Chapitre 42 : Doute
Derek souleva Alec dans ses bras avec une facilité déconcertante, malgré la tension qui crispait son visage. Alec, son visage enfoui contre le cou de Derek, ne put empêcher une chaleur gênante de lui monter aux joues. L'odeur familière et apaisante de Derek — un mélange de pin et de terre humide — le submergeait, mêlée à la tension de leur récent affrontement. Alec tenta de se redresser légèrement, mais la douleur lancinante dans sa jambe le força à se relâcher contre lui.
« Reste tranquille, Alec, » murmura Derek d'une voix ferme mais douce.
Stiles, qui observait la scène avec un mélange de curiosité et d'inquiétude, ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Derek lui coupa immédiatement la parole.
« Vous deux, rentrez chez vous, » ordonna-t-il en jetant un regard sévère à Stiles et Scott. « Et pas d'autres bêtises. »
Scott hésita, son regard passant d'Alec, blotti contre Derek, à son ami Stiles. « Derek, on peut t'aider, si tu veux. Je veux dire, c'est aussi notre faute qu'il soit blessé. »
« Non, » répliqua Derek d'un ton tranchant. « Vous avez déjà pris assez de risques pour ce soir. Allez. Chez vous. Maintenant. »
Stiles leva les mains en signe de reddition. « Très bien, très bien, chef de meute grincheux. Mais si tu as besoin d'un coup de main, appelle, d'accord ? »
Derek ignora le commentaire et s'éloigna vers sa Camaro, Alec toujours dans ses bras. Scott tapota l'épaule de Stiles et murmura : « Allez, rentrons. »
Une fois seul, Derek ouvrit la portière côté passager et installa délicatement Alec sur le siège, prenant soin de ne pas heurter sa jambe blessée. Alec grogna faiblement, fermant les yeux pour ne pas montrer combien il souffrait.
« Tu aurais pu me poser plus doucement, » marmonna Alec, sa voix teintée d'une légère irritation.
Derek, penché au-dessus de lui, haussa un sourcil. « Tu sais que je fais de mon mieux, non ? »
Alec détourna les yeux, préférant fixer le tableau de bord que de croiser le regard perçant de Derek.
Derek referma la portière, contourna la voiture et s'installa derrière le volant. Pendant quelques instants, le silence s'installa, uniquement troublé par le ronronnement du moteur. Alec sentit son cœur battre un peu plus vite alors que l'odeur de Derek restait encore accrochée à ses sens.
« Tu vas m'emmener où ? » demanda-t-il finalement, brisant la tension dans l'habitacle.
« Chez Deaton, » répondit Derek sans détour. « Il doit vérifier les griffures sur ton bras et s'assurer que ta jambe n'a pas subi de dégâts supplémentaires. »
Alec soupira, mais il ne protesta pas. Il savait que Derek avait raison, même si l'idée d'aller chez le vétérinaire en pleine nuit ne l'enchantait guère.
Arrivés chez Deaton, Derek sortit immédiatement de la voiture pour aider Alec à descendre. Ce dernier tenta de protester.
« Je peux marcher avec mes béquilles, Derek. Ce n'est pas la peine de me porter comme une princesse. »
« Tu vas me laisser t'aider, ou tu préfères qu'on reste ici toute la nuit à te voir souffrir d'orgueil ? » répliqua Derek, son ton sec mais pas dénué d'une certaine affection.
Alec roula des yeux, mais il finit par céder. Derek le souleva une fois de plus, et Alec sentit sa gêne revenir alors qu'il reposait à nouveau son visage contre le cou de son compagnon.
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Don't get Lost
Hayran KurguAlexander Martin, un pompier-professionnel de 20 ans, revient à Beacon Hills, après deux année passer à Los Angeles, pour protéger sa sœur Lydia, qui craint plus que tout les nombreux meurtres en ville. Alec, découvre l'existence des êtres surnature...
