Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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Il avait beau avoir grandi et pris son indépendance, revenir chez ses parents lui apportait toujours une sensation de bien‑être. Ce sentiment d'être chez soi, il ne l'avait jamais vraiment perdu. Jusqu'à peu, il avait toujours grandi entouré. D'abord avec Nabil et son reup, puis chez sa grand‑mère lorsque ce dernier était en prison. À sa sortie, ils avaient repris leurs habitudes, puis Sarah les avait rejoints, et peu de temps après Yanis.
Même lorsqu'ils avaient quitté le domicile familial, ils avaient pris un appartement à deux avec Nabil. Impossible de s'imaginer seul, loin l'un de l'autre. Mais bon, ils avaient grandi. Chacun avait désormais ses projets, l'envie de construire sa vie, et vivre dans le même appartement à bientôt trente ans, ce n'était plus possible.
Profitant du passage de ses parents et de son petit frère dans la capitale, il avait passé le week‑end avec eux dans leur ancien appartement. Posé sur le balcon, une cigarette entre les doigts, il observait cette cité dans laquelle il avait grandi. Putain... le temps passait à une vitesse.
— Tarik, tu viens manger ?
Il se tourna vers Sarah, apparue sur le balcon sans qu'il ne l'ait remarquée.
— Ouais, j'arrive, t'inquiète.
Il écrasa son mégot dans le cendrier avant de rentrer à sa suite dans l'appartement. Presque aussitôt, les cris de Yanis, en train de se faire victimiser par Nabil, retentirent. Ils furent rapidement stoppés par la voix de leur père.
— C'est bon, vous avez fini, les gamins ?
Les deux frères lancèrent un regard assassin en direction de Tarik.
— Les garçons, venez à table, ça va être froid si vous continuez. René, ça compte pour toi aussi.
Sans un mot, Tarik suivit son père et Sarah vers la salle à manger, distribuant au passage un taquet derrière la tête des deux plus jeunes.
— Tarik, j'vais t'enclencher
— Essaie.
Nabil se contenta de le fusiller du regard sans répondre. Il savait très bien comment ça finirait. Le repas se déroula sans encombre, chacun profitant de ces moments en famille, devenus assez rares.
— Eh Tarik, tu viens avec nous ou pas, au fait ?
Il se retourna vers Yanis, affalé sur son téléphone.
— Où ça ?
— On fait un five avec des potes et certains des mecs. Nabil peut pas venir. Et toi ?
— Vas‑y, ouais. C'est pour quelle heure ?
— Début de soirée, t'inquiète.
**Quelques jours plus tard**
Putain, pourquoi il était allé jouer au foot déjà ? Son genou le faisait souffrir depuis le five, ce qui lui valait les moqueries incessantes de Yanis et Nabil, ravis de souligner qu'il avait désormais un corps de vieux.
— Alors papy, toujours mal ?
— Nabil, je te jure, je vais te faire manger le sol si tu continues.
— Faudrait déjà que tu puisses courir, ce serait pas mal.
— T'es sûr de toi, là ?
Sans attendre, Tarik se releva du canapé, faisant abstraction de la douleur. Il attrapa Nabil par le tee‑shirt alors que celui‑ci tentait de fuir et le balaya sans ménagement.
— Espèce d'enfoiré !
— C'est qui le vieux maintenant ?
— Vas‑y, tu sais pas rire toi aussi.
— Ah bizarre, quand t'es au sol, tu rigoles moins.
Nabil grogna en se relevant pendant que Tarik retournait s'affaler sur le canapé.
— Putain... ça me...
Son genou le lançait sévère. Ils pouvaient se vanner autant qu'ils voulaient, l'âge commençait réellement à se faire sentir. Nabil revint quelques minutes plus tard avec deux cafés qu'il posa sur la table basse.
— Sah, sinon... t'as toujours mal ?
— Ouais.
— Tu veux pas aller consulter ?
— Flemme. Tranquille, ça va passer.
— Mouais, fais gaffe quand même que ça s'aggrave pas.