Marco et changement d'avis

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« Comment tu as fait je t'ai à peine vu bouger ?! »

« Ça c'est un secret. » Répondit Melody en tirant la langue.

Après cela, elle partit en directions de l'intérieur du navire, sans rien ajouter, laissant Satch et le reste de l'équipage complètement abasourdit par sa prestation. La brune une fois à l'intérieur des couloirs, se dirigea vers les chambres des commandants. Elle s'inquiétait vraiment pour Marco, ce regard qu'il lui avait montré la hantait. Elle arriva assez vite devant la cabine de l'intéressé, puis elle frappa à la porte. Voyant que personne ne lui répondait, elle se concentra, sur son ouïe et chercha un signe qui pourrait l'aider à savoir si Marco était dans sa chambre. Elle parvint à entendre la respiration lente de quelqu'un à l'intérieur de la chambre. Soit il dormait, ce qui expliquerait pourquoi il ne lui avait pas répondu, soit il était parfaitement réveillé mais il n'avait pas envie de parler. Il n'y avait pas trente-six mille moyens pour savoir laquelle des deux suppositions était la bonne, il fallait entrer dans la chambre. Elle appuya sur la poignée de la porte, mais elle était verrouillée. Mais alors qu'elle allait soupirer face à son échec, elle entendit le cœur de Marco accélérer, et le bruit d'un mouvement sur le lit. Coïncidence ? Surement pas ! Finalement ce fut un sourire victorieux qui s'afficha sur son visage.

« Ecoute Marco je veux te parler, et je sais que tu es réveillé. Donc soit tu m'ouvre cette porte de ton plein gré, soit je l'ouvre toute seule, que tu le veuille ou non. »

Elle entendit un soupire de l'autre côté de la porte, mais aucun mouvement. Quelques minutes passèrent , puis le premier commandant prit enfin la parole.

« Je n'ai pas vraiment envie de parler Melody... S'il te plait vas-t'en... »

Une veine ressortait sur le front de la brune. Alors il le prenait comme cela ? Tant pis pour lui. Elle sortit la clé qu'elle avait créée, puis elle la plaça dans la serrure. Elle regarda autour d'elle. Personne, parfait. Melody fit juste sortir sa queue, mais elle la cacha en l'enroulant autour de sa taille sous son maillot. Ensuite, elle ferma les yeux, et se concentra sur sa tâche. C'était certes moins difficile que la fois d'avant, mais cela restait tout de même assez complexe. Au bout de quelques secondes un petit déclic se fit entendre, et le sourire de la jeune fille fendit de nouveau son visage. Elle rangea la clé dans sa poche, puis elle entra, refermant la porte immédiatement après. La chambre était plongée dans le noir, Melody resta immobile le temps de s'adapter. Une fois habituée, elle observa machinalement la cabine. Dans l'ensemble, elle ressemblait à la sienne ou à celle d'Ace, mais elle était plus grande et il y avait des cartes un peu partout dans la pièce. Evidemment, étant le navigateur du navire, cela pouvait se comprendre. Soudain, son regard s'arrêta sur une silhouette allongée sur le lit. Melody se rapprocha doucement, afin de ne pas le brusquer, puis elle s'assit sur le bord du lit. Le blond avait les yeux cachés par son bras, mais l'odeur du sel un peu trop forte pour n'être due qu'a la présence de l'océan, indiqua à la brune qu'il avait pleuré. Se sentant observé, il poussa un long soupire.

« Alors comme ça même dans ma chambre je ne peux pas être seul... »

« Désolé de te l'apprendre mais non... » Répondit Melody avec un sourire avant de reprendre une expression sérieuse. « Plus sérieusement Marco, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

« Je ne vois pas de quoi tu parles, j'ai juste un peu mal à la tête c'est tout... »

Melody souffla d'exaspération. Il la prenait pour une idiote ou quoi ?

« Pas à moi Marco... Je peux sentir l'odeur des larmes... Et les émotions que j'ai vu dans tes yeux... Je sais que c'est quelque chose de grave qui t'as profondément touché... »

Elle marqua une pose, puis reprit d'un ton rassurant.

« Ecoute, je ne peux pas te forcer à te confier à moi, car ce ne serais plus une confession, mais un interrogatoire... Je veux juste que tu arrête de te terrer dans un coin et de garder tes sentiments pour toi tout seul... Je sais ce que ça fais... Alors quand tu voudras parler à quelqu'un, saches juste que je serais là pour toi. »

Après sa tirade, elle reprit la clé, puis la posa sur la table de chevet, en ajoutant un petit « Pour que tu retrouve un peu d'intimité. », ce qui eut le don de faire sourire le commandant, même si cela ressemblait plus à un rictus qu'à autre chose. Enfin, elle sortit de la cabine. Mais avant qu'elle n'est fermé la porte, elle put entendre un petit « Merci Melody. » qui la fit sourire. Quand elle fut dans le couloir, Melody se demanda se qu'elle allait bien pouvoir faire maintenant. Il n'était pas encore l'heure de manger et elle n'avait pas envie d'aller sur le pont, ni dans sa chambre. Puis elle se souvint de son comportement vers Barbe Blanche et décida qu'elle devait s'excuser auprès de lui et discuter de certains détails. Elle se dirigea vers la cabine du capitaine, mais en traversant les couloirs, elle passa devant la cabine de navigation. A ce moment elle surprit une conversation entre deux navigateurs.

« A ton avis, pourquoi le commandant Marco nous a demander de changer de cap ? »

« Apparemment ce serait un ordre de père. Peut-être a-t-il besoin de faire un détour par une autre île avant de déposer Melody. »

Alors comme cela Barbe Blanche voulait retarder l'échéance... Elle soupira et continua son chemin puis, lorsqu'elle fut devant, elle toqua, et attendit la réponse. Celle-ci vint quelques secondes plus tard. Barbe Blanche ne fut pas surprit par la présence de Melody, il savait qu'elle allait venir pour parler avec lui de la matinée. Elle se plaça debout devant lui avant de s'incliner respectueusement et de demander pardon à l'homme le plus puissant des mers. Il la regarda, puis il rigola à en faire trembler le Moby Dick. Melody la prit assez mal, en pensant qu'il se moquait d'elle, et elle lui lança un regard noir qui faisait bien comprendre son ressentit. Quand il se remit de son fou rire, il éclaircit le malentendu.

« Je dois t'avouer que je m'attendais à ce que tu vienne, mais plutôt pour discuter de ma proposition et non pas pour t'excuser. »

« Evidemment que je viens pour m'excuser, je t'ai traité d'idiot et je n'aurais pas du... Excuse-moi. »

« Relève-toi voyons, ne t'excuse pas pour ça, c'est déjà oublié. »

« Merci Ed... Et pour la place de commandante de la division zéro... Je... Je... »

Melody baissa la tête, . Elle hésitait. A vrai dire même elle n'était pas sûre de ce qu'elle voulait. Cependant quand elle pensait à l'équipage, elle ne voulait plus partir. Cette bande d'idiot déjanté avait réussit à réduire le mur qu'elle avait érigé autour de son cœur en miettes. Edward Newgate attendait la suite de sa phrase avec impatience, son attention était d'ailleurs palpable. La brune inspira un grand bol d'air, puis elle expira doucement.

« J'accepte de faire parti de ton équipage et j'accepte la place que tu m'offre. » Affirma-t-elle avec un air déterminé. « Je me suis rendu compte que je me suis attaché à cette famille. »

Le capitaine eut un immense sourire qui montrait sa joie.

« Mais à une condition... »

... Et le sourire du géant fondit comme neige au soleil.

« Je veux être sûre que mon père va bien. Je pense que tu peux comprendre, n'est-ce pas ? »

« Tu n'as pas sa carte de vie ? »

« Non, on a système. Comme on est tous les deux très recherché par la marine, on a mit en place un plan. A chaque fois qu'on change d'île, on prévoit celle où on pourrait aller si il y a un problème. Si l'un de nous ne revient pas le soir, on prend nos affaires et les cartes de vie de chacun, et on part à la recherche de l'autre, jusqu'à ce que l'état de la carte de vie s'améliore. Donc je sais juste où il est mais je ne sais pas s'il va bien... »

« Oui je peux comprendre. »

« Merci encore. Par contre je leur annoncerais ma décision moi-même une fois que j'aurais vu mon père. »

Barbe Blanche acquiesça et Melody le salua et elle se retourna pour partir. Mais avant de franchir la porte elle ajouta.

« Et ce n'était pas nécessaire de changer de cap, pour rallonger le trajet. » Dit-elle en lui tirant joyeusement la langue.

Elle partit de la chambre, tout sourire, ce qui n'était pas le cas de Barbe Blanche. Comment allait-elle réagir en apprenant pour son père ?

La belle ou la bête ?Des histoires addictives. Découvrez maintenant