Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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La clope au bec, j'attendais que la belle brune me rejoigne en bas de l'hôtel. En effet, notre week-end loin de tout prenait fin aujourd'hui et nous avions prévu de prendre la route en début d'après-midi, après un dernier tour sur la plage, afin de laisser le temps à Zeyna de se reposer avant de reprendre le boulot le lendemain matin. Comme je l'avais imaginé, ce week-end m'avait fait un bien fou ; je me sentais moins tendu et moins prêt à exploser à tout instant, et il fallait avouer que mon accompagnatrice n'y était pas pour rien.
Cette relation était quelque chose de tout nouveau pour moi. Je n'avais aucune confiance en les femmes et je l'assumais entièrement. À part Sarah, qui avait joué le rôle de mère de substitution pour moi et Nabil, je considérais les autres comme n'étant pas dignes de confiance et sans loyauté. Dur, je sais. En réalité, ces dernières années et surtout les derniers événements m'avaient bien fait comprendre que cela n'était en aucun cas une généralité et que nombre d'entre elles étaient plus qu'honorables, bien que mon manque de confiance ne m'ait jamais réellement quitté. Je ne savais comment qualifier ma relation avec Zeyna : depuis quelque temps, elle avait pris une réelle place dans ma vie, jouant tantôt le rôle de confidente, tantôt le rôle de meilleure amie... Tout ce que je pouvais dire, c'est qu'elle tenait un rôle important pour moi.
Alors que j'étais toujours perdu dans mes pensées, la principale sujette de ces dernières me rejoignit, tenant dans ses mains son sac de voyage. Elle remarqua aussitôt la cigarette que je tenais et me lança un regard que je ne pourrais caractériser. Un mélange de dégoût, de déception et d'indifférence ; de quoi me sentir mal à l'aise, en fait. Je n'ignorais pas l'opinion de la jeune femme vis-à-vis de tout ce qui était cigarette, drogue ou même alcool. Ayant été éduquée dans une famille très rattachée à la culture et à la religion, toutes ces choses étaient pour elle plus que prohibées, d'autant plus qu'en tant que médecin, elle savait tous les problèmes que ces derniers pouvaient entraîner.
— Je sais, prononçai-je après quelques secondes.
— J'ai rien dit
. — Tu l'as pensé tellement fort que je l'ai entendu.
— T'es devenu télépathe dans la nuit ?
— T'as vu ça, hella non ?
— Ah ouais, sympa le super-pouvoir.
Son ton ironique avait le don de me faire sourire ; avec elle, une simple discussion finissait rarement sans virer à la plaisanterie.
— Allez Bella, en voiture, on a pas mal de route je te rappelle.
C'est comme ça que, quelques minutes plus tard, nous étions en train de rouler en direction de la capitale.
— Je peux mettre de la musique ?
— Ouais, si tu veux.
Intérieurement, je commençais à regretter mes paroles alors que la jeune femme connectait son téléphone en Bluetooth à la voiture. Flemme de me taper des sons de meuf pendant tout le trajet. Comme pour me fermer ma gueule, la musique commença alors à retentir dans l'habitacle, me surprenant lorsque je reconnus les notes de l'instrumentale d'un morceau de rap. Je fis glisser un regard surpris, accompagné d'un petit sourire, vers la brune.
— Ah ouais, t'écoutes du Booba toi, en fait ?
— De temps en temps, ouais, j'aime bien.
Ma surprise ne s'arrêta pas là quand elle commença à rapper par-dessus la musique, suivant à la perfection les paroles de l'artiste, me faisant exploser de rire. Bien rapidement, je la suivis dans son délire, continuant ainsi notre « séance studio » pour le reste du trajet.
[Ellipse]
Je me garais à quelques mètres de l'immeuble de Zeyna, elle comme moi ne voulant pas que notre « relation » se sache. La brune se tourna alors vers moi avec un léger sourire, plantant son regard dans le mien. Pendant plusieurs secondes, personne ne parla avant que nous ne lâchions tous deux un léger rire.
— Et vas-y toi...
D'un geste presque naturel, je posai ma main contre sa nuque, la penchant vers moi, avant de déposer un baiser sur son front.
— Merci encore pour le week-end, c'était grave bien.
— T'inquiète, c'était avec plaisir.
Elle se détacha puis sortit de la voiture sans perdre son fameux sourire et se pencha vers moi avant de fermer la portière.
— Bon vas-y, au revoir monsieur, à bientôt InshAllah.
— Compte sur moi madame, salam, rentre bien.
Avec un léger clin d'œil, elle ferma la portière avant de marcher en direction de son bâtiment. J'attendis qu'elle ne soit plus dans mon champ de vision pour faire demi-tour et rentrer chez moi.