chapitre dix-sept

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Liv-Helen

Je sortais du travail, il était vingt heures.

- Salut bé'.

Mathieu m'attendais, il jetait sa cigarette et j'allais embrasser sa joue.

- Salut.
- On va chez Marcel.
- J'ai ma voiture, disais-je.
- On va chez toi, comme ça on y va qu'à une seule voiture et puis tu pourras prendre des affaires pour rester chez moi.
- D'accord.

Depuis la soirée, Mathieu et moi s'étions revus plusieurs fois. Et depuis, je m'en voulais d'avoir douter de lui, je savais qu'il n'avait rien fait, et ça me paraissait comme une évidence. Je le savais car Anna m'avait venté la façon dont Mathieu avait repoussé Lisa.

Nous nous garions en bas de chez-moi, lui restait dans sa voiture et moi je montais à mon appartement. Je prenais un sac d'affaire et retrouvais mon copain.

- J'peux avoir un vrai bisou maintenant qu'on est tout les deux ?

Je souriais et posais mes lèvres sur les siennes. Nous nous rendions chez Marcel. Mathieu toquait et son ami venait nous ouvrir. Nous le saluons et entrais dans le salon. La bande était au complet, Asif et Adelin jouait à FIFA. Nous saluons tout le monde et je prenais place au côté d'Anna, je lui demandais de me suivre.

- Manon est venu me voir ce matin, je commençais.
- Sérieux ?
- Je travaillais. Elle est entrée, et a juste dis que j'étais une mauvaise amie, que je ne devais pas garder les beaux garçons que pour moi parce que je ne méritais pas que ce soit eux qui s'intéressent à moi.
- Tu déconnes ? C'est quoi cette gamine ?
- Elle m'a dit que quand nous étions amis, nous devions présentés notre entourage.
- Cinq ans d'âge mentale.
- Ce n'est pas finit. Elle m'a dit qu'elle ne m'avais jamais apprécié. Que tout ça n'était qu'une simple excuse. Elle ne comprend pas pourquoi tu m'aimes autant et comment Mathieu peut vouloir de moi, je marquais une pause et fronçais les sourcils, Tu crois qu'elle a raison ?
- T'es folle, Anna semblait outrée, N'importe quoi. C'est une gamine. Tu n'as pas à faire quoi que ce soit pour lui plaire. C'est une garce tout comme Eva.
- En parlant d'elle, elle m'a appeler et m'a dit qu'elle ne voulait plus me voir.
- Au lycée elles étaient comme ça aussi.
- Je sais. C'est pour ça que je ne suis pas étonné.
- Tu ne dois pas les croire d'accord ? Surtout pas.
- Oui mais...
- Liv-Helen, disait-elle sévèrement, son but c'est de te faire douter de toi plus que tu ne le fais déjà, elle veut juste t'enfoncer plus bas que terre.
- Tu crois ?
- Évidemment, elle levait les yeux au ciel, t'es magnifique, t'es intelligente et tu sais vivre seule, réfléchir par toi-même. Regarde Mathieu, je jetais un coup d'oeil à mon copain, S'il ne t'aimais pas, il ne serait certainement pas avec toi. Tu as de la chance de l'avoir, tout comme lui.
- Merci Anna.

Ma meilleure amie me souriait et passait son bras autour de mes épaules.

- Regarde-moi cette beauté. Ses cheveux brun là.

Je ricanais.

- Je vais le demander en mariage, disait-elle.

Je me tournais, surprise.

- Tu es sérieuse ?
- Je sais que ça fait vraiment pas longtemps qu'on est ensemble. Tu trouves que c'est trop rapide ?
- Un peu, honnêtement.
- Merde... j'ai déjà acheter la bague.
- T'es sérieuse ?

J'écarquillais les yeux, et elle hochait la tête.

- Je le sens, j'ai cette sensation qu'il est le bon. Je suis convaincu que c'est le bon.
- Mais, vous vivez pas encore ensemble.
- En fait ça fait un mois qu'on est en essai.
- Et tu ne m'as rien dis !
- Ouais, parce que je ne sais pas, c'est normal pour moi.
- Y a rien qui va, ricanais-je.
- J'ai envie d'être irresponsable pour une fois.
- Je ne sais pas quoi te dire.
- Je suis terrifiée mais je veux juste faire une demande, si on doit se marier dans un an ou deux, ça me convient. Je veux juste m'assurer qu'il m'aime.
- T'es sûre que c'est le meilleur moyen ?
- Non, mais c'est le seul que j'ai envie d'essayer.
- Je te soutiens, et je te soutiendrais toujours.
- Je sais. C'est pour ça que tu es ma meilleure amie.

Je souriais tandis qu'elle déposait un baiser sur ma joue.

- J'peux t'piquer ma p'tite meuf ? Demandait Mathieu.
- Va, va.

Je ricanais et saisissait la main de Mathieu.

- Tu me fais danser ?
- Hein ?

Avec sa main, je faisais un tour sur moi-même.

- Qu'est-ce qu'tu fais Liv, j'voulais juste que tu viennes avec moi fumer. J'te fais pas danser moi.
- Désolée.

Il soupirait et nous allions sur le balcon.

- Arrête de t'excuser.
- Oui.

Il passait son bras autour de mes épaules et embrassait ma tempe. Nous échangions quelques banalités à propos de notre journée.

- Du coup, dimanche c'est à quelle heure le déménagement ?
- Neuf heures.
- Ok.
- C'est vrai ?
- Bah ouais. Mais avant, on fera un truc.
- Quoi ?
- Ça tu l'sauras demain.

Je fronçais les sourcils.

- T'inquiète bébé, fais-moi confiance et tout ira bien.

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