Chapitre XXX

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PDV Tp :

J'ouvris la porte de l'appartement. Rien n'avait bougé, tout était exactement comme avant. Je me dirigeai vers ma chambre, pris ma valise et la fis en un temps record, trop pressée de partir. Ensuite, j'attrapai mon téléphone pour acheter mon billet d'avion. Ça m'a coûté une petite fortune : il ne restait plus que des places en première classe, et je voulais absolument partir au plus vite.

Demain, je décollais. Et comme je ne voulais que personne ne sache ce que je faisais, je rattrapai le temps perdu avec toutes les séries sorties pendant mon coma. Je m'étais endormie sur le canapé, et vingt heures après ma pizza, je repris la télécommande pour commencer à partir du moment où ma mémoire s'était arrêtée. Vers 21h30, je fis ma routine skincare avec le fond de mes produits... datant de trois ans. Pas sûr que ça fonctionne encore, mais tant pis. Je mis mon réveil à 4h30 et sombrai dans le sommeil.

Le lendemain.

5 heures du matin. Je devais filer à l'aéroport. Je n'en pouvais plus, j'avais trop hâte de revoir mes amis.

Mon taxi était en bas. Je pris ma valise et descendis.

— Charles de Gaulle, terminal 2, dis-je.
— Oui, madame, répondit le chauffeur.

Sur la route, je regardai les changements : trois ans, les JO...

Les JO ? Merde, je les ai ratés ! Je voulais tellement y aller. Pas juste.

— Excusez-moi, monsieur, mais les JO... c'était bien ?
— Il y a deux ans, madame, à Paris. Vous allez bien ?
— Oui... j'étais dans le coma, donc j'ai raté ça.
— Impossible de ne pas avoir suivi...
— Disons que j'ai fait un petit bond dans le temps.
— Oh... vous venez du passé ?
— On va dire ça.
— Eh bien, ça s'est bien passé, ambiance incroyable, beaucoup d'argent gagné.
— Super, je suis ravie pour vous.

Arrivée à l'aéroport, je payai le chauffeur et me dirigeai vers l'enregistrement. Queue interminable, valise en soute... enfin ! Puis la douane, et un petit détour par les boutiques pour m'amuser : les prix étaient toujours fous. Je me demandai si j'avais été remplacée pendant mon absence. Je devrais aller faire coucou à mes collègues.

L'embarquement commença. J'entrai dans l'avion et profitai de mon espace en première classe pour les 12 heures de vol. 12 heures... espérons que les films soient bons. Enfin, je n'en ai vu aucun, avantage ! Bon, Tp, tais-toi.

Ellipse de temps de vol.

Je posai enfin le pied sur le sol américain. Il faisait chaud, et je découvrais ce pays pour la première fois. Le décalage horaire ? 20 heures en France, 15 heures ici... ça allait piquer au début, mais pas le temps de traîner.

Je passai la douane, récupérai mes bagages, puis pris un taxi. Tout me fascinait, j'étais comme une héroïne de film émerveillée par chaque détail. Mon hôtel, au bord de la mer, était magnifique. Pendant mon long sommeil, j'avais apparemment gagné de l'argent, alors autant en profiter.

Un match allait se jouer dans trois heures. Bien sûr que j'allais y aller... mais j'avais oublié un détail : pas de billet en avance. Trop tard, places restantes hors de prix, ou... je pourrais utiliser mon amitié avec Juliana. Idée michto acceptée... mais je reste une femme indépendante, je paie.

Sur le site, il restait peu de places... je m'empressai et réussis à obtenir l'avant-dernière. -450 €... ça fait mal quand même.

En attendant, je me baladai dans les rues et sur la plage, prenant un maximum de photos. Rapidement, le temps passa et je dus me diriger vers le stade. Grandiose. On jouait contre l'Argentine... haha, doucement la reprise pour moi ! Mais bon, je savais qu'on allait les défoncer.

Une bénévole s'approcha :

— Excusez-moi, vous n'êtes pas celle que je crois ?
— Si, mais pourquoi ne suis-je pas avec les autres spectateurs ?
— Eh bien, vous avez été surclassée. Surprise !
— Surprise... grandement appréciée.

Elle ouvrit la porte. La vue était incroyable. Pour éviter d'être reconnue après mon hospitalisation, je portais un masque. Je voulais que mes amis soient les premiers à savoir que j'étais là.

Les joueurs entrèrent sur le terrain. Je pleurai un peu. Tp, t'es vraiment trop émotive... renforce-toi un peu.

On chanta l'hymne français, puis celui des Argentins, mais franchement, je m'en fichais. Moi, j'aimais mes Bleus. Toujours énervée contre eux depuis 2022 ? Oui. Est-ce que ça change l'issue du match ? Non. Le coup d'envoi fut donné.



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NDA : Alors la suite très prometteuse. Est-ce que c'est bon pour vous ?

KISS<3


A suivre......

Premier AmourOù les histoires vivent. Découvrez maintenant