Cloélia Kennin, future lady du royaume d'Halliwell commence doucement à faire son entrée dans la Haute Société en se rendant à ses premiers événements.
Mais lorsqu'elle se retrouve embarquée malgré elle dans un complot visant à faire tomber le roi...
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3 jours plus tard
Trois jours s'étaient écoulés depuis que je m'étais rendue au palais. Trois jours que j'avais dit adieu à ma vie paisible et sans importance. Trois jours que j'essayais de comprendre comment rentrer en contact avec Castiel. Trois jours que j'allais chaque matin aux écuries voir s'il était là. Il n'y était jamais
Le moyen le plus évident était de lui envoyer une lettre à son adresse. Même en étant dans la région il arrivait à recevoir et à répondre à celles que j'écrivais. Le chercher à travers la ville était trop risqué sachant qu'il m'avait prévenu qu'il serait souvent en déplacement.
Je me risquais tout de même à essayer.
J'étais sortie hier et j'étais retournée aux alentours du palais et du marché mais rien. Aucune trace de Castiel. Les prochains endroits que je comptais fouiller dans les prochains jours étaient les bars et les pubs de la ville. Et en plus je voulais trouver Castiel uniquement pour savoir où trouver le roi Daeron par la suite. Une vraie chasse à l'homme.
Isadora avait entièrement raison : la nouvelle d'une jeune femme faisant son entrée dans la Haute s'était répandue, forcément par le C.F.R.P, et les invitations à des thés ou à des promenades étaient en train de s'empiler sur ma coiffeuse.
Père n'avait pas réussi à me soutirer beaucoup d'informations sur mon audience au palais. J'avais vaguement abordé le sujet de terres que notre famille pourrait racheter mais rien de plus. Je n'étais pas certaine qu'il croyait à mon histoire mais peu importait. Lilia ne savait rien non plus et cela devait rester ainsi.
L'angoisse ne m'avait pas laissée beaucoup dormir et je commençais à être sérieusement à cran. Je prenais mes repas dans ma chambre et quand je ne restais pas bloquée devant ma fenêtre à guetter un oiseau messager, j'étais à mon bureau en train de rédiger des plans aussi tordus les uns que les autres pour rencontrer Daeron.
Ce fut donc sans surprise que père finit par me convoquer au petit salon accompagné de thé aux fruits rouges et de biscuits au miel et à la cannelle, notre rituel de réconfort. Je le rejoignis et m'installais dans le fauteuil à côté du sien.
— Que se passe-t-il, Cloélia ? Et ne mens pas.
Je soupirais. Bien sûr que mon comportement était étrange et il l'avait remarqué.
— Je suis simplement fatiguée à cause du stress. Ma présence est requise dans bon nombre d'évènements et je dois m'y habituer, rien de plus.
— En es-tu certaine ? Je sais que que tu es bloquée ici depuis l'enfance alors si tu veux sortir mais que tu n'oses pas me le dire...
J'avais honte d'abuser de sa gentillesse comme j'allais le faire.
— Vraiment ? Avec maman et Aria, je comprendrais que tu préfères que je reste ici, avec toi.
— Tu va avoir 18 ans, sors, amuse-toi. Ne t'en fais pour moi, Robert a accepté de jouer avec moi au maillet tout les matins et je pars chasser deux fois par semaine. Je suis loin de pouvoir m'ennuyer.