Acceptation et rapprochement

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« Comment ne pas la voir... » Commença Izou.

Elle était sentait les larmes lui monter aux yeux. Elle hésitait encore entre rester et se faire traiter de tous les noms indirectement ou partir au risque de dévoiler au reste de l'équipage son identité.

« Elle était trop géniale ! » Continua-t-il surexcité.

Elle le savait, il l'a... Attendez, quoi ?! Il avait dit géniale ?! Melody releva la tête afin de vérifier si son ouïe ne lui jouait pas des tours. Elle vit le commandant de la seizième division avec des étoiles dans les yeux.

« Je suis d'accord ! Elle était vraiment épatante ! » Ajouta Haruta, la commandante de la douzième division.

Haruta était une femme ayant les cheveux courts bruns et les yeux bleus habillée d'un costume de mousquetaire vert et blanc. Melody n'en revenait pas, les compliments pleuvaient. Une larme coula, puis une autre, des larmes de soulagement, qui affolèrent tout de même les commandants autour d'elle.

« Qu'est-ce qui se passe Melody ? Pourquoi tu pleures ? » S'enquit Satch.

« Ah, c'est rien, j'ai une poussière dans l'œil, je reviens, je vais me passer un coup d'eau sur le visage. » Mentit Melody.

« Ah je vois. Reviens vite. »

« Oui, oui promis. »

Elle sortit de la pièce et elle regarda de tous les côtés pour voir si personne ne se trouvait aux alentours. Elle déploya ses ailes et elle les rangea une fois sur le toit. La jeune fille se sentait vraiment plus à son aise sur le toit, elle se sentait plus libre. Les larmes coulaient les unes après les autres, mais ce n'étaient pas des larmes de tristesse ou de rage, non, elle pleurait de joie ! Elle se sentait si bien. Elle voulait que ce moment dure à jamais. Étrange non ? De vouloir pleurer pour toujours. Et pourtant, elle était là, sur le toit du réfectoire à pleurer avec un sourire collé aux lèvres. Mais une personne vint perturber se moment.

« Melody ? »

Une voix qu'elle reconnaîtrait entre mille à présent, à force de la côtoyer depuis maintenant environ une semaine. Elle se retourna tout de même, plus par politesse, que pour savoir qui s'adressait à elle. Le seul détail auquel elle n'avait pensé c'était qu'elle avait encore les yeux rouges à cause de son excès de bonheur. En voyant cela, Ace commença à paniquer.

« Ah mais pourquoi tu pleures ? Ça ne va pas ? » Déclara le brun en s'approchant rapidement de la jeune fille. « Je... Je eeee... »

Melody le regarda, il avait l'air complètement paniqué. Il disait des paroles qui n'avaient aucun sens et faisait des gestes absurdes. D'un coup, elle partit dans un fou rire à la surprise du commandant de la seconde division. En voyant sa tête, le fou rire de la brune redoubla d'intensité. Elle se tenait le ventre tellement elle riait.

« Si tu voyais ta tête ! » Arriva-t-elle à prononcer entre deux crises de rire.

Quand l'homme comprit qu'elle se moquait de lui il gonfla une de ses joues, signe qu'il boudait. Melody s'arrêta en voyant son ami faire la moue, elle le trouvait vraiment mignon à cet instant. Attendez, MIGNON !!! Depuis quand elle le trouvait mignon ! Elle prit une teinte à en faire pâlir les tomates les plus mûres.

« Melody, ça va ? T'es toute rouge. T'as peut-être de la fièvre. »

Il joignit le geste à la parole et posa sa main sur le front de la demoiselle. Celle-ci se senti encore plus gêner et s'éloigna rapidement du commandant.

« Non non ! C'est rien, ne t'inquiète pas je... je vais bien. » Affirma-t-elle en faisant de grands gestes.

Ace n'était pas convaincu mais il n'insista pas. Melody, quant à elle, tentait de ralentir son rythme cardiaque. Elle y arriva au bout de quelques longues minutes qui lui parurent des heures à cause d'un certain commandant qui la regardait intensément. En vérité, la raison qui le poussait à la regarder ainsi était qu'une question lui brûlait les lèvres depuis toute à l'heure. Il inspira un grand coup et se jeta à l'eau :

« Dis-moi Melody, pourquoi es-tu partie comme ça ? Et pourquoi tu pleurais ? Tu devrais être heureuse non ? »

« Oui évidement que je suis heureuse ! » Affirma-t-elle.

« Alors pourquoi ? » Demanda Ace qui ne comprenait visiblement pas le comportement de son amie.

« C'est justement pour ça que je suis partie... » Révéla-t-elle.

« Comment ça ? Je ne comprends pas ? »

« J'étais tellement heureuse que j'en ai pleuré... C'est bête non ?! » Avoua la jeune fille avec un rire crispé.

Elle baissa la tête, rouge de gêne et de honte. Elle ne voulait pas qu'il la voit dans cet état qu'elle qualifiait mentalement de pitoyable.

« Non. » Rétorqua le brun au tac au tac.

Trois lettres. Trois lettres qui lui firent l'effet d'un électrochoc. Elle releva rapidement la tête pour voir le visage sérieux de son ami.

« Je ne trouve pas ça bête du tout. Au contraire, c'est normal. Enfin je veux dire, tu as a été rejetée toute ta vie par des imbéciles. Donc c'est normal d'être heureuse après avoir entendue qu'ils t'acceptaient même indirectement. »

Elle n'en revenait pas. Il avait dit les paroles qu'elle avait secrètement espérée entendre toute sa vie. Comment avait-il fait ? Comment avait-il pu savoir ?

« Tu lis dans mes pensées ? »

Cette phrase était sortie d'elle-même, comme si son corps avait agi sans son accord. Ace paru désemparé par cette question soudaine et soit dit en passant un peu tirée par les cheveux.

« Désolé, c'est sorti tout seul. » S'excusa la brune après s'être reprit. « Évidement que non ! Haha... » Ajouta-t-elle avec un rire de gêne.

« Non c'est vrai que je ne peux pas lire dans les esprits. Mais j'ai vécu à peu près la même situation... Donc je sais ce qu'on peut ressentir et... »

Il s'arrêta net. Il venait de faire une bêtise (pour être polie). Maintenant elle allait lui poser des tas de questions sur son passé et... Encore un arrêt. Il eut comme un choc. Il lui avait fait subir cela quand elle leur a raconté, à lui et à Marco, son passé. Oh non ! Maintenant il s'en voulait de lui avoir posé autant de question par simple curiosité. Tout allait très vite dans sa tête, il se remémorait toutes les fois où il avait fait une gaffe même sans le vouloir. Il avait été un monstre avec elle. Il posa ses mains sur sa tête et se replia sur lui-même. Soudain, une main se posa sur son épaule et il releva la tête. En face de lui, Melody le regardait avec un sourire rassurant.

« Ne t'inquiète pas, si tu ne veux pas m'en parler je comprendrais. Ne te force pas, tu n'as pas de compte à rendre ou quoi que ce soit d'accord ? » Déclara-t-elle.

Le brun fut agréablement surpris par la déclaration de la jeune fille. Elle avait complètement dissipé tous ses tracas en moins temps qu'il n'en faut pour le dire.

« Et c'est moi qui lit dans les pensées. » Dit le commandant en souriant à son tour.

Melody lui tendit la main et l'aida à se relever. Ils descendirent tous les deux du toit et rentrèrent ensemble dans le réfectoire sous le regard de tous les pirates présents et plus particulièrement sous celui des commandants. Une fois arrivé à la table, ces derniers se regardèrent et ils eurent un sourire qui en disait long sur ce qu'ils pensaient. En particulier celui de Satch, qui pour dire vrai, donnait des frissons d'effroi. Melody et Ace se réinstallèrent à leurs places respectives, suivis du regard par notre très cher commandant de la quatrième division. La fête dura tout le reste de la journée où l'alcool coulait à flot, où les rires et les chants retentissaient. En fin de journée, alors que le soleil disparaissait, Ace regardait l'océan seul. Il réfléchissait au moment qu'il avait passé avec Melody sur le toit et aux sentiments qu'il avait ressentis à cet instant. Non aux sentiments qu'il ressentait à chaque fois qu'il était avec elle.

« Tu vas lui dire ? » Demanda une voix que le brun connaissait par cœur.

La belle ou la bête ?Des histoires addictives. Découvrez maintenant