Chapitre 16 : d'une bataille de coussin et du Colorado

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Baptiste :
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Ça doit déjà faire 30 minutes qu'on doit se lever... Mais c'est trop dur d'ouvrir les yeux. J'ai passé une nuit épouvantable. Abraham n'a fait que bouger, assez compliqué de dormir quand quelqu'un vous donne un coup de pied et des coups de poing... Mais je lui pardonne, on va dire.

Je regarde le réveil... 10 heures. On doit tous se rejoindre à l'aéroport à 13 heures. Ça nous fait 3 heures pour nous préparer. Oui, il faut qu'on se lève.

Je réveille Abraham gentiment d'un grand coup de coussin dans la figure et m'extirpe du lit. J'entends un gémissement sourd venant de lui. Il râle, c'est juste drôle. Vu la nuit déplorable qu'il a passé, je pense qu'il n'est pas vraiment motivé... Je descendis après avoir mis mon sweat-shirt dix fois trop grand pour moi et descendis.

Je dis bonjours à ma belle-mère.

— Abraham n'est pas levé ?
— Pas encore.
— On dirait toi...
— Non moi c'est la paresse, lui c'est ses cauchemars.
— Ha mince, ça va aller pour lui ?
— Je sais pas, je pense que oui.
— Bah ces vacances au coin du feu, autour de toute cette neige va lui faire du bien j'espère !
— J'en suis sûr ! Ton cadeau est pour un peu tout le monde !
— C'est vrai... Mais ne t'inquiète pas, le tien serra là quand tu reviendras.
— Ha parce que j'en ai un autre ?
— Bien sûr voyons...
— Merci !

J'embrassais ma belle-mère et remontai dans ma chambre.

Arrivé dans la pièce, je ne vis personne. Il doit être aux toilettes.

Je sens une main chaude me toucher l'épaule. Un geste doux, purifiant je dirais... Mais ce geste chaleureux ne dura pas très longtemps. Cette main me poussa brutalement sur mon lit, ce qui me fit tomber — en même temps, c'est le but —. Je me retournai vite et vis Abraham me sauter dessus avec un coussin dans la main. Il me bondit dessus, en me donnant des coups de coussins dans le visage, le ventre, les jambes, un peu partout quoi. J'attrapai rapidement un coussin pour me défendre et je me protégeai avec mes avants bras pour éviter toute douleur due au coussin ( les cours de boxe portaient leurs fruits. Même si Abraham sait bien se défendre aussi...). On se prenait pour des grand « coussins-boxeurs », Mike Tyson contre Mohamed Ali. Qui gagnerait ? Je ne sais pas vraiment...

10 minutes plus tard, on s'arrêta, par épuisement, tout transpirant.

— Ma petite vengeance personnelle est maintenant terminée, je peux allé déjeuner.
— Tu connais le chemin.

Il se retourna, j'en profitais pour lui balancer mon coussin sur la tête.

Je fis mon rire d'enfant immature. Lui, ne fis rien et resta immobile, sérieux.

Pendant un moment j'ai cru le vexer, ou je ne sais pas. Il me fait un peu peur là...C'était peut-être le coup en trop...

— Tu n'auras pas le dernier coup, Phills.

Ha... Il ne l'a pas pris mal. Mais il va quand même m'éclater !
« Phills »... Je déteste quand il m'appelle comme ça, et il le sait.

Il partit sans se retourner. On pourrait croire que l'on s'est disputé, mais non c'est juste un début de guerre.

Bon je vais commencer à préparer mes affaires.

Abraham remonta 20 minutes après.

— Bonjour jeune traitre.
— Bonsoir.
— Fais pas l 'fou.
— Je fais ce que je veux.
— Tu dis pas « bonsoir » à 12 heures.
— Et toi tu dis pas « 12 heures » tu dis « midi ».
— Calme toi. C'est moi qui fixe les règles.

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