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Avertissement : Cet Épisode contient des expressions sexuelles racontant ou réalisant des scènes sensible et adapté a un public mature

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Neïsha

Cette chanson ! Un rythme hypnotique et pulsé, comme un rappel sauvage, une célébration de ce que mon corps était capable de faire. Comme elle pouvait m'exciter ! Je sentais mon cœur battre non pas au rythme, mais contre le rythme des mouvements de mon corps. Étant une Tiktokeuse, mon corps était mon outil, mon art. Je devais me contrôler, mais... il n'y a pas de flamme sans feu, et cette musique, ce lieu, c'était une déflagration.

Quand je bougeais, j'entendais Nath, ma cousine et meilleure amie, et nos autres amis siffler et scander mon nom. Le son était doux, une douce dissonance qui balayait les fantômes. Cinq ans. Cinq ans s'étaient écoulés depuis ce jour où mes jambes n'étaient qu'un poids mort, un fardeau humiliant. Aujourd'hui, elles étaient la preuve de ma victoire. Chaque déhanché, chaque vibration était un cri de guerre silencieux contre la paralysie qui avait failli m'anéantir, contre la honte que ma famille m'avait infligée.

Être ici, c'était ma thérapie.

Étant musulmane, je m'empêchais de boire de l'alcool, mais cette nuit-là, la musique et la ferveur collective m'enivraient davantage que n'importe quel spiritueux. Le diable a pris possession de moi lors de cette soirée et sur la piste de danse. Cela a attiré un démon. Un démon ? Non, je ne devais plus utiliser ce mot. Les démons étaient dans le passé. Il était juste un homme, intense et sans filtre, qui a posé ses mains sur mes hanches, fermes et puissantes.

Je n'ai pas tressailli. Je n'ai pas fui.

Il était collé à moi par l'arrière. Je me suis mise à me frotter à lui, à « twerker » sur lui. Je me suis retournée pour que nos corps et nos visages se cherchent. C'est là que j'ai croisé son regard : ses beaux yeux noirs, une profondeur d'encre qui semblait vouloir tout dévorer, sa légère moustache bien tracée au-dessus des lèvres, ses lèvres charnues et appétissantes.

Le temps s'est figé.

Ma robe noire moulante... Elle était un éloge à la guérison, à cette enveloppe que j'avais reconstruite.

Ses yeux se promenaient sur mon corps, une lente inspection, un désir palpable. Il ne voyait pas la cicatrice invisible que portait mon âme, seulement la femme qui se tenait debout, qui dansait, qui osait. Comme je le disais plus tôt, cette chanson est mon péché mignon. J'ai vu une bouteille d'eau sur une table, je l'ai renversée sur mes fessiers, sentant la goutte froide couler le long de ma peau, ce qui moulait parfaitement ma lingerie sous ma combinaison.

« N'aie pas honte de désirer », me souffla la Neïsha d'aujourd'hui. « Tu as le droit. C'est ton corps. Tu contrôles. »
Pauvre homme qui a eu le malheur de m'approcher ! Il me collait tellement que j'eus l'impression de sentir son érection. Mmmh, le morceau... La musique montait, nous isolant du reste de la fête.

Il m'accompagnait avec des mouvements de hanches, nos regards se croisaient, se recroisaient, se défiaient. Peu importe l'issue de cette soirée, je voulais être son petit péché. Un frisson froid parcourut ma nuque, une ancienne peur s'évanouissant dans la chaleur du moment. J'étais ici parce que je l'avais décidé. Pas de force, pas de trahison.
Il se pencha. Je sentis son souffle chaud contre mon oreille, sa voix douce et imposante, une ancre dans ce chaos du désir :

- J'aimerais bien te sentir beaucoup plus près de moi...

Je l'ai poussé légèrement, juste pour reprendre mon souffle, pour affirmer ma souveraineté, et il s'est laissé tomber dans le fauteuil à proximité. Il respectait la pause, le silence. C'était ça, la différence .Le respect.

L' INSOUMISEDes histoires addictives. Découvrez maintenant