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— Non, non et non ! Tu peux pas faire ça, Samir

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— Non, non et non ! Tu peux pas faire ça, Samir.

— J'ai pas le choix, Nana.

— Bien sûr que tu as le choix, et crois pas que m'appeler Nana va me faire changer d'avis.

— Et je fais quoi alors, je reste les bras croisés et je les laisse nous Hagar ?

— Tu crois qu'aller frapper le mec, c'est mieux ? Tu crois qu'il va rien faire en retour ?

— Je prends le risque, c'est pas grave.

— Et ta mère ? T'imagines ce qui arrivera si t'es plus là demain pour prendre soin d'elle et de ta famille ?

— Zeyna...

— Non, Samir, n'essaie même pas de me dire que cela n'a rien à voir alors que ça a tout à voir.

Le silence tomba dans la pièce. Les yeux dans les yeux, chacun de nous attendait que l'autre abdique, mais le jeune homme savait très bien qu'elle resterait campée sur son opinion et qu'aucun argument ne pourrait la faire changer d'avis. Les secondes s'accumulèrent avant qu'il n'abdique dans un soupir.

— Ok... c'est bon, je ferai rien.

Soulagée, la brune ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Elle tenait trop à ce garçon pour le laisser faire des conneries sans rien dire, et, à en juger par l'étreinte qu'il lui rendait, l'affection était réciproque.

— Je vais en parler aux gars aussi, mais je te promets rien à ce niveau.

— Je sais, t'inquiète pas, si il faut, j'irai les voir moi-même.

— Mmmh, bon, vas-y ma sœur, je te laisse. Tu bosses demain ?

— Non, je suis en repos, je dois même sortir avec ta mère peut-être.

— Ah ouais, bsahtek, la sortie entre copines, ça se fait plaisir.

— Encore heureux, oui. Allez, oust, je t'ai assez vue pour aujourd'hui.

Dans un rire, il embrassa son front avant de sortir de l'appartement.

« Merci mon Dieu », pensa-t-elle en observant la porte se fermer. En effet, elle avait eu de la chance de passer dans le hall au même moment où les jeunes d'en bas parlaient de l'organisation d'un certain guet-apens. La jeune femme avait directement compris le sujet de toute cette agitation et s'était empressée de rentrer et d'appeler Samir afin qu'il la rejoigne. La bombe étant désamorcée, elle se sentait déjà plus légère, bien que certains doutes persistaient encore.

Décidant de ne pas rester bloquée sur ces événements, elle se dirigea alors vers sa chambre afin d'enfiler quelque chose de plus confortable que son jean. Alors qu'elle venait d'enfiler un sweat appartenant à son frère, son téléphone vibra, indiquant une nouvelle notification.

de Tarik :
Salam la miss, ça va ?

à Tarik :
Salam, Hamdoullah, et toi ?

de Tarik :
Tout roule, Hamdoullah. Dis-moi, t'as des trucs de prévus pour ce soir ?

à Tarik :
Appart, chiller devant une série, non, rien.

de Tarik :
Paris by night, ça te dit ?

à Tarik :
Dans combien de temps ?

de Tarik :
Je passe te prendre dans 30 minutes.

La Marocaine avait continué à parler fréquemment par message avec Tarik depuis leur verre de la dernière fois, et même si elle avait dit qu'il ne s'agissait que d'un verre au départ, elle devait avouer que cet homme était charmant. Leurs discussions étaient toujours pleines d'humour, même s'il arrivait parfois pour eux de parler plus sérieusement. Après avoir reçu un message lui indiquant qu'il était en bas, elle attrapa son sac et enfila une paire de baskets avant de descendre.

En arrivant en bas, elle ne put que se réjouir de trouver le hall vide, ne voulant pas être vue avec un homme par envie de discrétion. Apercevant l'Algérien garé un peu plus loin, elle se dépêcha afin de ne pas le faire trop attendre.

— Salam, monsieur.

Montant dans la voiture, elle se fit aussitôt la bise à celui qui s'improvisait chauffeur et qui affichait un grand sourire.

— Salam, madame.

— Je sais pas pourquoi, mais ton sourire n'annonce rien de bon.

— Ah ouais, c'est comme ça maintenant ? J'ai pas le droit de sourire en fait ?

— J'ai jamais dit ça, je relevais juste quelque chose.

— Ouais, ouais, c'est ça, fais gaffe à toi.

— Sinon, tu me proposes quoi comme programme pour ton Paris by night ?

— T'as mangé ?

— Non, pas encore, j'ai pas eu le temps.

— T'inquiète, on va se chercher une bouffe, on se pose tranquille et balade. Ça te chauffe ?

— C'est parfait.

— Azy.

Sans un mot de plus, la voiture sortit du parking en direction de la ville, promettant une belle soirée en vue.

Discrètement...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant