Chapitre 28 : Sauvé
Derek sentit son cœur se serrer. Il avait l'impression que chaque seconde s'écoulait dans une lente agonie, chaque souffle qu'il prenait empli de la terreur de le perdre. Il jeta un coup d'œil à Alec. Sa peau, habituellement claire, était recouverte de suie et tachée de sang. Son visage était masqué par son casque, mais Derek pouvait voir les éclats de blessure sur ses bras, les coupures profondes sur ses flancs.
Tiens bon, pensa-t-il avec désespoir. Ne me laisse pas maintenant. Pas toi. Pas encore.
Enfin, la pierre roula de côté avec un grondement lourd. Derek, Steve et Tom se laissèrent tomber en arrière, haletant de soulagement. La jambe d'Alec était libérée, mais le spectacle qui s'offrit à eux était loin d'être rassurant.
La barre de fer avait déchiré la chair et le muscle, creusant un trou béant dans la cuisse d'Alec. Au moment où ils l'avaient déplacé, le sang avait commencé à couler, rouge vif et impitoyable. Il se répandait sur le sol en une flaque sinistre, et chaque seconde qui passait semblait accélérer le flot.
« Merde, il perd trop de sang ! » s'écria Tom, la panique perçant dans sa voix. « Il va se vider ! »
Derek sentit le monde vaciller autour de lui. Le bruit des flammes, le crépitement des débris, tout devint un bourdonnement lointain. Son regard resta fixé sur Alec, sur son corps immobile et la rivière écarlate qui se répandait sous lui.
Non, non, non... Ses pensées tournaient en boucle. Il ne pouvait pas... il ne devait pas...
« Reste avec moi, Alec ! » murmura-t-il en se penchant sur lui. Ses mains, d'ordinaire si sûres, tremblaient violemment alors qu'il pressait les bords de la plaie, essayant d'arrêter le flux de sang. Mais rien ne semblait fonctionner. Il sentait le pouls d'Alec, faible et vacillant, battre sous ses doigts. Chaque battement, plus lent que le précédent, l'entraînait un peu plus loin dans l'ombre.
« Dépêchez-vous, » hurla Derek à Steve et Tom, ses mots déchirés par la panique pure. « On doit le sortir d'ici ! »
« On va le faire, » promit Steve, sa voix ferme malgré la peur. « Aide-moi à le soulever. On va le porter. »
Ils attrapèrent Alec sous les bras et par les jambes, le hissant aussi délicatement qu'ils le pouvaient. Mais à peine l'avaient-ils soulevé que la plaie dans la cuisse se mit à saigner encore plus fort. Derek sentit son estomac se nouer, une panique glacée envahissant chaque recoin de son être. Il entendait le sang s'écouler, un bruit sinistre qui lui donnait envie de hurler.
« On va le perdre, » murmura-t-il, la gorge nouée.
Mais il n'abandonna pas. Ensemble, ils se frayèrent un chemin à travers le dédale de gravats, évitant les débris brûlants et les pans de murs effondrés. Derek sentait le poids d'Alec sur ses épaules, un fardeau à la fois terrifiant et précieux. Chaque pas semblait s'étirer dans l'éternité, chaque respiration était un combat.
Enfin, ils parvinrent à l'extérieur. L'air frais de la nuit frappa Derek en pleine poitrine, mais il ne s'arrêta pas. Alec était toujours inconscient, ses paupières closes, sa respiration presque imperceptible.
« On a besoin d'aide ici ! » hurla Steve. Des ambulanciers se précipitèrent, les yeux écarquillés en voyant l'état d'Alec. Ils se jetèrent sur lui, leurs gestes précis et rapides alors qu'ils le posaient sur une civière.
Derek les suivit, chaque fibre de son être tendue comme un arc. Il écoutait, les sens en alerte, cherchant désespérément le son qui le rassurerait. Mais tout ce qu'il entendait, c'était le bruit de la radio des ambulanciers, les cris d'ordre, et le bruit de son propre cœur qui battait à tout rompre.
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Don't get Lost
FanfikceAlexander Martin, un pompier-professionnel de 20 ans, revient à Beacon Hills, après deux année passer à Los Angeles, pour protéger sa sœur Lydia, qui craint plus que tout les nombreux meurtres en ville. Alec, découvre l'existence des êtres surnature...
