Avertissement : Cet Épisode contient des expressions sexuelles racontant ou réalisant des scènes sensible et abordant des thèmes de violence adapté a un public mature.
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Idriss
La sécurité du night-club m’a raccompagné à la sortie. Je me dirige vers le parking, à l’endroit où j’ai garé ma voiture. J’entendais quelqu’un se rapprocher de moi, mais j’étais perdu dans mes pensées pour y accorder de l’attention.
Comment a-t-elle pu me faire ça ? Je sais qu’elle pense que je l’ai trompée, mais je croyais qu’elle m’aimait assez pour ne serait-ce qu’écouter mon point de vue.
Et en plus, je suis quasiment sûr qu’elle est encore avec l’autre bouffon là. La vie, je ne lui ai pas bien réglé son compte, à ce fumier. Je sens une main se poser sur mon bras et le tirer en arrière sur le trottoir. Je remarque alors une voiture passer à grande vitesse :
— Je ne vous ai pas demandé de me sauver.
— Mais t’es malade ou quoi ?! Tu comptes mourir et m’abandonner sans te justifier ?
Ce parfum, cette voix. Non, je me suis fait avoir une fois et je ne retiens pas la rage qui m’anime :
— Oh, regardez qui voilà !
Dis-je en la regardant dans les yeux :
— Désolé d’avoir interrompu ton moment de plaisir avec ce mec.
— Idriss, ce n’est pas ce que tu crois.
— Va le retrouver, on verra si tu voudras toujours embrasser son visage de merde !
— Idriss, ferme ta…
— Bouche ? Que je la ferme ma bouche ? Cette même bouche que tu embrassais ? Retourne le voir, embrasse-le et ramène-le chez toi qu’il te baise une fois pour toutes !
Une douleur sourde résonne dans mon oreille, Neïsha vient de me gifler :
— Tu vois ? Tu vois ce qui arrive lorsque l’on ne cherche pas à comprendre ou écouter la version de l’autre ?
— Idriss…
— Si tu m’avais laissé le temps de t’expliquer la situation ce fameux jour, je t’aurais dit que j’étais dans le iddah. Si tu m’avais ne serait-ce qu’écoutée, tu aurais su que le iddah prenait fin le soir de mon anniversaire et que je ne pouvais rien te dire tant que je n’avais pas prononcé le dernier Talaq. Si tu m’avais laissé le temps, je t’aurais présenté à mon fils qui te trouve au passage extrêmement belle. Si tu m’avais laissé le temps, Neïsha, juste quelques minutes pour t’expliquer, nous serions heureux actuellement, toi, Abdallah et moi.
— Mais tu m’as menti à propos d’Abdallah, tu ne m’as jamais dit être père.
— Est-ce que si je te l’avais dit, tu serais restée ?
— Oui, je serais restée, parce que tu aurais dû avoir confiance en moi, tu aurais dû avoir confiance en l’amour que j’éprouve envers toi et ne pas me le cacher en me mentant sur tout.
— Je ne t’ai jamais menti sur les sentiments que j’éprouve pour toi, Neïsha.
— Alors pourquoi ne m’en avoir pas parlé ?
— Parce que j’avais peur de ta réaction, et vue la façon dont tu as réagi, j’ai eu raison.
— Si tu t’étais confié à moi dès le début, je me serais adaptée.
— Ouais, je reconnais, j’ai zayé, j’ai vraiment zayé.
— Pas qu’un peu.
Nous rigolons et je lui prends les mains :
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L' INSOUMISE
RomanceNeïsha a connu la violence et la dépendance. Aujourd'hui, elle n'a qu'une seule obsession : l'indépendance. Ses études d'architecte sont sa seule échappatoire et le prix de sa liberté. Lorsqu'elle rencontre Idriss, célibataire au charme ténébreux...
