez moi, déçue et blessée.

Mathieu n'avait pas prit le temps de me présenter à son amie, il avait embrasser ma joue et quand je suis intervenu, ils avaient cessés de discuter comme si que j'étais de trop. Je savais qu'il avait du succès avec les filles mais je pensais que maintenant que j'étais dans sa vie, il les repousseraient, mais quand je suis partis, Lisa avait la main sur sa cuisse et ça ne semblait pas le déranger parce qu'il lui faisait son sourire charmeur. En y repensant, je me remettais en question, peut-être que c'était de ma faute, peut-être que j'étais une mauvaise petite amie et qu'il préférait quand nous n'étions pas ensemble. Je secouais la tête comme pour effacer ces idées.

J'allais dans la salle de bain, me démaquillais, je coiffais mes cheveux, ôtais ma robe, enfilais mon pyjama et finissais par me brosser les dents avant de rejoindre mon lit.

De : Mathieu
Omarz m'a dit que ça allait pas. Tu veux que je viennes ?

À : Mathieu

Non c'est bon gâche pas ta soirée pour moi

De : Mathieu

Ok bonne nuit

À : Mathieu

Toi aussi

J'espérais profondément qu'il ne la passe pas avec Lisa, mais mon rôle en tant que copine était de lui faire confiance. Je me sentais vraiment très mal, parce que cela faisait plus d'un mois que nous étions ensemble et je doutais de lui. En soit, un mois c'était peu mais j'étais certaine que ce que je ressentais pour Mathieu était plus fort que tout ce que j'avais pu ressentir avant. Et peut-être que d'un côté c'était ça qui m'effrayait. Peut-être que c'était mes sentiments qui me faisais douter. Et si lui ne m'aimait pas autant ?

Je soufflais, passais rageusement une main sur mon visage. J'étais certaine que j'allais faire une insomnie à cause de mes doutes.

Mathieu ne m'avait pas répondu, il n'avait rien dit, ne m'avais pas posé de questions et je me disais qu'il devait bien s'amuser avec Lisa. J'étais consciente que je me faisais du mal, mais je n'arrivais pas à faire autrement, je n'arrivais pas ne pas y penser.

J'espérais qu'il vienne me rejoindre, qu'il quitte la soirée pour venir s'occuper de moi, me rassurer.
Et c'était avec tout l'espoir que j'avais, mais seule, que je m'étais endormis à quatre heures du matin.

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