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Inconnu

Qu'est-ce que j'aurais adoré voir le visage d'Idriss lorsqu'il a reçu ces photos, mais je pourrais au moins voir sa réaction en direct lorsqu'il viendra chez Neïsha pour lui demander des comptes.

Je m'installe, popcorn à la main, devant mes écrans, car comme prévu, Idriss en colère arrive chez Neïsha. Quel homme prévisible il est.

Neïsha

Je suis allongée dans les fauteuils du salon, en train de terminer des morceaux de poulet pané que j'avais préparé, rongée par mes remords et par ma culpabilité.

Je sais à quel point Idriss tient à moi, mais encore une fois au dîner, il m'a prouvé que ses idées rétrogrades ont toujours fait partie de sa personnalité. Cela m'affecte, car le seul homme qui a réussi à me faire me sentir moi-même depuis ces dernières années se retrouve à être un obstacle à ma liberté et à mon épanouissement. La proclamation des résultats de la bourse a lieu demain dans l'après-midi. Je suis à la fois excitée et nerveuse, ce qui me donne faim. Je prie pour ne pas prendre beaucoup de poids...

Je suis retirée de mes pensées par un vacarme. Quelqu'un donnait littéralement des coups de poing dans la porte d'entrée. Nathalie sort de sa chambre :

— C'est quoi tout ce bruit ?!
— Je ne sais pas, tu penses que l'on devrait ouvrir ?

— Si on ne veut pas devoir changer de porte, oui. Je suis surprise que la porte tienne toujours.

Nathalie se dirige vers la porte et l'ouvre. Nous sommes toutes les deux surprises de voir que c'est Idriss qui tapait ainsi à la porte.

— Idriss ?!
— Nathalie, ce n'est pas le moment.

Il passe devant Nathalie et vient me rejoindre au salon.

— Neïkisha, n'aurais-tu rien à me dire ou m'avouer ?
— Idriss, d'abord bonjour et quel diable t'a poussé à...

— RÉPONDS À MA QUESTION. Est-ce que oui ou non tu aurais quelque chose à me raconter ?

Ce que je décèle dans sa voix me fait froid dans le dos. Je sens mon cœur battre à tout rompre. Pour la première fois depuis des années, j'ai l'impression d'être de nouveau en danger...

— Non... je n'ai rien à t'avouer, Al Amine.
— Très bien.

Il retire de la poche de son jogging une enveloppe et me la tend :

— Qu'est-ce que c'est ?
— Ouvre et tu m'expliqueras.

J'ouvre l'enveloppe et je sens mon cœur lâcher. Je tenais en main plusieurs photos, mais celle que je vois en première, c'est celle de Rizouane et moi en train de s'embrasser dans cet appartement.

Par la suite, j'ai envie de vomir, car ce que je regarde est un supplice pour moi. Je vois plusieurs photos de moi nue sous la douche sous plusieurs angles...

— Les photos de toi étaient dans la boîte qui a brûlé l'avant-bras d'Abdallah et celle-là je viens de la trouver dans le courrier de ma grand-mère.

Comment est-ce possible ? Je cherche une explication à tout cela et une seule me vient en tête :

— Idriss...
— Assure-toi que les mots que tu vas prononcer sont la vérité.

— Idriss, il est vrai que cette action s'est produite, mais ces photos ont été tirées de leur contexte.
— Donc, tu reconnais qu'il y a eu un baiser entre toi et ce gars ?

— Oui.

Nos regards n'arrivaient pas à se détacher l'un de l'autre. Je décelais la haine dans son regard. Un feu ardent de fierté masculine, un feu de colère pure.

L' INSOUMISEDes histoires addictives. Découvrez maintenant