Tarik Andrieu x Zeyna Zaïr
Elle ? Douce, souriante, discrète
Lui ? Sérieux, loyal, discret
Comment deux personne vont elles réussir à construire une relation tout en restant des inconnus aux yeux de leur proches
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Cela faisait plusieurs heures que j'avais commencé à travailler et, autant dire que j'avais passé ces plusieurs heures à courir de partout. Pas que l'hôpital soit un endroit calme habituellement, mais aujourd'hui était un jour qu'on pouvait qualifier de chargé.
J'avais passé ma nuit à courir d'un service à l'autre afin de remplir les différentes tâches qui m'étaient attribuées. Résultat des courses, il était deux heures du matin et je venais enfin de prendre ma pause après plus de quatre heures de service. Profitant d'un moment de calme, je me dirigeai vers l'une des sorties d'urgence souvent empruntées par les employés de l'hôpital. En effet, cette dernière donnait sur une cour derrière l'établissement qui permettait de profiter d'un moment de calme, loin du brouhaha des urgences et des bruits incessants des machines.
Cela faisait maintenant quelques années que je travaillais ici. J'avais sacrifié une partie de ma jeunesse à étudier pour obtenir mon diplôme de médecin. Dieu merci, j'avais la chance d'avoir pu compter sur une famille plus que soudée qui m'avait soutenue jusqu'à la fin. La sonnerie du téléphone de garde me fit revenir sur terre. Dans un soupir, je sortis ce dernier de ma poche et décrochai avant de l'approcher de mon oreille.
— Oui ?
— Ouais Zeyna, c'est Ambre. Tu pourrais me rejoindre en pédiatrie s'il te plaît ? J'ai besoin de toi.
— Ok, pas de problème, j'arrive
— Tu gères, merci.
Elle raccrocha sans me laisser le temps de répondre. Ambre était sûrement l'une des seules personnes avec qui j'avais sympathisé ici. Toujours de nature solitaire, je n'avais pas franchement tendance à aller vers les gens. Mais elle et moi avions été embauchées la même année, toutes deux fraîchement diplômées. Forcément, cela rapproche. Sans perdre de temps, je fis demi-tour, retournant dans la course qu'étaient les urgences, et ce jusqu'au matin.
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— Ouais, Ad !
Impossible de fumer tranquillement ici de toute manière. Je me retournai et vis Lucas qui sortait du bâtiment.
— Pourquoi tu cries encore, espèce de golmon, va.
— Eh, calma, y a juste Nabil qui t'attend en haut pour finaliser votre son. Il t'a dit de te bouger le fiac, askip il veut rentrer tôt.
— Tôt ? Mdrrr, il est déjà deux heures du mat, il veut surtout pouvoir rejoindre une meuf à mon avis.
— Ah ça, mon frère, c'est pas mes affaires.
— T'façon, trkl, j'arrive.
Je tirai une dernière fois sur la fin de ma cigarette avant de jeter mon mégot par terre et de l'écraser. Sans plus attendre, je rentrai dans l'immeuble où se trouvaient nos studios, suivi de Lucas. Putain, et dire qu'on avait galéré à arriver ici. Aujourd'hui, Dieu merci, tout l'argent qu'on gagnait était de l'argent propre. Plus de risque de se faire choper par les keufs ou de finir au chtar chaque jour. On pouvait dormir sur nos deux oreilles, profiter de notre famille et les faire kiffer, et ça, ça n'avait pas de prix.
J'étais toujours rempli de haine et doutais de la possibilité d'être totalement en paix un jour. J'avais trop trimé toute ma vie pour survivre, j'avais été traité comme de la merde alors que je demandais rien de plus que le reste des gens. De toute manière, aujourd'hui nous n'avions plus besoin de personne, bien au contraire, et je remerciais Dieu tous les jours de nous permettre de trouver un semblant de paix...