Chapitre 47 : Vingt-et-un...
La porte claqua derrière lui.
Alec savait que Derek était juste derrière. Il entendait déjà ses pas s'arrêter à quelques centimètres de la porte close, sentait presque sa présence, lourde, brûlante, pesante. Mais il s'en fichait.
Il n'avait pas la force d'affronter Derek une seconde de plus. Pas ce soir. Ses jambes tremblaient lorsqu'il fit un pas vers son lit.
Alec se traîna tant bien que mal jusqu'à son lit. Chaque mouvement lui demandait un effort immense, et il avait l'impression d'évoluer dans un brouillard épais. Il s'assit lentement, s'assurant que sa jambe plâtrée ne lui ferait pas trop mal, mais tout lui semblait irréel.
Il savait.
Il savait qu'une crise de panique allait surgir.
Les symptômes étaient là, implacables. Son souffle court, sa vision trouble, cette oppression qui lui comprimait la poitrine comme un étau. Il en avait déjà fait à New York. Avec son ex violent. Ou même lors de ses débuts en tant que pompier. Et il savait ce qui allait suivre. Mais ce n'était pas pour autant qu'il pouvait l'arrêter.
L'air manquait. Ses pensées tournaient en boucle, les phrases de Derek résonnant comme des coups de couteau dans son esprit.
« On est pas une démocratie. »
Son estomac se tordit douloureusement.
« Je refuse d'avoir ta mort sur la conscience. »
Il plaqua ses mains contre ses tempes, tentant de chasser ces phrases, mais elles revenaient encore plus fort, encore plus brutales.
« Tu ne comprends pas. »
« Te ramasser en morceaux. »
Sa vision se troubla.
« Démocratie. »
Alec suffoqua.
Sa gorge se serra à en devenir douloureuse. Ses mains tremblaient violemment. Il n'arrivait pas à respirer. Il ne pouvait plus respirer.
Derrière la porte, Derek sentit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il ne savait pas expliquer comment, mais il le savait. Peut-être était-ce l'instinct du loup. Peut-être était-ce autre chose. Mais il perçut tout de suite l'accélération chaotique du cœur d'Alec. Beaucoup trop rapide. Beaucoup trop irrégulier.
L'inquiétude se mua en panique.
Derek tambourina la porte.
« Alec ! Ouvre-moi ! »
Aucune réponse. Rien.
« Alec ! Bordel, ouvre cette foutue porte ! »
Toujours rien. Seul le bruit irrégulier d'une respiration erratique de l'autre côté.
Derek sentit son propre cœur cogner contre sa poitrine. Ce n'était pas normal.
Isaac apparut à côté de lui, affolé. Son loup l'avait alerté du changement soudain dans l'état d'Alec.
« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il, paniqué.
« Il ne répond pas ! » cracha Derek, continuant de frapper contre la porte.
Isaac ferma les yeux une seconde, tendit l'oreille. Puis il blêmit.
« Il fait une crise de panique. »
Derek s'immobilisa.
« Quoi ? »
« J'en ai déjà fait », expliqua Isaac rapidement. « C'est une crise de panique. Il est en train d'étouffer. »
VOUS LISEZ
Don't get Lost
FanfictionAlexander Martin, un pompier-professionnel de 20 ans, revient à Beacon Hills, après deux année passer à Los Angeles, pour protéger sa sœur Lydia, qui craint plus que tout les nombreux meurtres en ville. Alec, découvre l'existence des êtres surnature...
