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— Samir, arrête de l'énerver ou je te promets que je te le fais regretter ! 

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Samir, arrête de l'énerver ou je te promets que je te le fais regretter ! 

Ah ouais, c'est comme ça Nana ? Oublie pas, c'est moi ton préféré de base, hein.

Non, c'est moi son préféré !!

Je ne pus m'empêcher de rire face à Moussa qui tenait tête à son grand frère, debout sur mon canapé, bombant le torse « comme un homme » d'après les dires du petit. Croyez-moi, il avait trop traîné avec les grands du quartier.

Ayant quatre jours de repos, mon frère et ma sœur avaient choisi de passer le week-end à la maison, nous permettant de nous retrouver un peu tous ensemble. Nous avions été rejoints par Samir et Moussa en cette fin de samedi après-midi ; une après-midi que nous avions passée devant la télé à jouer à la console ou à regarder des films, tout en grignotant tout et n'importe quoi.

De toute manière, c'est ma sœur, c'est moi son préféré.

Ayoub se posa à côté de moi et passa son bras par-dessus mes épaules. Moussa fronça aussitôt les sourcils, le fixant d'un regard noir. Il affichait une moue mécontente mais tellement mignonne que je me retins de rire. Ayoub, bien décidé à l'embêter, lui tira la langue en jouant des sourcils pour le narguer. Aussitôt, le petit lui sauta dessus, bien décidé à l'éloigner de ma personne. Ce fut le geste de trop pour moi qui éclatais de rire, très vite suivie par Selma et Samir.

Après avoir réussi à me calmer, je décidai d'arracher le petit à sa cible. Posé sur mes genoux, je l'encerclais de mes bras afin de le calmer.

T'inquiète pas mon bébé, c'est toi mon préféré.Et toc !

La réplique du petit garçon relança les rires dans la pièce. Franchement, je ne me sentirais jamais mieux qu'entourée de ma famille.



[Ellipse]

Le calme de la nuit tranchait avec l'ambiance bruyante, remplie de cris et de rires en tous genres, qui avait retenti toute la journée. Tout le monde dormait, que ce soit ma sœur avec qui je partageais mon lit ou mon frère sur un matelas au pied du mien. Mais bizarrement, impossible pour moi de rejoindre Morphée.

Alors que je fixais le plafond en espérant que le sommeil vienne me chercher, mon téléphone illumina la pièce, signe d'une nouvelle notification. Avec un soupir de résignation, j'attrapai mon téléphone posé sur ma table de nuit et appuyai sur la notification. C'était une réponse de Tarik à une de mes stories que j'avais mise dans la journée.

J'avais posté une photo de moi, Ayoub et Selma, accompagnés de Samir et de deux potes à lui en bas de mon bâtiment. Nous rentrions de la supérette où nous étions partis acheter de quoi grignoter quand nous avions croisé Samir et deux « grands » du quartier, comme les appelaient les enfants. Au final, on avait passé une trentaine de minutes en compagnie du trio à rigoler et faire les clowns.

• Tarik a répondu à votre story : — Ça se met bien à ce que je vois.

Je fronçai les sourcils face à son message anormalement sec.

• À Tarik : — Y'a un problème ?

• De Tarik : — Je sais pas, à toi de me le dire.

• À Tarik : — Bah je sais pas, tu m'expliques pourquoi ce ton ?

• De Tarik : — C'est qui ces mecs ?

• À Tarik : — Des connaissances de mon quartier, pourquoi ?

• De Tarik : — Pour rien. Vous êtes proches pour des connaissances, quand même.

• À Tarik : — Tu fais le jaloux ?

• De Tarik : — Quel jaloux ? Faudrait que j'en aie quelque chose à foutre pour être jaloux, déjà.

Sa phrase me piqua au plus haut point. Je le savais rempli de fierté et ayant du mal à reconnaître ses torts, mais j'ignorais son ego mal placé. Blessée et surtout énervée par les mots de l'Algérien, je décidai de le laisser en "vu". De toute manière, rien de ce que j'aurais pu répondre n'aurait réglé la situation. Préférant l'ignorer, je reposai mon téléphone et me retournai dans mon lit, encore moins en paix qu'à l'origine. En l'espace de cinq minutes, il avait réussi à me mettre les nerfs. Voilà qui me rappelait bien pourquoi je fuyais les hommes.

Discrètement...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant