Chapitre 49 : Victoria Argent
Inspiré, Stiles ferma les yeux, visualisa son objectif et avança, dispersant le reste de la poudre les yeux fermés. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il constata avec étonnement qu'il avait réussi à fermer parfaitement le cercle. Une lueur de fierté, presque irréelle, traversa son visage. Il regarda ses mains vides, puis le sol à ses pieds. Le cercle était complet. Il avait réussi. Contre toute attente, sans plus rien entre les doigts.
Stiles souffla fort, un peu tremblant sous l'effet de l'adrénaline et du stress retombé d'un coup. Puis, comme par réflexe, il se retourna vers Alec. Ce dernier n'était pas resté auprès de Derek comme prévu, il avait insisté, comme toujours, pour participer. Et s'il n'avait pas la vitesse ou la puissance d'un loup-garou, il possédait une lucidité tactique que peu d'entre eux avaient. Alec avait veillé à la sécurité de Stiles durant tout le périmètre, avançant en boitillant, le regard aux aguets, toujours entre deux inspirations profondes pour calmer les élancements de sa jambe.
« T'as réussi, Stiles », souffla Alec, un sourire en coin, pas tout à fait tranquille, mais sincèrement admiratif.
Le jeune Stilinski tourna les yeux vers lui, puis hocha la tête en silence, visiblement trop ému pour répondre immédiatement. Alec, lui, sentit un poids se détacher de ses épaules. Il s'était senti si inutile ces derniers jours, comme un pion blessé sur un échiquier où tous les autres bougeaient vite, frappaient fort, décidaient. Là, maintenant, il avait veillé sur son ami. Il avait contribué. Il n'était pas resté à l'arrière.
Un cri déchira l'air. Il venait de l'intérieur de l'entrepôt.
Sans réfléchir, Alec attrapa le bras de Stiles.
« On bouge. »
« Mais ta jambe— »
« Je m'en fous. Allez. »
Stiles regarda autour de lui. La foule s'était peu à peu dispersée dans un flou d'incompréhension, les jeunes quittant la piste de danse comme s'ils sortaient d'un rêve confus. Le silence qui planait à l'intérieur de l'entrepôt n'avait rien d'apaisant. Il était épais, comme chargé d'une tension électrostatique. Une sorte de préambule à l'horreur.
Alec était penché en avant, une main appuyée contre sa cuisse blessée, l'autre tenant son flanc avec raideur. Il soufflait fort mais gardait les yeux ouverts, le regard accroché aux moindres détails, au moindre mouvement suspect. Il suivit Stiles sans un mot alors que ce dernier se dirigeait vers une pièce à part, une porte sans fenêtre entrouverte d'où provenait un bourdonnement étrange, presque métallique.
À l'intérieur, Isaac se tenait dos au mur, la seringue vide à la main. Erica, elle, pressait un chiffon contre son flanc, là où une griffure semblait avoir entaillé profondément sa peau. Et au centre de la pièce, Jackson gisait sur le sol, immobile.
Du moins, c'est ce qu'ils croyaient.
Isaac, visiblement inquiet, s'approcha à pas mesurés. Il voulait tester les effets de la kétamine. Son regard cherchait un signe, n'importe lequel, un sursaut, un souffle. Il tendit la main et effleura les griffes encore sorties du Kanima.
En une fraction de seconde, le bras de Jackson se leva, vif et précis, saisissant brutalement le poignet d'Isaac. Un craquement sinistre accompagna le geste. Isaac hurla de douleur, ses doigts se crispant sur l'air, cherchant un appui qui n'existait pas.
« Isaac ! » cria Erica en se redressant.
Mais le plus effrayant n'était pas la réaction physique. C'était ce qui suivit.
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Don't get Lost
FanfictionAlexander Martin, un pompier-professionnel de 20 ans, revient à Beacon Hills, après deux année passer à Los Angeles, pour protéger sa sœur Lydia, qui craint plus que tout les nombreux meurtres en ville. Alec, découvre l'existence des êtres surnature...
