Chapitre 15 : Fatigue

104 8 0
                                        

Chapitre 15 : Fatigue

Alec rentra chez lui après son quart de 24 heures, complètement épuisé. Le trajet en voiture lui parut interminable, chaque minute passée sur la route amplifiant son besoin de sommeil. Lorsqu'il arriva enfin à la maison, il poussa un soupir de soulagement. La maison qu'il partageait encore avec sa mère lui apparut comme un refuge, un havre où il pouvait enfin se laisser aller.

Il entra discrètement pour ne pas la réveiller, sachant qu'elle avait aussi eu une longue journée. La maison était plongée dans le silence du petit matin, seuls les légers bruits de la nuit s'infiltrant à travers les murs. Alec monta rapidement dans sa chambre, se débarrassant de ses vêtements de travail en cours de route, ne pensant qu'à s'écrouler sur son lit.

Il s'effondra sur le matelas, chaque muscle de son corps protestant contre la fatigue accumulée. Ses yeux se fermèrent presque immédiatement, et il sombra dans un sommeil profond. Mais ce répit serait de courte durée. Il avait réglé son réveil pour neuf heures, sachant qu'il avait encore une journée chargée devant lui. Aujourd'hui, il devait commencer à déménager les affaires entreposées dans le garage de sa mère vers son nouvel appartement, et le camion devait arriver à 13 heures.

Le réveil sonna bien trop tôt à son goût, et Alec grogna en l'éteignant. Deux heures de sommeil ne suffisaient jamais, mais il n'avait pas le choix. Se levant péniblement, il enfila des vêtements confortables, prêt à affronter la montagne de cartons qui l'attendait dans le garage. Descendant les escaliers, il entendit les bruits familiers de sa mère dans la cuisine, ce qui lui arracha un sourire.

« Bonjour, maman, » dit-il en entrant dans la pièce, une légère lassitude dans la voix.

« Bonjour, mon grand, » répondit-elle avec un sourire chaleureux. « Tu as l'air épuisé. Tu es sûr que tu veux faire ça aujourd'hui ? »

Alec hocha la tête, attrapant la tasse de café qu'elle lui tendait. « Oui, je dois le faire aujourd'hui. Le camion arrive cet après-midi, alors autant s'y mettre tout de suite. »

Sa mère lui lança un regard compatissant, mais elle savait aussi qu'Alec avait raison. Il fallait bien qu'il déménage un jour ou l'autre. Après un rapide petit-déjeuner, ils se dirigèrent ensemble vers le garage. Alec ouvrit la porte avec une pointe d'appréhension, découvrant les nombreuses boîtes et cartons empilés jusqu'au plafond. Cela allait être une journée longue et fatigante, mais il était prêt à la traverser.

Vers midi et demi, le camion de déménagement arriva avec un peu d'avance. À la surprise d'Alec, cette avance lui parut presque comme une bénédiction. Il était content de pouvoir commencer plus tôt, ce qui signifiait qu'il pourrait aussi finir plus tôt. Quelques minutes plus tard, sa mère rentra du travail pour l'aider avec les cartons, son arrivée remplissant Alec d'une énergie nouvelle.

« Par où on commence ? » demanda-t-elle avec un sourire malicieux, prête à en découdre avec la pile de cartons.

« Je dirais qu'on commence par les plus lourds, » répondit Alec en plaisantant, bien que la perspective de soulever des objets lourds après un quart de 24 heures ne l'enchantait guère.

Ils se mirent au travail, transportant les cartons du garage jusqu'au camion. Les déménageurs étaient deux hommes costauds et sympathiques, qui mirent tout de suite Alec à l'aise avec leur attitude détendue et leurs blagues légères. Malgré la fatigue, Alec se surprit à rire avec eux, la camaraderie spontanée des déménageurs allégeant l'atmosphère.

Le camion fut rapidement rempli, et Alec ressentit un profond soulagement en voyant que la tâche la plus difficile était terminée. La satisfaction de voir le camion prêt à partir vers son nouvel appartement le réconforta, dissipant un peu de la tension qui l'habitait depuis des jours.

Don't get LostOù les histoires vivent. Découvrez maintenant