31.

32 1 0
                                        


Neïsha

Cela faisait à présent une heure que j'étais de retour en Côte d'Ivoire. J'ai remarqué le développement des routes et de nouveaux ponts depuis la dernière fois que je suis venue en Côte d'Ivoire. Avant de rentrer chez moi, revoir ma famille et les prendre dans mes bras, je souhaite aller voir l'une de mes tantes, pas n'importe laquelle. Celle qui m'a protégée pendant des semaines lorsque je me suis enfuie de chez Adam, voir cette tante qui a tant fait pour moi.

On m'a expliqué qu'elle avait déménagé dans une cité résidentielle derrière le 22e arrondissement. Lorsque j'arrive à l'adresse que m'a envoyée ma sœur, je demande au taxi de m'attendre un moment le temps que je rentre dire bonjour, contre une augmentation du prix. Les chauffeurs Ivoiriens n'ont vraiment pas changé, VTC comme taxi rouge.

Je tape à la porte de la maison, j'attends un instant quand un jeune homme vient me répondre :

— C'est qui ?
— C'est ici chez tantie Bintouh et tonton Sadio ?
— Qui demande ?

— Kadidjah, la fille de tonton Abdoulaye.

On m'ouvre la porte et je vois un jeune homme qui m'ouvre la porte. J'arrive à reconnaître malgré le temps qui a passé, le dernier fils de ma tante :

— Ashim ? C'est toi qui as grandi comme cela ?
— On dit quoi, cousine ? Entre.

— Ça va, ça va. Ta maman est là ?
— Oui, oui, ils sont au salon.

Il y en a une autre qui ouvre la porte d'entrée :

— Nirah ?!
— Cousine !

Quand nous étions petites, lorsque nous allions chez notre grand-mère, Nirah et moi passions beaucoup de temps ensemble, nous avions à chaque fois hâte de nous retrouver pendant les vacances :

— Regarde comment tu as grandi ? Tu es devenue une belle go.
— Toi-même tu parles, tu ne t'es pas vue ? Franchement je pense que je vais aller te rejoindre derrière l'eau là-bas parce qu'on dirait que le froid conserve.

— Hum, ma chérie.

Nous nous sommes mises à rire et elle m'a amenée au salon.

Peu de temps après, leurs parents nous ont rejoints au salon. Nous avons échangé à propos de mes études et comment va ma vie depuis que j'ai aménagé à Paris. Après avoir échangé, je demande à partir. Ma tante décide de m'accompagner, moment opportun pour lui filer quelque billet pour elle et son époux. Elle formule des bénédictions pour moi et je monte dans mon taxi.

Le taxi arrive finalement à la maison. Le gardien hésite à me laisser rentrer, mais après avoir vu une photo de moi et mes parents dans mon téléphone, il ouvre le portail. Lorsque je rentre dans la maison, je retrouve ma mère, ma tante et ma grand-mère assises au salon.

Que fut la joie de ma mère de pouvoir enfin me serrer dans ses bras, je l'ai rarement vue aussi heureuse, également j'étais très heureuse de pouvoir tenir ma grand-mère dans mes bras et également la mère de Nathalie. Elle espérait voir Nathalie, mais ce que tout le monde ignore il semblerait, c'est que je sois venue ici pour les sauver :

— Kadidjah ?!

Un silence tombe dans la pièce, je reconnais la voix de mon père, je peux sentir la colère dans sa voix :

— Bonsoir, baba.
— Comment tu as pu me désobéir ?! Je t'ai formellement interdit de revenir en Côte d'Ivoire.

— Ah Abdoulaye ilé Fanran ni, toi aussi, ta fille revient à la maison après quasiment quatre années, et toi, tu lui hurles dessus ? Pourquoi devait-elle rester loin de la maison ?

L' INSOUMISEDes histoires addictives. Découvrez maintenant