Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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— Nadia, regarde ça comme c'est beau !
Comme la brune l'avait dit la veille à Samir, elle était de sortie avec sa mère ainsi que Khadija. Autant dire qu'elle servait plus de portoir qu'autre chose, se retrouvant avec trois coussins dans les bras et une babiole dans l'autre tandis que les deux nouvelles meilleures amies parcouraient les rayons devant elle.
— C'est vrai, ça irait bien avec mon salon en plus, hein Zeyna ? Avec les coussins blancs.
— Oui, ça irait bien, surtout avec la table basse.
— Je vais le prendre alors.
Et plus un coussin dans la main... En réalité, la jeune femme était plus qu'heureuse de voir que les deux femmes s'entendaient bien, et passer une après-midi shopping avec ses deux mamans ne pouvait que la remplir de joie.
Après avoir passé plusieurs heures à arpenter les différents magasins du centre commercial, elles décidèrent de s'asseoir dans un café afin de se reposer de toute cette marche. Bien évidemment, poissarde qu'elle était, il était impossible pour elle de passer l'après-midi sans accrocs. Et comment décrire la gêne qui s'était emparée de son corps quand l'homme à la caisse lui avait demandé son numéro de téléphone, accompagné d'une tentative de drague foireuse, le tout devant les deux femmes qui l'accompagnaient bien évidemment...
Autant dire qu'elle avait pris une couleur rouge écarlate de honte en rejoignant leur petite table.
— Tu sais benti, c'est normal hein, faut pas avoir honte, rigolait Khadija avec sa mère depuis cinq bonnes minutes, l'enfonçant encore plus dans son inconfort.
— Surtout vu comment tu es belle mashAllah, tu as tout hérité de moi. Alors si ma mère s'y mettait elle aussi, je n'étais pas sortie d'affaire. Et puis comme ça, tu m'amèneras un beau-fils un jour inshAllah.
— C'est ce que je lui ai dit l'autre jour en plus wAllah, une jolie fille comme ça, il faut lui trouver un mari.
Elle ne savait pas réellement pourquoi, mais pensa instinctivement à sa soirée d'hier soir en compagnie de Tarik. Ils avaient passé une bonne partie de la nuit à parler de tout et n'importe quoi, une très bonne soirée en soi.
— C'est bon, stop, on s'arrête là. J'ai pas le temps ni l'envie pour un homme pour le moment. Point final.
Elles partagèrent toutes deux un regard accompagné d'un sourire taquin, mais ne continuèrent pas la discussion pour son plus grand plaisir.
— Oh, fait Zeyna, tu es allée voir la mère de Mehdi ?
— Oui, je suis passée la voir hier matin pour régler toutes les histoires de papiers pour l'avocat, etc. Elle était encore pas mal bouleversée ; elle a passé trente minutes à pleurer avant que je parte.
— Miskina... c'est dur. Malheureusement, ce genre de situation... Le jugement est prévu pour quand ?
— Dans trois mois normalement.
— Tu penses que ça va bien se passer ?
— Malheureusement, c'est mal parti. Après, vu les circonstances de l'arrestation, ils vont essayer de jouer sur ça pour diminuer la peine.
— Kheir, inshAllah.
Le destin, après tout, c'était la seule chose sur laquelle on pouvait se reposer...