Chapitre 17 :

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Isabella

Il est presque quinze heures et je suis en retard quand je me gare devant la maison où j'avais l'habitude de dormir pendant le mois qui venait de s'écouler.

Et il y a huit ans.

Je ne sais même pas pourquoi je suis venue. Je voulais évidemment me venger de Raphael, mais revenir ici n'était pas la meilleure idée que j'avais eu. Je sais très bien que si je le revois, que s'il me parle, me supplies ou autre, je vais vouloir revenir et ça j'en étais sûre.

Si tu ne sortais pas avec lui il y a huit ans c'est bien qu'il y avait une raison. Ne te met pas avec lui. Ne le revois plus. Sois froide comme ton père t'as appris.

Je toque plusieurs fois à la porte d'entrée mais personne ne répond, alors je sors le double des clés qu'il m'avait donné. Je sais très bien que ça ne se fait pas. Mais il est là. Sa voiture est là.

Peut-être est-il avec quelqu'un ?

J'essaie de ne pas penser à cette probabilité et insère ma clé dans la serrure et rentre dans la maison. Avant de remarquer le silence dans la cuisine, je me déplace en faisant le tour de la maison.

Comment se fait-il qu'il ne soit pas là ?

La chambre. J'ai fait le tour de la maison sans même aller dans notre chambre. Sa chambre.

J'essaie de me ressaisir, ce n'est plus chez moi, et me dirige vers la porte de sa chambre.

Qu'est-ce qu'il peut bien faire dans sa chambre à quinze heures ?

Peut-être que j'ai raison, qu'il n'est pas tout seul...

Je pense à cette possibilité en rentrant, je regarde autour. Aucun vêtement. Puis dans le lit ; seulement lui. Lui encore habillé et qui a l'air de dormir très profondément.

Je commence à m'approcher de lui avant de le secouer. Rien. Il dort toujours mais je continue de le secouer au moment où il se met sur le dos et pose sa main sur son front.

Mais qu'est-ce qu'il fout ?

Je le vois enfin ouvrir les yeux avant de me dire :

-Te voir au-dessus de moi est mon plus gros fantasme mon ange.

Il se fout de ma gueule j'espère ?

Je lui réponds avant de partir lui faire un café. Quand j'arrive dans la cuisine, je vois un sachet de poudre blanche sur le plan de la cuisine avec des résidu autour.

Il n'y est pas aller de main morte. Le paquet est presque vide.

J'essaie de ne pas penser à ce qui a bien pu le mettre dans cet état et met bouillir de l'eau pour le café.

Il n'a vraiment pas fait réparer la cafetière ?

Quand j'entends l'eau commencer à frémir, j'entends aussi des bruits venant de la chambre. Il doit être en train de s'habiller, mais pour l'instant je l'entends plus trébucher qu'autres choses.

Je soupire avant de me diriger vers la chambre pour l'aider. J'ouvre sans même toquer et le retrouve debout en train d'essayer d'enlever la chemise qu'il portait hier.

-Bella.

-Pietro.

-Pas que ça me dérange que tu sois là, mais je me change.

-Et moi je suis venue pour t'aider parce que je t'entends te plaindre depuis la cuisine.

-T'es pas censé me détester ?

-T'es pas censé savoir t'habiller tout seul depuis ton enfance ?

-Touché.

Je m'approche de lui avant de détacher les boutons de sa chemise, je le regarde d'un air détaché en sentant son regard au-dessus de moi.

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