Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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-Et merde
C'était ça, de passer la soirée entre copines alors qu'on travaille le lendemain. Pour une fois que Meriem n'avait pas de dossier à régler, elles en avaient profité pour se retrouver. La soirée s'était organisée autour de pizzas, de racontages de vie et de séries. Elles avaient fini par s'endormir vers quatre heures du matin, ce qui l'avait amenée à éteindre son réveil et à se rendormir aussitôt. Il était donc 7h45, et elle commençait à 8h.
Dévalant les escaliers à toute vitesse, la brune se dépêcha de s'installer dans son véhicule et de foncer en direction de l'hôpital. Une fois arrivée, elle se gara avec la plus grande vitesse avant de se diriger vers l'entrée du bâtiment.
-Désolée pour le retard, je suis là.
-C'est rien, t'inquiète, ça arrive. Par contre, j'espère que t'es prête, c'est le rush. Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais on dirait que toute l'île-de-France a décidé de se blesser ou de tomber malade aujourd'hui.
-C'est pour ça qu'on a choisi ce métier, hein.
Avec un léger rire, elle sortit du bureau, se dirigeant vers les urgences. Urgentiste, c'était la spécialisation qu'elle avait choisie lors de ses études de médecine. La jeune femme aimait l'adrénaline que cela lui procurait, le fait d'être en première ligne pour aider les gens et de faire face à des pathologies toutes plus différentes les unes que les autres. Arrivant dans son service, une infirmière l'accueillit et lui indiqua un box où l'attendait son premier patient, tout en la briefant sur son dossier.
**Plusieurs heures plus tard**
Plus qu'une consultation, et elle pourrait enfin quitter son poste. En réalité, la médecin avait bien dépassé son horaire de départ depuis quelques minutes déjà, mais elle voulait rattraper son retard de ce matin et essayer de soulager au maximum ses collègues qui prenaient le relais. Les yeux rivés sur le dossier de son dernier patient, elle se dirigea vers le box avant de toquer et d'entrer à sa suite.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
Sur le lit était assis un homme qui semblait être de son âge, environ la trentaine, elle remarqua en jetant un coup d'œil au dossier.
-Monsieur Andrieu, c'est bien ça ?
-C'est ça.
-Alors, douleur au genou droit suite à une activité physique, la douleur persiste depuis combien de temps, à peu près ?
-Environ deux semaines, je dirais, un peu plus.
-Vous avez tenté de prendre des antidouleurs ?
-Du Doliprane, mais aucun effet.
-Ok, la radio qu'on vous a fait faire montre aucun signe de fracture, donc rien de cassé, c'est déjà ça. Si vous me permettez, je vais vous ausculter. Si vous pouvez, enlevez juste votre tee-shirt.
Avec un léger sourire et un hochement de tête, il se déshabilla, lui laissant le temps de l'observer. Sans mentir, l'homme était attirant. Ne voulant pas paraître bizarre en le fixant, elle se dirigea vers le gel hydroalcoolique et se désinfecta les mains avant de s'approcher. Comme au début de chaque examen, elle commença par écouter le rythme cardiaque et la respiration avant de mesurer la tension. Une fois toutes les données relevées, elle se concentra sur son genou. Ce dernier portant un short, elle ne lui avait pas demandé de se déshabiller entièrement, ce qui arrangeait souvent les patients.
-C'est légèrement gonflé, signe que cela doit être inflammé, rien de bien grave. Le mieux, c'est de mettre votre genou au repos, attelle et béquilles pour limiter au maximum les mouvements. Je vais aussi vous prescrire une crème anti-inflammatoire pour que ça dégonfle au maximum, et des séances de kiné dans deux semaines histoire de reprendre doucement.
-Deux semaines obligatoirement ?
La grimace qui apparaissait sur son visage montrait bien que le fait d'être immobilisé autant de temps ne l'enthousiasmait pas
-Je suis désolée pour vous, mais oui, c'est le minimum si vous ne voulez pas que la douleur revienne au moindre effort important.
-Si le docteur le dit, je n'ai pas le choix alors.
Son ton faussement défaitiste et son sourire moqueur la firent légèrement rire.
-Je ne dis que ça pour vous, après c'est votre responsabilité.
Il rigola lui aussi en finissant d'enfiler son tee-shirt avant de saisir les ordonnances qu'elle lui tendait avec un léger sourire
-Bon rétablissement à vous alors.
-Merci, au revoir.
Sans un mot de plus, la brune quitta la chambre. Les consultations comme celle-ci avaient toujours le don de la mettre de bonne humeur. L'échange avec les patients était un des points qu'elle appréciait le plus dans son métier, et rigoler un peu ne faisait de mal à personne. Exténuée, elle prit la direction des vestiaires avec un seul objectif : retrouver son lit le plus rapidement possible.