Chapitre 48 : Parce qu'il était Alec.

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Chapitre 48 : Parce qu'il était Alec.

Les premiers rayons du soleil perçaient à travers les rideaux de la chambre, projetant une lueur douce et chaleureuse sur les murs. Alec ouvrit lentement les yeux, clignant plusieurs fois pour s'habituer à la lumière naissante. Son corps était encore engourdi par le sommeil, mais une sensation familière de douleur sourde émanait de sa jambe plâtrée, lui rappelant brutalement sa condition actuelle. Il tourna la tête et aperçut Derek, assis sur le rebord du lit, le regard perdu dans le vide.​

« Bonjour », murmura Alec, sa voix encore rauque de sommeil.

Derek sursauta légèrement, comme s'il avait été tiré de profondes pensées. Il se tourna vers Alec, un sourire tendre éclairant son visage habituellement impassible.​

« Bonjour, Alec. Bien dormi ? »

Alec hocha la tête, bien que la réalité soit plus nuancée. Les souvenirs de la veille, la dispute, la crise de panique, tout cela flottait encore dans son esprit, créant un mélange d'émotions contradictoires. Il savait que Derek avait agi par peur de le perdre, mais les mots échangés avaient laissé des cicatrices invisibles.​

Prenant une profonde inspiration, Alec décida de briser le silence pesant.​

« Derek, je... Je suis désolé pour hier soir. Je n'aurais pas dû m'emporter ainsi. »

Derek baissa les yeux, visiblement mal à l'aise.​

« Non, c'est moi qui suis désolé. J'ai agi sans réfléchir, par peur. Je ne veux pas te perdre, Alec. »

Un silence s'installa, lourd de non-dits et de regrets. Alec tendit la main et la posa sur celle de Derek, entrelaçant leurs doigts.​

« On doit apprendre à mieux communiquer, Derek. On est une équipe, non ? »

Derek releva les yeux, une lueur d'espoir brillant dans son regard.​

« Oui, une équipe. »

Les jours suivants furent empreints d'une nouvelle dynamique entre eux. Alec, malgré sa jambe plâtrée, refusait de rester inactif. Il insistait pour participer aux tâches ménagères, ce qui donnait lieu à des situations à la fois tendres et cocasses. Un matin, déterminé à préparer le petit-déjeuner, Alec s'était aventuré dans la cuisine, s'appuyant maladroitement sur les meubles pour se déplacer. Alors qu'il tentait de saisir une poêle, celle-ci lui échappa des mains, provoquant un vacarme assourdissant.​

Derek accourut, les yeux écarquillés par l'inquiétude.​

« Alec ! Qu'est-ce que tu fais ? »

Alec, les joues rouges de gêne, esquissa un sourire penaud.​

« Je voulais juste te préparer des œufs brouillés... »

Derek soupira, un mélange d'exaspération et d'affection dans la voix.​

« Tu es incorrigible. Allez, assieds-toi, je m'en occupe. »

Malgré les protestations d'Alec, Derek le guida doucement vers une chaise, veillant à ce qu'il ne se blesse pas davantage. Ces moments de complicité renforçaient leur lien, chaque geste, chaque regard témoignant de l'amour profond qu'ils se portaient.​

Un après-midi, alors qu'Alec était assis sur le canapé, un livre à la main, il sentit une présence familière s'approcher. Il leva les yeux et vit Isaac, hésitant sur le pas de la porte.​

« Salut, Alec. Je peux entrer ? »

Alec posa son livre et fit signe à Isaac de s'asseoir à côté de lui.​

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