⚠ TW : HOMOPHOBIE
Oscar et moi arrivons au parc, où nous y retrouvons tous les élèves de notre classe.
Mes parents ont tout de suite accepté que je vienne au parc avec Oscar. Ils m'ont même dit que ça me ferait du bien de sortir un peu et d'être avec des gens, bien qu'ils savent très bien que je n'aime pas être dans des endroits où il y a beaucoup de monde.
– Eh, les mecs, Oscar est là, lance un garçon que je ne connais pas.
Tous les regards se tournent vers nous. Non, pas nous. Vers Oscar. Ils approchent vers Oscar et le saluent. Ils ne s'occupent pas de moi, comme à leur habitude.
– Tu veux jouer au foot avec nous ? lui propose un garçon qui est dans notre classe.
Oscar accepte et le petit groupe d'adolescents qui s'était agglutinés autour de nous se disperse. Oscar part en direction du terrain de football, sans même me lancer un regard. Je lâche un soupir et me dirige vers l'aire de jeux pour m'asseoir sur une balançoire. Je vois un trio de filles en face de moi qui me regarde en riant. Je soupire une nouvelle fois. Je n'ai même pas besoin d'être à côté d'elles pour savoir de qui elles parlent. En l'occurrence, de moi. J'essaie de ne pas me concentrer sur leur regard insistant sur moi et je sors mon carnet - mon grenier à pensée -, pour y écrire à l'intérieur.
Je reste un long moment la tête baissée sur les lignes du carnet, avec le brouhaha des autres adolescents autour de moi. Au bout d'un moment, je sursaute en sentant un ballon venir frapper contre la balançoire. Je referme brusquement mon carnet et je relève la tête pour voir quatre garçons de ma classe face à moi.
– File le ballon, le cancéreux, me lance l'un d'entre eux.
Les autres rient au surnom qu'il m'a donné, qui n'est absolument pas drôle.
– Sinon quoi ? je lui demande.
– Sinon quoi ? Sinon je te casse la gueule.
– Essaie un peu pour voir, je dis en riant nerveusement.
Sauf que je ris beaucoup moins lorsqu'il s'approche de moi et me lance son poing dans le visage. Il en profite pour arracher mon bonnet de ma tête et de le lancer plus loin. Il tire sur mon bras, me faisant tomber de la balançoire. Et tout ça sous les rires amusés des autres adolescents. Sauf qu'il n'y a pas que les trois garçons qui l'accompagnaient qui rient. C'est quasiment toute la bande d'adolescents autour de nous qui rit.
– Tu fais moins le malin, hein ?
Je grimace, mais ne réponds rien. Il en profite pour me lancer une seconde fois son poing dans mon visage. Sauf que cette fois il frappe sur mon nez, qui se met immédiatement à saigner.
– Laisse-le tranquille, dit quelqu'un derrière lui.
Je vois Oscar qui apparaît derrière lui et il s'interpose entre nous.
– Laisse-le, répète-t-il. Il t'a rien fait.
– Si. Justement. Il me dérange.
– Pourquoi il te dérange ? Il a rien fait de mal, à ce que je sache. C'est parce qu'il est là ? Ça te dérange qu'il soit là ? Eh bien va-t'en et il sera plus là.
Je reste bouche bée face aux paroles d'Oscar. Les autres aussi d'ailleurs. Personne ne prend la parole. Pas même le garçon de ma classe.
– Très bien, je m'en vais, déclare-t-il finalement au bout d'un long moment.
Il s'éloigne de nous et sa bande le suit rapidement. Oscar se tourne vers moi et m'aide à me relever en souriant.
– Ça pisse le sang. Tiens, dit-il en sortant un paquet de mouchoir de sa poche et en m'en tendant un. Faut que tu te mouches dedans et après tu presses ta narine avec le mouchoir, la tête en avant.
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AMOURIR, bxb
Любовные романы„ LUTTER CONTRE UNE MALADIE C'EST SANS DOUTE MENER LE DERNIER COMBAT DE SA VIE " Philippe Chavinis ──────────────────────────── Nathanaël est atteint d'une tumeur au cerveau depuis ses 12 ans. Il enchaîne les séjours à l'hôpital et les traitemen...
