Elrin Stark, fille unique du célèbre Tony Stark,
vivant dans l'ombre imposante de son père.
Brillante et sarcastique, ne cessant jamais de chercher à prouver sa valeur, bien qu'amère.
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Avant
Elrin adorait le chant. Madame Smith, la jeune professeur de chant, était à la fois gentille et patiente, dotée d'une aura maternelle qui captivait Elrin. Alors, au lieu de passer son temps avec sa baby-sitter, Elrin se plongea dans le club de musique de son école, participant activement à la chorale et appréciant chaque moment passé avec Madame Smith. Un jour, elle reçut la tâche de chanter « Que Sera, Sera » lors de la prochaine représentation.
Pour Elrin, cet événement était bien plus qu'une simple représentation. C'était l'occasion de prouver à son père, Tony, qu'elle pouvait être excellente dans quelque chose. Tony n'était pas le père modèle. Il savait que ses absences et son désintérêt étaient notoires, mais il était conscient des efforts de sa fille. Pourtant, jamais il n'avait assisté à un événement important pour elle. Elrin avait essayé divers sports – basket, gymnastique, natation – en espérant que Tony viendrait un jour à une de ses compétitions, inspirée par les photos des parents de ses camarades. Après avoir abandonné ces sports, elle fut heureuse de savoir que son père viendrait à sa représentation. Tellement heureuse qu'elle répéta cette nouvelle partout : à la maison, en cours, sur le chemin de l'école et en rentrant chez elle. Elle connaissait la chanson par cœur.
Le jour de la représentation arriva enfin. Tony n'était pas exactement un père modèle, et tout le monde le savait, lui y compris. Pourtant, sur un coup de tête, il accepta de se rendre à la représentation de sa fille.
À l'entrée de la salle, où les parents discutaient avec excitation des performances de leurs enfants, Tony se trouvait là, l'air distrait, regardant son téléphone et se demandant ce qu'il faisait là. Lorsqu'il vit la porte de sortie, il hésita à partir. Mais une petite voix l'interpella. En se retournant, il vit sa fille courir vers lui avec un grand sourire. « Tu es vraiment venue ? Oh ! Regarde ma tenue ! Tu aimes ? »
Pour la première fois, Tony trouva sa fille éblouissante. Sa fille de 8 ans rayonnait avec un sourire qui illuminait son visage, ses cheveux soignés en tresses décorées de fleurs tombant sur ses épaules, et sa robe rose pâle ornée de froufrous, accompagnée de collants et de chaussures blanches. Tony décida de rester. Il avait hâte de voir sa fille chanter. En lui souriant, il lui tapota doucement la tête et lui murmura : « Je suis là. » Mais leur moment fut interrompu par Madame Smith, qui demanda à Elrin de rejoindre les coulisses. Tony observa la professeur de chant et sut qu'il passerait une bonne soirée. Il afficha son fameux sourire et engagea la conversation avec la jeune femme, qui n'était pas du tout désagréable.
Lorsque vint le tour d'Elrin de monter sur scène, elle souriait toujours autant en chantant « Que Sera, Sera ». « C'est le plus beau jour de ma vie, » pensa-t-elle innocemment.
Pour Tony, les parents qui filmaient leurs enfants en train de performer lui semblaient ridicules. Mais tout changea lorsqu'il vit sa fille sur scène. En l'écoutant chanter, et en entendant les commentaires des autres parents, il comprit. Il se retrouva avec le même sourire béat que les autres parents, sentant une fierté immense monter en lui. Ce qu'il trouvait autrefois ridicule lui semblait maintenant totalement approprié.
Cette soirée fut un moment de bonheur partagé entre père et fille. Mais ce bonheur fut éphémère, et Elrin en fit rapidement l'expérience le lendemain. Le matin après la représentation, Elrin se leva tôt, encore enveloppée dans la chaleur des souvenirs heureux de la veille. Mais son enthousiasme s'estompa rapidement lorsqu'elle se dirigea vers la chambre de son père. En passant devant la porte, elle entendit des voix. Curieuse, elle s'approcha et regarda. Ce qu'elle vit la fit vaciller.
Madame Smith dans la chambre de son père, encore semi vêtue de la tenue de la veille fit se briser quelque chose à l'intérieur d'Elrin. Elle hésita un instant, puis ouvrit brusquement la porte de la chambre, les yeux pleins de colère et de douleur.
« Alors, c'est ça ? » s'écria Elrin, sa voix pleine de ressentiment. « On est en train de bousiller toute la magie de la soirée ! »
Madame Smith, surprise, se tourna lentement vers elle. Son visage affichait une expression de gêne mêlée de regret. « Elrin, je... je peux expliquer, » balbutia Madame Smith, ses mains tremblantes en désignant la porte de la chambre. « Ce n'est pas ce que tu crois. »
« Oh vraiment ? » lança Elrin avec mépris, les bras croisés. « Parce que ce que je crois, c'est que tu m'as menti, que tu es simplement venue ici pour... »
« Ce n'est pas le cas, je te jure, » interrompit Madame Smith, se précipitant vers Elrin, essayant de la calmer. « Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Je suis tellement désolée. C'était une erreur, un moment d'égarement. »
Elrin se détourna, incapable de regarder Madame Smith en face. « Une erreur ? » répéta-t-elle, son sarcasme tranchant. « Et tu pensais que tu pouvais simplement effacer ça comme un malencontreux incident ? Tu sais quoi ? J'ai tout donné pour cette soirée. Et maintenant, je découvre que tu étais dans le lit de mon père ? C'est tellement... pitoyable. »
Madame Smith, visiblement affligée, essaya de s'approcher d'elle, mais Elrin fit un pas en arrière. « Je comprends que tu sois en colère, mais je t'en prie, essaie de comprendre ma situation. Ce n'était pas censé se passer comme ça. »
« Oh, je comprends parfaitement, » répliqua Elrin avec un rire amer. « C'est juste que tu as préféré te soucier de ton propre plaisir plutôt que de respecter l'importance que cette soirée avait pour moi. Tu sais quoi ? Garde tes excuses pour quelqu'un qui les croira. »
En voyant la froideur de la jeune fille, Madame Smith baissa les yeux, les larmes aux yeux. « Elrin, je... je suis vraiment désolée. »
« Désolée ? » Elrin secoua la tête, le visage durci par la déception. « J'ai arrêté de croire aux excuses quand j'ai compris que personne ne se souciait vraiment de ce que je ressentais. Si tu avais vraiment voulu me respecter, tu n'aurais jamais fait ça. Je ne veux plus jamais te voir. »
Madame Smith resta là, pétrifiée, tandis qu'Elrin se retournait et quittait la pièce. Sa colère était maintenant dirigée vers son père, mais ce qu'elle ressentait était bien plus profond : un sentiment de trahison et de solitude écrasant.
Elrin arrêta alors le club de musique, déçue et blessée. Sa relation avec son père, marquée par un moment de complicité, retomba dans l'indifférence et la froideur habituelles, comme si cette soirée n'avait jamais existé.
À 12 ans, Elrin comprit qu'elle n'obtiendrait jamais l'attention de son père avec ce genre de choses. Elle commença à se comporter mal et à poser des problèmes, se détournant de l'idéal de perfection qu'elle avait essayé d'atteindre. La jeune Stark devint alors célèbre pour ses troubles et ses conflits. Sa quête de reconnaissance se transforma en une lutte désespérée pour attirer l'attention d'une figure paternelle qui, malgré ses efforts, restait désespérément distante.
C'est à 14 ans que la jeune Stark a commencé à parler d'elle mais dans le mauvais sens. Elrin a commencé à poser des problèmes à tout le monde.