Chapitre 8

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Je souffle et me redresse sur mon lit, tremblante à cause du froid. Mes vêtements sont de nouveau trempés.

Je fixe Anya du regard, ne me souciant pas du fait qu'elle puisse me tuer si elle le voulait. "Sérieusement?"

Anya a un sourire narquois, "On ne va pas s'entraîner aujourd'hui pour laisse à tes faibles muscles le temps de se reposer. On va continuer demain."

Je commence à essorer l'eau de mes cheveux de nouveau, "Alors pourquoi tu m'as réveillé comme ça une fois de plus?"

"C'est amusant. Maintenant lève-toi, aujourd'hui je vais t'apprendre le Trigedasleng et te prendre des nouveaux vêtements."

Je me lève et soupire quand je vois que mes vêtements collent à ma peau. Vous savez, à cause de l'eau qu'Anya a renversé sur moi. Je me déshabille, ne me souciant pas d'Anya qui est là (j'ai le sentiment qu'elle s'en fiche aussi) et met mes vêtements que j'avais laissé sécher hier. Ils sont un peu rigides et inconfortables et j'ai vraiment hâte d'avoir de nouveaux vêtements.

Anya me passe un panier de nourriture en sortant de la tente sans dire un mot. J'en mets quelques uns dans mes poches et commence à manger en la suivant. Elle m'emmène à une des maisons faite de métal et de débris. Elle toque à la porte et attend patiemment que la personne à l'intérieur ouvre la porte.

Quand la porte s'ouvre, une vieille(peut être 45 ans) femme se trouve là avec un air renfrogné qui me rappelle celui d'Anya.

L'air renfrogné s'en va et elle sourit quand elle voit Anya. "J'ai cru entendre que tu étais revenue. Bienvenue à la maison, ai yongon (mon enfant)." Elle prend Anya dans ses bras.

Anya soupire dans ses bras mais elle a l'air plus heureuse. "Nomon (mère), je ne suis plus une goufa (enfant) désormais."

"Tu l'es pour moi." La femme dit, s'éloignant d'elle et me regardant avec un regard interrogateur. "C'est elle?"Anya acquiesce. "C'est la Skai Prisa (Princesse du Ciel)."

Je trouve ça un peu bizarre qu'elles parlent anglais quand leur langage normal est définitivement pas ça. Je suppose que ça doit être pour mon bénéfice. Mais je ne connais pas leur langage, donc je n'ai aucune idée de qui est cette femme qui a enlacé Anya (et elle ne l'a pas tué alors qu'elle l'a pris dans des bras, bizarre).

"Tu me n'avais pas dit qu'elle était meizen (magnifique)." La femme dit d'un ton réprimant.

Anya fusille du regard de nouveau. "Nomon."

"D'accord, d'accord. Entre Prisa, je vais prendre tes mesures."

La femme retourne dans la maison, me faisant geste de la suivre. J'entre après elle, et entend Anya derrière moi.

Il y a une pièce où elle l'emmène pleine de miroirs et d'outils similaires à ceux qu'on avait sur l'Arche, mais aucun d'eux n'a d'électricité.

La femme fouille dans un tiroir, cherchant quelque chose.

"Après toute ces années tu n'es toujours pas organisée?" Anya remarque.

"Shof up (Tais toi)." La femme soupire, apparemment elle a trouvé ce qu'elle cherchait et tape Anya sur le bras avec.

Anya ne réagit pas, elle a juste l'air amusée. C'est une dynamique étrange.

"Une fois que tu as pris ses mesures, fais une copie pour la donner à Artigas. Il va la donner à faiseur d'armure."

"Faiseur d'armure?" Je demande.Anya se tourne pour le regarder, ses yeux sérieux (plus que d'habitude). "Oui. Tu as besoin d'une armure ou tu mourras en combat." En combat? Quoi? "Ce qui va être fait de toi est du ressort de Heda mais pour l'instant tu t'entraînes pour devenir une guerrière. Tu auras besoin d'une armure."

De toutes les façons dont j'aurai pu mourir, sur l'Arche ou sur terre, mourir en combat n'est pas quelque chose que j'avais considéré.

"Ne fait pas peur à la pauvre fille, Anya."
La femme réprimande. "Elle n'a peut être pas eu de combats dans le ciel."

Anya lève ses sourcils, mais d'une façon ou d'une autre à toujours l'air désintéressé. "Tu n'en as pas eu?"

Je secoue la tête. "Non. Il y a seulement un gouvernement, avec un leader appelé chancelier et un conseil pour recommander au chancelier. N'importe quelle opposition est écrasé en la faisant flotter."

"Je ne pensais pas qu'il y avait des rivières dans le ciel. Comment cela peut être une punition?" La femme questionne.

"Il n'y a pas de rivières, mais de l'eau limitée. Flotter est quand tu es aspiré dans l'espace. Tu suffoques et meurt, dans l'espace il n'y a pas d'oxygène pour respirer."

Anya a l'air... impressionnée alors que la femme a l'air horrifiée.

"S'il n'y a pas d'air pour respirer, comment as-tu survécu?"

"Il y a un géant vaisseau de métal, mille fois plus grand que la capsule dans laquelle je suis arrivée où des gens vivent. Ils régulent l'air constamment et s'assurent qu'on a assez d'oxygène, mais il y a défaut dans le système. Ils vont être à court d'oxygène dans quelques mois."

"Est-ce que c'est pour ça que tu es ici? Pour t'assurer que la terre est survivable?" La voix d'Anya a l'air vaguement aggressive mais c'est compréhensible. "Je ne voudrais pas que des gens de l'espace viennent et envahissent ma terre non plus".

La femme commence à me mesurer, mais je sais qu'elle écoute toujours ce que je dis.

"Non, ça viendra plus tard. J'ai été envoyé car ma mère ne voulait pas que je me fasse flotter. C'est illégal de flotter qui que ce soit avant qu'ils aient 18 ans, donc il y a une prison pour garder les personnes en dessous de 18 ans. Parce-que je savais que l'oxygène manquait, le chancelier à ordonner que je sois flotter plus tôt. Ma mère a fait appel à un mechanic pour réparer la capsule et m'envoyer ici dedans."

"Tu as mentionné que d'autres allaient descendre pour savoir si c'est survivable?" Anya dit.

"Oui, je ne sais pas quand. Parce-que ceux de moins de 18 ans sont jetables," Je grogne à ça, "c'est eux qu'ils vont envoyer. Il y aura une centaine d'entre eux, et leurs signes vitaux seront contrôlés par l'Arche."

"Quand Heda arrive, tu devras lui partager cette information." Anya m'ordonne.

J'acquiesce, sachant que leur Heda aura plus de questions qu'Anya.

"J'ai fini avec les mesures." La femme annonce, s'éloignant de moi. "C'était bon de te revoir, Anya. Reviens bientôt pour visiter ta vieille Nomon."

"Tu n'es pas vieille." Anya lui dit.
"Au revoir, mère." Mère? "Viens, Clarke." Elle hoche de la tête à sa mère en guise de respect avant de partir, ne se souciant pas de voir si je la suis ou non (je la suis).

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