Personnages principaux :
Oliya : La petite fille de 7 ans, elle est maltraitée par ses parents, elle vie dans la misère.
Samuel Lariston : Protagoniste et albinos, il est le petit fils de Charles et Louise Lariston. Il a 27 ans et possède plusieurs propriétés. Il n'aime pas grand chose et n'est pas très sociable.
Charles Lariston : Grand-père de Samuel et mari de Louise. Il est l'un des hommes les plus influents au monde.
Louise Lariston : Grand-mère de Samuel et conjointe de Charles. Elle gère un orphelinat.
John : Un riche américain et collaborateur pour le projet de Charles.
Arnold Jr Deereik : L'ambassadeur des États-Unis il réside en france depuis 5 ans avec sa famille.
CHAPITRE 2 : LE PROPRIÉTAIRE DE LA GUILLORÉ
Ce même soir à Paris, sous un ciel dégagé, une voiture défile à toute allure sur les grandes avenues. Une voiture de luxe attirant l'attention des piétons, adultes comme enfants et même les autres automobilistes. Déjà que très peu de personnes ont la possibilité de s'en acheter une alors une Bugatti type 101... ça c'est extraordinaire.
Les gens se posent tous la question, le cœur battant la chamade et laissent alors libre cours à leur imagination sur le personnage possédant cette Bugatti. Est-ce le premier ministre, une célébrité mondialement connue, un riche homme d'affaires ou alors... Le président ?
Une question qui, hélas, suscite beaucoup d'intérêt mais dont la réponse se voit s'enfuir au loin à l'horizon. Cette Guilloré coupé aux formes rondes est complètement à part, rien à voir avec les autres jugées trop rectilignes, elle, elle a ces formes gracieuses, onduleuses.
Et puis parlons du prix de l'auto, pensent ces admirateurs ; combien faudrait-il pouvoir dépenser pour s'en offrir une ? Avoir autant d'argent après la guerre ? Mais de quelle famille vient-il ou alors elle ? Cela pourrait être une femme ? La Bugatti bleu marine, déjà loin dans une avenue du 12e, s'arrête près du trottoir. Des passants eux aussi curieux ralentissent le pas, bien que pressés, pour connaître le propriétaire de ce luxueux véhicule.
Le moteur se coupe, les secondes paraissent longues et la porte s'ouvre brusquement.
Un homme élancé, vertueusement vêtu, sort de la voiture, il met son chapeau sur la tête couvrant ses cheveux bruns doux et soignés. Un bel homme dans la cinquantaine dont nous pouvons imaginer son âge de par ses poils blancs sur sa barbe et ses cheveux. Il a la peau mate, légèrement bronzé, les yeux bleus lui donnent un air calme et curieux. Il accourt dans la rue et s'empresse vers la boulangerie "Rêvons de pains".
Le boulanger, un gros monsieur bien sympathique, ressemblant assez à l'image que l'on se fait d'eux. Ses joues bien garnies sont rosées et parfois quand sa femme qui travaille avec lui le surnomme "Mon doudou" il se met à rougir devant la clientèle.
La boulangerie n'est ni petite ni grande, de taille moyenne sans étage. C'est une boulangerie axée sur la gourmandise donc il y a de tout et puis tout est gros. L'endroit est lumineux afin de mettre l'accent sur la dorure des croissants, pains au chocolat, gaufres, muffins, biscuits, et toutes sortes de pains. Les trois derniers clients prennent leur temps, hésitent, cela commence à agacer le boulanger, il veut fermer, lui.
Puis il est 20h, c'est bon, on ferme se réjouit-il en silence. Et soudain la sonnette d'entrée le surprend, un autre client, un retardataire qui va le rendre lui aussi en retard, il déteste les retards. L'homme de la Bugatti rentre s'excusant en retirant son chapeau, après son sprint tel un athlète, tel un ancien athlète, enfin un vieil athlète à la retraite. Il a chaud, très chaud, son front gouttelette.
Bonsoir, je vous prendrai un gâteau à la fraise pour dix personnes s'il vous plaît.
Ça sera tout ? Dis le boulanger d'un air grognon.
