La vie de Solen a été loin d'être facile et faut le dire que jusqu'à actuellement que j'en ai des frissons.
Pensée de Solen.
Année de 2004, année d'adolescence de Solen.
Durant ma période du lycée, je vivais avec mes quatre petites sœurs et ma mère. Ma mère a été seule à nous élever depuis la mort de mon père et avec ses propres moyens. J'avais à vrai dire en ce temps une vie banale, rien d'extraordinaire et je ne demandais pas non plus à avoir plus. En toute réalité, je ne me faisais pas réellement de soucis.
Mais un jour, ma mère est rentrée à la maison heureuse et le sourire aux lèvres en compagnie d'un homme. Elle nous l'avait présenté comme étant son futur mari et nous notre futur beau-père.
Au début tout se passait bien, j'étais contente pour elle et mes petites sœurs aussi. On la voyait sourire et s'épanouir avec un homme qui en apparence était l'homme parfait. Mais bizarrement elle a commencé à s'affaiblir de jour en jour, s'épuiser et tomber malade.
Nous n'avions pas compris ce qu'elle avait et même les médecins qui avaient des diagnostiques très flous. Ma mère a été dans l'obligation de cesser le travail et mon beau-père a dû donc prendre tout en charge le foyer.
Son attitude a changé en un éclair. L'homme parfait est devenu aigri, presque méchant avec ses quatre belles-filles. Il nous traitait comme de la merde et des bonnes.
Ma mère était tout le temps à l'hôpital et donc on ne la voyait presque pas. Je rentrais parfois le soir après le lycée en trouvant dans la maison des gens bizarres avec qui mon beau-père discutait dans le salon. On n'y avait plus le droit à l'accès, mais on pouvait parfois entendre ce qu'ils pouvaient se dire.
Année 2008
« Laissez-moi, quelques temps, la vieille crèvera et les petites seront à nous », disait mon beau-père dans le salon.
J'étais vraiment naïve, je n'avais pas compris à quoi il faisait allusion, mais le temps que je m'en rende compte maman était déjà décédée à l'hôpital. Ce monstre n'a prévenu personne des obsèques et son enterrement. Ma mère n'a même pas été enterrée avec dignité mais incinérée. Le pire de tout est que ce gros porc a jeté ses cendres dans les toilettes comme si sa vie était devenue insignifiante. Je lui ai hurlé dessus avec toute la rage que j'avais en moi.
« Pourquoi tu as fait ça ? Tu n'as pas dit qu'elle était ta femme, celle que tu aimais ? ».
Cet homme s'est juste contenté de me sourire en crachant sa fumée de cigarette sur mon visage. Je voulais partir et prendre mes petites sœurs mais il n'y avait aucun moyen, les centres, les aides nous recalaient et je ne comprenais réellement pas pourquoi. C'est comme si ils savaient déjà en avance qui on était.
Donc, je ne pouvais pas laisser mes sœurs dans la rue et je suis donc retournée dans cette maison qui au passage était celle de ma mère, celle qu'elle avait payé avec la sueur de son front. Ça a duré six mois, je m'en souviens bien, entre la fin de ma première et le début de ma terminal. Cet homme jouait le beau-père exemplaire et devant même les assistantes sociales. Lors de leurs passages, elles ne remarquaient rien d'anormal dans son comportement, mais je savais qu'il était mauvais. Il jouait juste un rôle celui du beau-père exemplaire.
Et ce jour...
C'était un soir, où il avait pris mes petites sœurs pour sortir, il savait que je ne le ferais pas vu que je devais réviser pour mes bacs blancs. C'est comme si il l'avait planifié. Je me suis retrouvée seule dans la maison qui est devenu mon pire cauchemar. La porte avait sonné et je me suis retrouvée seule face à des hommes qui avaient doublements mon âge ou le triple je dirais.
VOUS LISEZ
M'acceptes-tu ?
Ficción General~~48 Chapitres~~ L'acceptation de soi est devenue un bien gros mot dans notre époque actuelle. Cela est devenu une tendance ou une raison de vivre pour certains. Je me plaignais grandement à une époque de mon sort malheureux, sans avoir prémédité qu...
