Kylian soupira, visiblement à bout, ses yeux fixant les miens avec une intensité nouvelle.
— Argh... j'en ai marre, souffla-t-il. Tp... il faut que je te dise quelque chose...
Je sentis un frisson parcourir mon échine. Ses mots avaient ce ton sérieux, presque douloureux, qui m'attira irrésistiblement.
— Dis-moi, murmurai-je, un peu tremblante, ne sachant pas ce qui allait suivre.
C'était la première fois que je voyais Kylian ainsi, vulnérable, honnête et totalement ouvert. Il inspira profondément, comme pour se donner du courage, puis se lança.
— Ne me coupes pas, s'il te plaît. C'est important... Depuis le premier jour, je... je ne sais pas pourquoi, mais je ressens quelque chose pour toi, quelque chose que je n'ai jamais ressenti pour personne. Au début, je pensais simplement que tu étais magnifique, mais plus les jours passaient, plus tu hantais mes pensées. Tes yeux, ton sourire, ton rire... tout en toi m'attire. Et pas seulement ton apparence... ton intelligence, ton assurance, la façon dont tu respectes les autres et toi-même... ça me bouleverse.
Il fit une pause, me laissant digérer ses mots, et je sentis mon cœur s'emballer. Il poursuivit, cette fois avec un sourire timide qui illuminait ses traits.
— Au début, je craignais que tu sois comme les autres, insaisissable... mais tu n'as rien à voir avec ça. Depuis notre premier câlin, depuis ces moments où je dormais à tes côtés, chaque instant partagé avec toi m'a fait comprendre combien je tiens à toi. Le jour du match, j'étais énervé, pas seulement à cause du jeu, mais parce que je ne savais pas où tu étais. Et quand tu m'as rassuré, m'encourageant, j'ai senti une confiance nouvelle... et j'ai compris que je t'aimais. Maintenant, je ne peux plus garder ça pour moi. Tp, je t'aime.
Mes yeux se remplirent de larmes avant que je ne puisse les retenir. Tout ce que j'avais gardé pour moi, toutes ces émotions confuses et nouvelles, semblaient trouver leur écho dans ses mots.
— Je t'aime aussi... idiot, murmurai-je, ma voix tremblante mais sincère.
Sans réfléchir, je me jetai dans ses bras. Il me serra contre lui, d'abord surpris, puis répondant avec la même intensité. Nos souffles se mêlaient, nos cœurs battaient à l'unisson. Le baiser fut d'abord tendre, hésitant, puis il devint plus profond, plus brûlant, comme si nos corps cherchaient à traduire en gestes ce que les mots ne pouvaient contenir. À bout de souffle, nous nous écartâmes à peine, nos regards capturant une complicité muette, fragile et précieuse.
— Le jour où je parlais d'un garçon... c'était toi, avouai-je enfin, mes mots tremblants. J'avais peur de te le dire... peur que mes sentiments ne soient pas réciproques...
Il me coupa d'un geste doux, ses lèvres retrouvant les miennes avec une délicatesse infinie. Mon cœur battait si fort que j'avais peur qu'il ne s'échappe de ma poitrine. La chaleur de son corps contre le mien me rassurait, et pourtant chaque fibre de moi tremblait sous l'effet de son regard et de ses mains qui me tenaient avec précaution, comme si j'étais fragile et qu'il fallait me protéger de tout.
— Je suis ton premier amour ? murmura-t-il, une lueur espiègle et sincère au coin des yeux.
— Oui, répondis-je, un sourire tremblant aux lèvres.
Son sourire en coin me fit frissonner, un mélange de tendresse et de malice qui me désarmait complètement.
— Alors... on est d'accord, on est ensemble ? Pas un simple moment, mais nous... ? demanda-t-il avec cette pointe d'inquiétude dans la voix qui le rendait terriblement humain.
— Oui. Toi aussi, dis-je avec conviction.
Nos corps se rapprochèrent de nouveau, une danse silencieuse de désir et de tendresse, nos mains et nos regards explorant la familiarité nouvelle d'un amour naissant. Chaque contact semblait amplifier l'électricité dans l'air, chaque geste éveillant une sensation nouvelle, intense et troublante. Nous étions seuls dans notre bulle, et le monde extérieur n'existait plus. Je sentais son souffle sur ma peau, ses doigts effleurer les miens, et un sentiment de sécurité mêlé à l'excitation me traversa tout entière.
— Je ne veux jamais te lâcher, murmura-t-il contre ma joue, sa voix basse et grave résonnant dans mon esprit.
— Moi non plus, soufflai-je, enfonçant ma tête contre son torse, cherchant à m'imprégner de sa chaleur, de son odeur, de cette présence qui me semblait indispensable.
Le silence qui suivit n'était pas vide. Il était rempli de tout ce que nous ne pouvions pas encore exprimer avec des mots : désir, confiance, amusement, et un attachement croissant, presque viscéral. Chaque souffle partagé, chaque frôlement de nos mains ou de nos lèvres, tissait un lien invisible, puissant, qui semblait rendre le temps lui-même plus lent.
Je sentais mes joues chauffer à ses gestes, mes mains cherchant instinctivement les siennes, et un mélange de timidité et d'assurance m'envahissait. Nous étions à la fois tendres et impétueux, prudents mais irrépressiblement attirés l'un par l'autre.
— Tp... murmura-t-il à voix basse, presque comme s'il se parlait à lui-même. Je n'ai jamais ressenti ça pour personne, et je ne veux pas que ça s'arrête...
Je levai les yeux vers lui, mes pupilles rencontrant les siennes, et je vis une sincérité, une intensité, un besoin qui me fit sourire malgré le tumulte de mes émotions.
— Moi non plus, dis-je doucement. Je t'aime, Kylian. Et je crois que je n'ai jamais ressenti ça pour personne d'autre.
Il rapprocha son visage du mien, nos fronts se touchant, nos souffles mêlés, et je sentis son cœur battre contre le mien. Cette proximité était à la fois réconfortante et électrisante, et je réalisai que je ne voulais jamais que ce moment s'arrête.
Nous restâmes ainsi un long moment, immobiles, simplement présents l'un pour l'autre, savourant la chaleur, la sécurité et la promesse implicite de ce lien nouveau. Mon cœur battait encore plus fort, et pourtant je me sentais enfin en paix.
Le sommeil, cette fois, vint doucement, apaisé par la chaleur de ses bras autour de moi, par le murmure de sa respiration, et par la certitude que nous étions enfin ensemble, réels et sincères. Je pris son pull, inspirai son parfum familier, et m'installai contre lui, laissant le monde extérieur disparaître peu à peu. Le dernier souffle de la nuit m'emporta dans les bras de Morphée, un sourire sur les lèvres, le cœur léger et rempli d'une promesse que je n'avais jamais osé espérer.
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KISS<3
A suivre......
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Premier Amour
RomanceEt si une seconde chance pouvait tout changer ? Tp Tn, jeune femme au passé mouvementé, se réveille après un coma de trois ans. Entre souvenirs perdus et nouvelles réalités, elle découvre un monde qu'elle n'a pas vu évoluer et des amis qu'elle croya...
